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Pour Deloitte, reprise confirmée en 2011 avec une augmentation des RevPar se situant entre + 3 à +5%

Hôtellerie - vendredi 11 février 2011 08:42
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Deloitte communique aujourd'hui sa version de l’activité hôtelière en 2010 et précise les tendances pour l’ année 2011. D’après Philippe Gauguier et Olivier Petit " l’année 2011 sera la confirmation de la reprise constatée en 2010 " avec une augmentation du RevPar se situant entre +3 et +5%, identique à la hausse annoncée aux Etats-Unis de + 6% . Toutefois, si tous les indicateurs sont au vert, certains le sont plus que d ‘autres, la reprise étant liée au redémarrage de l’activité économique internationale. Par ailleurs, la hausse chez certains ne doit pas voiler la baisse chez les autres , et si Paris a le sourire, si Paca retrouve des couleurs, la province fait encore la moue, restant très en retrait de la capitale et la Côte d’Azur.



 

Pour Deloitte,   l’année 2010 s’est bien terminée et a  surtout réussi aux catégories haut de gamme,  grâce au retour de  la reprise de la clientèle internationale,   et à la stabilisation des marchés et des monnaies dans le monde.  Ainsi les catégories   4* plus et les 5*   ont des RevPar  HT qui progressent de + 5 à + 9% ,  notamment à Paris   qui enregistre + 11% de Revpar   et  sur la Cote d’Azur avec +7%.  Cette hausse  sur Paris, due surtout à l'augmentation des taux d'occupation, intervient malgré l’arrivée des «  nouveaux  hôtels asiatiques  dont l’ouverture  était crainte par les palaces  existants. Ils ont   su  créer un appel d’air  et provoquer  l’arrivée  de  nouvelles clientèles sans en prendre aux hôtels existants «  précisait  Philippe Gauguier. La province  en revanche, qui ne bénéficie pas  de l'attractivité de Paris, est restée  quasiment stable avec  un léger  1% d’augmentation ce qui   traduit  les disparités  entre territoires et entre agglomérations où divers paramètres  s'ajoutent comme la  qualité du  parc , l’ offre concurrentielle, et notamment  celle des résidences qui   lissent  la tendance,   même si l’activité est à la hausse sur certaines destinations.

Les hôtels 3 étoiles gagnent sur la distance

Les hôtels 3 étoiles semblent la catégorie ayant le mieux tiré profit de l’après crise grâce au  retour de la clientèle d ‘affaires  et de congrès . Ils ont enregistré  des TO en hausse,et, grâce à une offre  renouvelée et des prix moyens stables qui avaient très peu baissé, ils présentent une augmentation des Revpar  de +  5,0% .  Par ailleurs cette  évolution se  confirme également au cours de ces  5 dernières années.  Ainsi, entre 2006 et 2010, les RevPar pour cette catégorie présentent une augmentation de 10,1%,   signe  de l’amélioration constante de l’offre sur ce créneau.

Peu de marge de manoeuvre pour l'hôtellerie économique
En revanche, l’hôtellerie économique, très sensible à  l’ activité globale,  et dont la marge de manœuvre est très faible en termes de prix moyens , a peu varieé ses prix entre 2009 et 2010, qui oscillent  de + 2,2% et de +  1,6% en 2 étoiles. En raison des baisses d'activité , leurs taux d’occupation ont coonu la même tendance, et présentent des  RevPar quasiment plats, soit de  0,3% dans l’économique 0  et  1* et de + 0,8%   en 2 étoiles. 

 

Pas de rattrapage des Revpar avant la crise
En conclusion, le  retour de l’activité  en 2010 n’a pas permis , devait rappeler Deloitte, de rattraper les résultats  avant la crise. Ainsi, la comparaison avec une année moyenne comme 2006 choisie comme  référence en raison de ses similitudes avec l’année 2010, montre que les RevPAR des catégories  supérieures sont en baisse de 10% .

Des RevPar toujours en hausse mais qui diminuent avec les catégories 

Enfin en 2011 les RevPar  restent toujours avantageux pour les hôtels haut de gamme mais  la hausse des chiffres d'affaires  sera moins forte à mesure que l'on diminuera de catégorie. Ainsi, alors que  les 5*   vont enregistrer entre + 6 à +8% de RevPar ,  les hôtels  4* ,  qui restent très liés  par le tourisme d'affaires, et malgré l" Air Show qui se tiendra en juin,  auront des amplitudes moins fortes,  qui seront de + 5 à + 8%. Les hôtels 3* , en revanche, qui ont  bénéficié  de la reprise de l'investissement  pour se faire une santé, et de la consommation des ménages,  vont en revanche se heurter au repli de certaines clientèles européennes. Leur  chiffre d'affaires ne devrait donc logiquement augmenter que de 4 à 5%.  En revanche,  les hôtels  2* d'après Deloitte " vont subir  de plein fouet la conccurrence des produits alternatifs " . Leurs prix moyens ne pouvant augmenter,  la hausse de 1 à 3%  de leur chiffre d'affaires  sera due à la légère aumgmentation de leur taux d'occupation tout comme les hôtels économiques qui  " bien qu'  épargnés par la crise", mais ne pouvant augmenter leurs prix enregistreront une très faible hausse de 0,5 à 1,5%. 

 

Avec des prévisions mesurées, ( qui peuvent   toujours  être influencées  précise Deloitte , par des évènements géo politiques ) l'hôtellerie française semble avoir de belles perspectives pour 2011. Ce qui devrait lui permettre de planifier avec sérénité les rénovations à réaliser en fonction des nouvelles règlementations (sécurité incendie et accessibilité ) qui interviendront dès 2011.  

Evelyne de Bast