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Les Bergues–Four Seasons Hôtel, joyau du patrimoine genevois

Hôtellerie - vendredi 4 mars 2011 15:02
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Genève (SUISSE) Fort de ses 177 printemps, le plus ancien palace suisse est un véritable monument. Retour sur l’histoire d’un bâtiment qui réserve plus d’une surprise.



Les Bergues jouissent d'un emplacement exceptionnel sur les quais
Les Bergues jouissent d'un emplacement exceptionnel sur les quais

L’hôtel des Bergues est une véritable institution à Genève. Premier palace de la ville, il traverse les siècles avec succès. Les rénovations ont toujours été réalisées dans le respect des lieux. En 2005, d’importants travaux sont confiés à l’architecte d’intérieur Pierre-Yves Rochon. Cinq ans plus tard, en 2010, une nouvelle tranche est entreprise avec un agrandissement de 5 000 m2. De quoi permettre la création d’un spa de 1 000 m2, de 18 chambres et suites et le réaménagement de 21 chambres existantes, dont l’ouverture est prévue cette année. 

“Style épuré et dépouillé”

L’histoire de ce palace s’inscrit donc dans la continuité. Si ses heures de gloire ont marqué la ville, il fut pourtant construit à l’origine dans un quartier en réhabilitation. Car Genève n’a pas toujours été la place cosmopolite et sereine que l’on connaît. Jusqu’au premier quart du XIXe siècle, la rive droite, aujourd’hui si cotée, demeure un quartier de manufactures, abritant de malodorantes ‘indienneries’ (atelier de teinture).

Mais l’arrivée du premier bateau à vapeur en 1823 va changer les choses. La ville ne peut alors plus accepter la mauvaise image que donne le quartier. Les voyageurs arrivant par le lac découvrent les rues sordides entourant le débarcadère. Un plan de rénovation est donc lancé, et de nouveaux quais tracés. Pour accueillir cette clientèle touristique, il fallait un hôtel. En 1829, il est décidé de construire un hôtel simple, de style épuré et dépouillé (donc néoclassique), à cet emplacement. Il sera inauguré dix ans plus tard.

Dans le secret de la Société des Nations

À ce bel établissement, il fallait un nom. Les Genevois avaient l’habitude d’appeler l’endroit Clébergue, ou Bergues, du nom de Hans Kleberger, ancien propriétaire du terrain, un lettré, ami d’Erasme. Son fils Hans a vendu le site à la ville. Le célèbre pont, qui enjambe le Rhône, destiné à contribuer à l’essor de la ville, portera le même nom. Inauguré le 1er mai 1834, le plus grand hôtel de Suisse est destiné à abriter plusieurs magasins et café restaurant. Lors de l’installation de la Société des Nations, l’Hôtel des Bergues devient le siège de la délégation française. Aristide Briand y tient de nombreuses négociations. Les historiens estiment d’ailleurs que celles-ci ont eu une influence plus importante sur les relations internationales que les sessions officielles tenues au Palais des Nations. Bien plus qu’un simple hôtel, Les Bergues restent un palace dont les murs auraient sans doute bien des secrets d’État à livrer.

Fleur Tari