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Pour MKG, confirmation de la reprise en 2011

Hôtellerie - mercredi 26 janvier 2011 11:52
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Le bureau d’études MKG Hospitality a dévoilé les RevPar des hôtels français en 2010 : ils sont en hausse de 6,4 %. Ce chiffre devrait, selon eux, être encore dépassé en 2011, pour venir se placer entre 6,5 et 8,5%.



 Pour MKG, confirmation de la reprise en 2011

L’hôtellerie française s’est donc mieux tenue pendant la crise que ses petits amis européens, et a encore une fois montré sa solidité face aux enjeux de la mondialisation. Ainsi, après les baisses de 2008 et 2009 (–8,5% en 2009), les hôtels ont rapidement rebondi, et retrouvé des RevPar en nette hausse.

Une hôtellerie française résiliente en 2010

Pour Georges Panayotis, président de MKG, la résilience du parc hôtelier français tient à sa structure et à sa réactivité. “Comparons ce cycle avec celui de 1991-1993 : l’hôtellerie affichait des baisses de -9,9%, et la reprise surtout venue du monde britannique, alors que la France était à la traîne”. En 2010, les établissements français ont appris à réagir plus vite : “Les hôtels haut de gamme ont été les premiers à reprendre le chemin de la croissance, explique Vanguelis Panayotis, Chief Executive Officer de MKG. Ils ont tiré les leçons des crises antérieures, et tout d’abord appris à mixer leur clientèle, afin qu’elle ne soit plus, comme auparavant, essentiellement américaine, cela afin d’éviter l’effondrement survenu après les attentats du11 septembre. Par ailleurs, les prix moyens, qui avaient déjà connu des baisses moins spectaculaires qu’ailleurs en Europe, du fait de la structure du marché (les hôtels français ayant une clientèle plus individuelle), ont permis, par un effet mécanique, alors que les taux d’occupation remontaient, d’afficher des RevPar en hausse”. Pour MKG, cet effet de reprise a également été ressenti dans d’autres pays comme la Grande-Bretagne, qui affichait même + 10,4 % de RevPar cette année, mais a bénéficié des effets conjoints de la baisse de la TVA et de la dévaluation de la livre, ou, dans une moindre mesure, l’Allemagne, qui affichait + 8,1 % de RevPar, mais grâce à l’effet TVA.

Une identité française

Cette reprise rapide est en revanche perçue comme un phénomène nouveau, signe également d’une certaine autonomie du marché français. “Nous assistons à l’arrivée de cycles beaucoup plus courts, précise Georges Panayotis, puisque la dégradation s’est limitée à 2008 et 2009, et que 2010 marque déjà le retour à la croissance.” D’après MKG, c’est le faible nombre de chambres qui serait à l’origine de la bonne résistance de l’hôtellerie française. En contrepartie, la suppression des chambres dans l’hôtellerie indépendante, non compensée par l’intérêt des investisseurs, pose le problème de l’attractivité française. Une réflexion doit s’engager à ce propos de la part des pouvoirs publics, sachant que, comme le note Georges Panayotis, “la création d’une nouvelle offre est vitale car elle entraîne un surcroît de demande, et permet de redynamiser les territoires”.

La réalité française d’aujourd’hui est cependant complexe. Ainsi certaines villes, pour avoir voulu trop en faire, sont maintenant au bord de l’asphyxie. De la même façon, les réseaux de franchisés des grands groupes ont du mal à se développer.

De + 6,5 à + 8,5 % de RevPAR en 2011

L’année 2011 devrait pourtant permettre à l’ensemble du parc hôtelier français d’égaler les bons résultats de 2010, et ainsi d’enregistrer, sinon les chiffres records de 2007, des RevPar allant de + 6,5 % à + 8,5 % (+ 4,5 % à 6,5 % pour l’Europe). La réalité pourra cependant faire défaut à ces prévisions selon la conjoncture, peu prévisible, et politique tarifaire, aspect en partie déterminé par les hôtels eux-mêmes.

Évelyne de Bast