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Le HQE au service du confort au Best Western de Soissons

Hôtellerie - lundi 24 janvier 2011 16:40
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L’hôtel des Francs, à Soissons, fut le premier établissement présenté par Certivéa à la certification HQE. C’était en décembre 2009, et sa construction n’en était alors qu’à mi-parcours. Douze mois plus tard, l’hôtel a ouvert sous enseigne Best Western.



L’ouverture d’un 3 étoiles sur le plateau de Gouraud, sur les hauteurs de Soissons, dans une zone commerciale et de bureaux en pleine reconversion, pouvait sembler une étrange idée. Avec ses hôtels 1 et 2 étoiles, la ville, à une heure de train de Paris, traditionnellement rurale, semblait répondre à la demande locale, constituée de voyageurs de commerce. Mais une nouvelle génération de clients s’annonçait, industriels venus s’implanter dans les locaux flambant neufs laissés par l’armée, et rien n’était en place pour leur accueil. Ainsi Yves Dupont, industriel de la blanchisserie reconverti dans l’hôtellerie, a-t-il fait le pari que la ville bénéficiait d’un potentiel suffisant pour faire vivre un hôtel présentant le plus haut niveau de confort et de qualité de services. La réalité lui a donné raison puisque les 70 chambres de son hôtel étaient toutes occupées dès l’ouverture.

“Nous avons ouvert en octobre, et nos résultats actuels dépassent nos prévisions, confie Jean-Gérald Berthier, le jeune directeur. Avec un taux d’occupation moyen de 60 % chaque jour, nous servons au minimum 35 couverts par jour au restaurant”. Le projet, au départ, n’attirait pourtant pas les investisseurs. Aussi Yves Dupont saute-t-il le pas : “J’ai réalisé seul l’investissement de départ, soit 9 millions d’euros. Comme nous avions choisi une méthode expérimentale, répondant aux normes environnementales, nous avons obtenu 1 million de subvention entre l’Ademe et le conseil régional”. Pour la commercialisation de l’établissement, c’est l’enseigne Best Western qui a été choisie “pour son très bon rapport qualité/prix, son réseau à l’international, et enfin, précise Yves Dupont, parce que je ne souhaitais pas de franchise, voulant garder mon identité”.

Triple vitrage, panneaux photovoltaïques et domotique

Le choix de la démarche environnementale est l’un des éléments clés du projet. “La certification HQE va plus loin que les démarches ‘écolabels’. Ici, nous avons adopté une vision locale sur l’ensemble du projet : réduction du coût de transport pour le chantier, choix des matériaux, choix de l’énergie dans la construction.” Une étude thermique spécifique a été demandée par Certivéa, l’organisme certificateur. “Globalement, nous avons choisi un chauffage au gaz dans les chambres, et un chauffage double, au gaz et par soufflage d’air chaud, dans les espaces collectifs. Les chambres, sauf au dernier étage, sont équipées d’un système domotique qui nous permet de réguler le chauffage depuis la réception, à +/- 3 °C, souligne Cédric Hennion, directeur commercial et de l’hébergement de l’hôtel des Francs. Enfin, chaque façade présente un système d’isolation différent. Ainsi la façade sud est-elle plus densément équipée de pare-soleil que les autres, et ses murs moins isolés que la façade nord. La façade ouest dispose, elle, d’un store mobile intégré avec des fenêtres à triple vitrage, et est équipée de 313 m2 de panneaux photovoltaïques. Enfin, l’eau est partiellement chauffée par des ballons solaires qui, en période estivale, pourraient couvrir 70 % de la consommation des chambres.

Jeunesse des équipes et qualité de la restauration

Pour autant, ce ne sont pas ces seules vertus environnementales qui font venir les clients. L’hôtel dispose d’autres atouts auxquels les clients sont sensibles, comme la jeunesse de son équipe. “La moyenne d’âge des 27 personnes recrutées est de 25 ans, déclare Yves Dupont.”. La plupart sont originaires de Soissons : “une autre façon de penser local”, confie Jean-Gérald Berthier.

Mais s’il fallait ne citer qu’un point fort de l’hôtel, ce serait assurément son restaurant, le Relais des Vignes. Le chef, Nicolas Baudon, transfuge du Saint James & Albany, a su instaurer une qualité de cuisine indiscutable, en se fondant notamment sur une équipe en cuisine totalement dévouée. Produits excellents, cuissons justes, les plats s’enchaînent et le service est attentionné. Les prix sont modestes, avec deux menus le midi à 17 et 23 euros. La clientèle locale ne s’y trompe pas, et revient.

Espace, clarté et équipements haut de gamme

La prestation d’hébergement et de services, de haut standing, justifie les étoiles. Les chambres, de 18 à 40 m2, sont réparties en plusieurs gammes : standard, ‘executive’, deluxe ou familiale, à des prix allant de 98 à 155 euros. L’hôtel, dans sa conception, a privilégié l’espace et la clarté, avec des harmonies de couleurs entre le marron glacé, le chocolat et le gris Dior. La pierre de taille locale est omniprésente, jusque dans les couloirs, très larges, conçus pour le plus grand confort des clients ainsi que du personnel. Seule entorse à la démarche écolabel : huit chambres du dernier étage sont climatisées, de même que les salles de réunion avec wifi, écran intégré…

Aujourd’hui, l’hôtel des Francs a trouvé son positionnement. Des entreprises parisiennes envisagent déjà d’y organiser séminaires et réunions. Preuve qu’une nouvelle offre peut, quand elle est créative, susciter une nouvelle demande.

Évelyne de Bast