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Roussill'Hotels, la belle histoire de la famille Lormand

Hôtellerie - mardi 18 novembre 2008 12:47
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66 - Pyrénées Orientales La famille Lormand est propriétaire de 11 établissements, dont 9 sur le littoral, et exploite 350 chambres en catégorie 3 et 4 étoiles. Chambres auxquelles s’ajoutent les 300 appartements gérés en résidence de tourisme. Ce petit empire hôtelier occupe hors saison 250 emplois, et jusqu’à 450 en plein été. Les Lenormand sont également l’unique groupe hôtelier sur la côte du Roussillon à posséder un macaron Michelin.



Le développement du groupe date de 1980. A cette époque, Guy Lormand et son épouse avaient déjà repris l’hôtel des parents, le Lido à Argelès, et l’avait  totalement transformé pour le faire passer en catégorie 3 étoiles. C’était l’époque des prêts bonifiés à  5 %. Mais ce qui va marquer le développement du groupe, c’est la réalisation d’une résidence de tourisme à Saint-Cyprien. Dans les années 80, les résidences de tourisme sont encore peu nombreuses, ou entre les mains de grosses structures. Pour un indépendant, se lancer dans un tel projet semble un peu fou pour l’époque. Mais il aboutit à la construction d’une résidence de 32 appartements, accolée à un hôtel de 36 chambres en 2 étoiles. Le succès est immédiat, la même opération est ainsi renouvelée en 1990, avec la construction de l’hôtel de la Lagune à côté de la résidence du même nom. “Celui-ci était davantage positionné pour la clientèle d’affaires, déclare Guy Lormand, car j’ai toujours pensé qu’il fallait proposer des produits complémentaires, qui ne se font pas concurrence.” Pour autant, le groupe souhaite rester hôtelier avant tout. “Nous ne sommes pas des promoteurs immobiliers, les opérations de promotion qui ont accompagné la construction de certains hôtels ont uniquement aidé en partie à leur financement”, précise Guy Lormand.

Ce ne sera d’ailleurs pas la dernière prouesse de cet homme d’affaires infatigable. L’hôtel les Flamants Roses, un 4 étoiles de 63 chambres implanté à Canet, face à la mer et aux étangs, va être une autre preuve de sa détermination. Convaincu qu’il existe un marché pour une thalassothérapie nouvelle vague non médicalisée, Guy Lormand se bat et obtient à l’arraché, contre les recommandations de la ‘loi Littoral’ et le programme Natura 2000, une autorisation de construire. L’entrepreneur gagne et peut poursuivre son rêve avec la création d’un projet de thalassothérapie nouvelle génération (pour 11 millions d’investissement), avec piscine, massage et vue sur la mer, ouvert  toute l’année et qui devrait employer dans la région pas moins de 88 personnes.

Des valeurs basées sur le travail

Mais la plus belle prouesse de Guy Lormand, c’est encore sa famille. Tous les enfants, fils, filles et belles-filles, se retrouvent aujourd’hui à la tête ou à des postes-clés du groupe familial. L’aîné, Thibaut, a pris les rênes de la Lagune, un établissement saisonnier, totalement rénové en 1990 pour 1,7 million € de travaux. Positionné 4 étoiles, le seul sur la côte à proposer des forfaits ‘All Inclusive’ pour les familles. En saison, il sert au buffet jusqu’à 400 couverts par jour, pour un prix moyen d’environ 18 à 20 €. Sa femme, Corinne, titulaire d’un DESS de droit fiscal, est la directrice administrative du groupe. Son cadet, Etienne, a repris avec sa femme Pascale l’établissement familial le Lido, qu’il fait marcher à plein régime pendant la saison. Le benjamin, Xavier, est le patron des Flamants Roses et de la résidence. Avec son diplôme de l’école hôtelière de Glion, il gère également  la société de commercialisation et la centrale de réservation du groupe. Sa femme Alicia est responsable du spa et de la thalassothérapie, et sait comme personne conseiller sur les huiles essentielles, qu’elle propose également à la vente. Enfin, la sœur aînée des trois frères, Alix, n’est pas en reste. Titulaire d’un BTS de tourisme, elle est hôtesse de l’air à quart temps, et gère le reste du temps les deux hôtels 2 et 3 étoiles de Collioure.

Pour préserver l’harmonie dans la famille, Guy a créé une holding il y a 15 ans. Celle-ci possède des participations dans tous les établissements, parfois à 99 %, comme pour les Flamants Roses ou pour l’hôtel de Sète, ou une participation oscillant entre 30 et 37 % pour les autres. “Tous mes enfants sont indépendants car, à un moment donné, il faut savoir passer la main et laisser aux enfants leur liberté.” Une liberté qu’ils ont d’ailleurs acquise par eux-mêmes, en commençant par le plus bas de l’échelle. Aujourd’hui, chacun à la tête de leur SAS, les enfants Lormand sont manifestement ravis de faire partie de l’aventure familiale, basée sur le sens du respect et de la confiance réciproque. A la tête de la holding, Guy Lormand reste tout de même président du conseil de surveillance, mais a laissé les rênes à son fidèle collaborateur, Christian de Bon, président du directoire de la holding, “le vrai patron du groupe”, rappelle-t-il malicieusement.

Une diversification parfaitement maîtrisée 

Enfin, pour compléter l’offre hôtelière et diversifier ses activités, tout en réalisant des économies d’échelle, Guy Lormand a racheté récemment plusieurs sociétés, toutes liées à l’activité première du groupe. La première diversification a été la création de la société Roussill’Hotels SA, dont la marque a été déposée en 82/83. Elle s’occupe principalement de tous les aménagements intérieurs, de la décoration et de certains aspects de la construction. En tant que société-mère, elle reçoit les cotisations de tous les hôtels, à raison de 2 000 € par hôtel “pour gérer les activités et refaire les aménagements nécessaires.” Depuis peu, Guy Lormand a créé un Gie Horero auquel participent tous les hôtels, et qui gère l’ensemble du personnel tout en effectuant la commercialisation du groupe.

Le groupe Lormand vient également de racheter la lingerie BHR, “nécessaire pour gérer les 15 tonnes de linge du groupe” ; une société immobilière Tagerim 66 “pour gérer les appartements” ; et enfin une société d’édition et de communication Ici.com, “l’occasion de faire passer nos messages quand nous le voulons et tel que nous le voulons.” Un développement continu et maîtrisé que Guy Lormand explique simplement. “Je suis toujours parti du principe que, dans l’hôtellerie, il faut du volume. Cela permet de faire du chiffre d’affaires et de fidéliser le personnel.” Quant à utiliser une franchise, “certainement pas. Nous avons toujours voulu rester indépendant. De plus, le coût d’une franchise est beaucoup plus élevé que celui de nos cotisations d’adhérents à nos réseaux de chaînes volontaires. En effet, comme nous sommes des hôtels avec de petites capacités, les montants ne sont jamais élevés”, déclare Xavier Lormand.

C’est sur cette réflexion que le groupe Lormand se lance aujourd’hui de nouveaux défis : développer la marque Rousill’Hotels, tout en augmentant le réseau, “par acquisition de structures de grande capacité”, précise Xavier Lormand. Un nouveau challenge, à l’image de celui que se sont fixé les deux frères Thibaut et Etienne : tous deux vont s’engager cette année dans le Rallye Paris Dakar pour la première fois. Mais chez les Lormand, se lancer des défis a toujours été la règle.

Évelyne de Bast

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