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Quel avenir pour le comptoir à l'heure du coronavirus ?

Gestion et marketing - mercredi 16 décembre 2020 10:14
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Depuis le début de la crise sanitaire, les comptoirs sont interdits d'accès à la clientèle. Est-ce le début de la fin de leur existence dans les bars et brasseries ? Peuvent-ils servir à autre chose qu'à la seule consommation ? Éléments de réponses avec Bernard Boutboul, président du cabinet Gira.




La crise sanitaire remet en question le rôle du comptoir.
© DR
La crise sanitaire remet en question le rôle du comptoir.

Fini le café-croissant du matin au comptoir. Fini aussi le jambon-beurre ou le plat du jour servi à même le zinc, au déjeuner. Car impossible de rester debout, sans masque, dans un bar ou une brasserie à l’heure du Covid-19 : protocole sanitaire oblige. Est-ce pour autant la fin du comptoir ?

“Cela va être compliqué, en effet, de le réintégrer avec la même fonction qu’il avait auparavant”, reconnaît Bernard Boutboul. Le fondateur et président du cabinet Gira nuance toutefois son propos en posant cette question : “Avant la crise sanitaire, consommait-on encore beaucoup au comptoir ? Aujourd’hui, les clients aiment s’installer, s’asseoir, pour bavarder ou travailler sur leur ordinateur…”  Le Covid-19 ne ferait donc qu’accélérer la mutation d’un espace du bar, destiné à évoluer de toute façon au regard des nouveaux comportements des consommateurs : faute de place, on ne pose pas sa tablette ou son ordinateur portable sur un comptoir…

Mais alors que faire de ce comptoir lorsque les bars, brasseries, restaurant vont pouvoir rouvrir leurs portes ? Pour Bernard Boutboul, il doit conserver sa fonction d’envoi des plats et boissons. Mais il peut aussi servir à “montrer un plat du jour ou des desserts, pour aiguiser l’appétit des clients et, ainsi, faire grimper le chiffre d’affaires.” Le comptoir pourrait donc se faire présentoir. Pour le patron du cabinet Gira, ce serait une aide précieuse à la vente pour le personnel en salle : “Quand on voit un plat, il est presque déjà vendu !” En outre, toujours selon Bernard Boutboul, “un comptoir vide, c’est trop triste. Alors que s’il devient présentoir, il remet un peu de fête et de convivialité dans un établissement.”

 

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Anne Eveillard
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