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7 pistes pour repenser son offre en restauration

Gestion et marketing - jeudi 25 juin 2020 11:46
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Paris (75) Carte courte, respect de la saisonnalité, retour du plat du jour ou vente à emporter… : Bernard Boutboul, président de Gira, détaille les pistes à explorer pour donner un nouveau souffle à un restaurant.




Un modèle d'amplitude horaire : le Grand Café des Capucines, à Paris (IXe), ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
© Leny Guetta
Un modèle d'amplitude horaire : le Grand Café des Capucines, à Paris (IXe), ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.


Au lendemain de l’épisode du Covid-19, les concepts de restauration doivent évoluer pour s’adapter aux attentes des clients tout en respectant les consignes sanitaires. Bernard Boutboul, fondateur et président du cabinet Gira, identifie sept pistes qui peuvent être des amorces pour repositionner un restaurant dans cette sortie de confinement.

1 • Miser sur des cartes courtes, que l’on change plus souvent, “afin de créer une dynamique des produits proposés et ne  rien figer pendant des mois”.

2 • Axer sur “davantage de saisonnalité” sur cette même carte, “car les consommateurs sont sensibles au retour des produits de saison, gage de qualité et de fraîcheur dans l’assiette”.

3 • Développer une gamme à partager.

4 • Rendre à l’expression ‘plat du jour’ tout son sens. Bernard Boutboul incite à proposer un plat différent chaque jour, pour sortir de la monotonie et fidéliser plus facilement.

5 • Augmenter l’amplitude horaires des restaurants. “En France, celle-ci est encore trop étroite. Fermer une cuisine à 14 heures, c’est un peu tôt, surtout dans des villes touristiques. Par conséquent, il faut travailler sur d’autres moments de consommation, à l’instar du petit déjeuner, de l’heure du thé ou celle du goûter.”

6 • Ne pas négliger la vente à emporter, qui s’est développée dans les restaurants traditionnels durant le confinement. Au contraire, “car il n’y a rien de péjoratif dans ce concept, qui n’est pas réservé à la restauration rapide”, souligne Bernard Boutboul. En outre, “la vente à emporter ne retire pas de chiffre d’affaires dans ce qui est consommé sur place. C’est une offre complémentaire, une vente supplémentaire et donc du chiffre d’affaires en plus. Avec une marge importante, car sans frais de personnel de salle.” Reste à savoir comment s’organiser pour gérer à la fois une salle et de la vente à emporter.

7 • Réflechir à mettre en place un service de livraison, “certes à marge dégradée”, mais cet investissement est à mettre en balance avec le chiffre d’affaires généré par le take away.  

 

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Anne Eveillard
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