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Retour d'expérience : ils ont repris les rênes de leur société

Gestion et marketing - lundi 30 juillet 2018 16:05
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Paris (75) Ils étaient salariés, ils sont désormais gérants ou patrons. Quelles ont été leurs motivations ? Comment ont-ils manoeuvré ? Avec quels fonds se sont-ils lancés dans l'aventure ? Ils racontent leur arrivée au "pouvoir".



"J'ai débuté comme livreur." C'était le premier poste de Mickaël Vaz Sanches au Speed Burger de Limoges (Haute-Vienne), alors qu'il était encore étudiant en droit. Très vite, il se fait remarquer. Il passe en cuisine, puis au standard, et transforme ses 10 heures hebdomadaires en contrat de 20 heures. Il continue de grimper dans la hiérarchie de l'enseigne jusqu'à se hisser au poste d'équipier polyvalent. Là, il arrête ses études pour rejoindre à temps plein le restaurant limougeaud. Choix judicieux, car quelques temps après, un nouveau Speed Burger ouvre à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), où il est recruté comme manager. Six ans plus tard, le franchisé lui propose de racheter le magasin : Mickaël Vaz Sanches accepte. C'était en mars 2018. "J'étais en compétition avec d'autres salariés et c'est mon expérience de directeur de centre de loisirs, quand je n'avais même pas encore mon bac, qui a fait la différence. Car, du coup, j'avais déjà été confronté à la gestion d'un budget", raconte le 'jeune' franchisé. Ce qu'en ont pensé ses collègues ? "Il n'y a eu aucune animosité. Cela fait près de sept ans que je travaille avec eux, on se connaît. En outre, j'ai expliqué qu'en cas de désaccord avec mon mode de fonctionnement, chacun était libre de déclencher une rupture conventionnelle. J'étais même prêt à signer des lettres de recommandation. Au final, personne n'est parti.

""Les franchisés de balladins ont soutenu notre candidature

Même fidélité et même engouement du côté des salariés de l'enseigne balladins. En juin dernier, à l'issue de plusieurs mois de négociation, David Morel et Fabrice Beyer ont repris leur entreprise. Tous deux anciens cadres de la société, ils occupent désormais respectivement les postes de président, développement & franchise, et directeur commercial & marketing, associé. "Quand on a su en 2017 que l'enseigne était à vendre, on voulait la reprendre et on l'a fait savoir à notre président", se souvient David Morel. Avec un plan d'action sans faille, même face à six autres candidats en lice : "Les banques voulaient vendre vite, détaille David Morel. Nous étions ceux qui alliont racheter tout de suite. Et pour cause : les franchisés de balladins ont soutenu notre candidature. Si un autre repreneur était choisi, ils étaient prêts à quitter balladins dès la fin de leur contrat de franchise. Or, en 2019, beaucoup de ces contrats arrivaient à leur terme…" Des franchisés motivés et des banquiers conquis par le projet du tandem Morel-Beyer. Les deux associés veulent redorer le blason de balladins et "en refaire une marque forte". Pour cela ils souhaitent développer le réseau par le biais de la franchise et avec une licence de marque (by balladins), en France, puis à l'international. "Notre objectif : 6 nouveaux franchisés et 8 nouveaux hôtels sous licence de marque par an", confie Fabrice Beyer. Le tout en incitant chaque hôtelier "à monter en gamme son établissement". David Morel parle d'aller "jusqu'au 3 étoiles +, notamment dans les centres- villes". 

"J'ai fait un crédit directement auprès du vendeur" 

Du côté des finances, le duo Morel-Beyer a trouvé 7 investisseurs, "avec des capitaux français", en l'espace de trois mois. "Ils nous donnent carte blanche pour agir, car aucun ne vient du secteur de l'hôtellerie", souligne David Morel qui reste, avec son associé, actionnaire majoritaire avec 52 % des parts. 

"Je n'ai pas eu besoin de passer par une banque, explique, quant à lui, Mickaël Vaz Sanches. J'ai fait un crédit directement auprès du vendeur, avec une mensualité calculée sur trois ans, doublé d'une rupture conventionnelle, ce qui m'a permis de faire valoir mes droits auprès de Pôle emploi. Mes indemnités m'aident ainsi à couvrir les mensualités." Il insiste aussi sur "le rôle déterminant" joué par l'animateur réseau de Speed Burger, qui l'a accompagné durant la phase de négociation et de reprise. Aujourd'hui, Mickaël Vaz Sanches se projette déjà dans "l'après". Il vise une gérance plus grande, "dans une ville comme La Rochelle (Charente Maritime)". Il a même déjà pensé à la reprise de sa franchise de Brive-la-Gaillarde : "J'ai un profil proche du mien dans mon équipe. Comme moi dix ans en arrière, il était inscrit aux Restos du coeur. Comme moi, à force de travail et d'un peu de chance, il peut y arriver."


Anne Eveillard
Journal & Magazine
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