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Luc Chatel prône le dialogue avec les hôteliers et les restaurateurs

Formation - Écoles - vendredi 2 septembre 2011 17:23
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Paris (75) Le ministre de l'Éducation nationale s'intéresse de près à la formation des futurs professionnels de l'hôtellerie-restauration. Luc Chatel est d'ailleurs en train de mettre en place un accord-cadre regroupant tous les représentants du secteur, afin d'instaurer un "dialogue permanent" avec eux.



'L'hôtellerie-restauration est parmi les premiers employeurs de jeunes : la part des jeunes de moins de 25 ans y est deux fois supérieure à celle de l'ensemble des secteurs de l'économie', rappelle Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale.
'L'hôtellerie-restauration est parmi les premiers employeurs de jeunes : la part des jeunes de moins de 25 ans y est deux fois supérieure à celle de l'ensemble des secteurs de l'économie', rappelle Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale.

Le secteur de l'hôtellerie-restauration est en pleine mutation ; pensez-vous que l'enseignement en école hôtelière doit évoluer, lui aussi ?
Luc Chatel : Les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration bénéficient d'une réputation d'excellence qui dépasse largement les frontières de notre pays. Cette notoriété repose notamment sur la qualité des professionnels, qui exercent très souvent avec passion des métiers alliant haut degré de technicité et capacité d'innovation. Et ce, dans une large palette d'établissements, où se côtoient des restaurateurs indépendants et des grandes chaînes hôtelières ou de restauration collective.

Ce secteur souffre cependant d'un déficit d'image auprès des jeunes et des familles. Conscients que cette excellence professionnelle se construit et se perpétue grâce aux formations performantes qu'assurent les écoles hôtelières et les lycées, nous avons décidé avec les représentants des professions de l'hôtellerie et de la restauration de contribuer à l'élévation des niveaux de qualification au sein de ces professions : cette synergie est l'assurance d'un gain en qualité.

Vers quelles pistes doit s'orienter cet enseignement ?
En tant que secrétaire d'État au Tourisme, j'avais déjà eu l'occasion de souligner que cette recherche de qualité constituait une priorité à laquelle nous devions répondre en travaillant à une formation attentive aux besoins des jeunes et des entreprises. Ainsi, la généralisation des cursus conduisant au baccalauréat professionnel en trois ans à l'issue de la classe de troisième, le développement des formations préparant aux diplômes de niveau IV ou encore le maintien et le renforcement du CAP comme diplôme de première qualification constituent-ils les premières réponses à notre souci de préparer les professionnels de haut niveau que les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration demandent aujourd'hui, et qu'ils rechercheront plus encore demain.

Le secteur de l'hôtellerie-restauration embauche et les jeunes y ont la certitude d'y progresser assez rapidement. Ces atouts font-il de la formation aux métiers de l'hôtellerie-restauration, un domaine  que le ministère de l'Education nationale observe d'un peu plus près que les autres?

L'hôtellerie-restauration figure parmi les premiers employeurs de jeunes : la part des jeunes de moins de 25 ans y est deux fois supérieure à celle de l'ensemble des secteurs de l'économie. En fait, les relations entre l'éducation nationale et les acteurs de l'hôtellerie-restauration ne datent pas d'hier. Plusieurs accords de coopération en témoignent, que ce soit le plus ancien, signé avec le groupe Accor en 1999, avec le Syndicat national de la restauration collective (SNRC), avec Sodexo ou encore avec Flunch, et je puis vous assurer que de nombreuses actions sont conduites en académies.

Ces accords sont généralement signés avec une fédération, un organisme professionnel voire une entreprise. Mais nous avons voulu aller plus loin : afin d'instaurer un dialogue permanent entre mon ministère et l'ensemble des professionnels du secteur, nous travaillons actuellement à un accord-cadre regroupant, pour la première fois, tous les représentants des professions de l'hôtellerie et de la restauration.
Ainsi, l'ensemble des représentants des professionnels de l'hôtellerie-restauration ont été invités à s'inscrire dans une démarche partenariale, gage d'une relation durable et solide entre l'Éducation nationale et ce secteur professionnel. Et ce, sur des questions qui touchent à la valorisation des métiers auprès des jeunes, à l'offre de formation, aux périodes de formation en entreprise ou encore à la participation des professionnels à la construction des diplômes et aux jurys d'examen.
Propos recueillis par Anne Eveillard