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Paris: les hôteliers en forte concurrence sur le segment corporate

Fonds de commerce - mercredi 10 février 2010 17:03
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Paris (75) Après une mauvaise année 2009, 2010 s’annonce plutôt atone pour les hôteliers parisiens. Parmi les difficultés rencontrées : les réservations à la dernière minute et une politique de Yield management difficile à manier. (Jean-Yves Proust, directeur du cabinet Headlight Consulting avec Tiphaine Beausseron)






Quelle est la catégorie dominante au sein du parc hôtelier parisien ?
Les 3 étoiles dominent avec une capacité d’accueil de plus de 2700 chambres soit 35% de l’offre globale en terme de capacité d’accueil. Les 4 étoiles et 4 étoiles luxe représentent 27% de la capacité d’accueil de l’hôtellerie parisienne et 70% de la capacité d’accueil en hôtellerie haut de gamme sur l’Ile de France.

Pensez-vous que le nouveau classement hôtelier ait une influence sur cette répartition dans les années à venir ?
Il est certain que, dans les mois à venir, et au sein des quartiers les plus huppés,  les établissements 3 étoiles vont avoir tendance à se moderniser et à viser le classement 4 étoiles. De même, les hôtels 4 étoiles vont s’appuyer sur les nouvelles normes de classement pour demander un classement 5 étoiles.

Dans quel arrondissement la concentration d’hôtel est-elle la plus forte ?
C’est dans le 9ème arrondissement que se situe le plus grand nombre d’hôtels avec 179 établissements. Le 8ème (139) et le 10ème arrondissement (119) lui succède. Quant aux secteurs les plus démunis, on retiendra le 19ème et 20ème (17 hôtels chacun) ou encore le 3ème (25 hôtels). 

Quelle est la répartition chaîne/indépendants ?
L’hôtellerie indépendante est majoritaire à Paris. Elle représente 60% de la capacité d’accueil mais la proportion est inversée sur la région Ile de France (Paris inclus) où les indépendants sont minoritaires et représentent 43,8% de la capacité d’accueil de l’offre hôtelière régionale. 

Quels ont été les effets de la crise sur l’hôtellerie parisienne ?
Après une année exceptionnelle en 2008, 2009 a vu une baisse d’activité indéniable dans l’ensemble des hôtels parisiens de l’ordre de 9 à 15% en terme de chiffre d’affaires selon les quartiers et selon les différentes catégories. Certains hôtels, situés dans les zones touristiques classiques (Champs-Elysées, Opéra-Grands Boulevards ou encore le quartier Tour Eiffel – Trocadéro), ont toutefois réussi à tirer leur épingle du jeu avec des TO autour de 80%. 

Comment s’annonce l’année 2010 ?
La situation ne semble pas s’améliorer en 2010. Les premières tendances quelque soit la catégorie montrent un marché assez atone. 2010 démarre mal, les réservations à la dernière minute deviennent la règle. L’internaute sait parfaitement que face à un marché plus difficile, il a tout intérêt à réserver au dernier moment pour bénéficier d’offres promotionnelles significatives.
Les budgets formation-séminaires des entreprises ont été en partie gelés en 2009 et les hôteliers sont donc en situation de forte concurrence sur le segment corporate. Comme nous l’indique Mr Sébastien Thomas, directeur du groupe Frontenac (comptant quatre hôtels 4 étoiles) « la durée moyenne de séjour de la clientèle corporate est passée de 2 nuits à 1,5 nuits et la bataille pour capter la clientèle touristique se joue tous les jours sur Internet ».
La politique de yield est par ailleurs délicate. Chaque hôtelier a besoin de garder une clientèle corporate indispensable à sa rentabilité (et qui représente entre 45 et 55% du chiffre d’affaires selon les établissements) mais cette dernière met aujourd’hui une énorme pression sur les prix. La marge est donc étroite pour sauvegarder son RevPar. Il faut en effet générer le chiffre d’affaires nécessaire à la couverture des charges fixes en étant réactif sur tous les outils de vente Internet tout en évitant « d’être grillé » auprès de ses clients habituels en raison de prix cassés de façon ponctuelle.

La crise est-elle ressentie de la même façon par les résidences hôtelières ?
Le concept de résidence affaires, Appart’hôtel semble avoir mieux résisté à la crise. Ce concept privilégie les moyens et long séjours et répond à une demande réelle du marché affaires (70% de leur clientèle). 

L’obligation de mises aux normes de sécurité affecte t’elle de façon importante les hôteliers parisiens ?
Depuis la publication des textes de lois concernant les normes de sécurité incendie, la plupart des hôtels ont été contrôlés. Des compensations ont été obtenues parfois et chaque hôtelier effectue les travaux nécessaires à son rythme. Très peu d’hôteliers sont menacés aujourd’hui. Ceux qui ne pouvaient pas réaliser les travaux de mise aux normes ont préféré vendre leurs hôtels et ceux-ci ont changé de destination. 200 à 250 hôtels auraient aujourd’hui encore un avis défavorable. Autre enjeu pour 2015 au plus tard : les normes portant sur l’accueil des handicapés. Face à des textes de loi très exigeants, bon nombre d’établissements auront une véritable difficulté à répondre à ces normes sans d’importantes dérogations. 
Tiphaine Beausseron


Nb d’hôtels parisiens en 2009 : 1476

Nb de Chambres en 2009 : 78 244

 

75

Part

Total IDF

Part Paris dans IDF

0*

3 030

4%

16 519

18%

1*

3 096

4%

6 444

48%

2*

23 325

30%

48 156

48%

3*

27 732

35%

47 491

58%

4* - 4*L

21 061

27%

29 920

70%

Total

78 244

 

148 530

148 530

 

 

 

répartition en nb de chambres 2009

Chaînes

Indépendants

PARIS

40,3%

59,7%

IDF

56,2

43,8

 
Headlight Consulting
11, Rue de Courtalin Bât A
77700 Magny-Le-Hongre
www.headlight.fr
Tél. : 01 60 42 71 71

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