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Une journée avec Jérémy Capmas, groom au Meurice

Emploi - vendredi 11 décembre 2015 09:57
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75 - Paris Accueillir, orienter et informer la clientèle à la porte de l'hôtel est son quotidien. Le jeune homme de 28 ans est aussi le messager du concierge, à qui l'on confie toutes sortes de tâches variées.




• 6 h 40 : Face au Jardin des Tuileries, entre la place de la Concorde et le musée du Louvre, se niche Le Meurice. Cet hôtel de luxe de la Dorchester Collection existe depuis 1835. D'Honoré de Balzac à Pablo Picasso, en passant par Dali et Coco Chanel, de nombreux artistes y ont laissé leurs empreintes. Un passé qui a sans doute séduit Jérémy Capmas. Ce jeune homme de 28 ans a pris ses fonctions de groom il y a près de deux ans. Chaque matin, il prend soin d'arriver avant son heure de prise de poste, pour se changer et saluer ses collègues de la conciergerie avec qui il travaille en binôme.


• 6 h 55 : Vêtu d'un impeccable costume noir et d'un chapeau caractéristique des grooms, l'employé de hall commence par récupérer la livraison de journaux du jour. Il les plie délicatement dans un sac prévu à cet effet. Sa liste en poche, il file ensuite dans les étages, pour les déposer discrètement sur les poignées de porte des clients.


• 7 h 30 : Véritable bras droit du concierge, Jérémy Capmas réalise toutes sortes de tâches. "Nous sommes en quelque sorte leurs bras et leurs jambes." Il file déposer une robe de soirée au pressing de la rue adjacente. Achat de bouquets de fleurs, de recharges de téléphones, de cigarettes, retrait de vêtements chez un grand couturier… Au Meurice, il a la chance d'avoir un rôle étoffé : "Nous faisons souvent office de chasseur", explique t-il, se disant chanceux de cette polyvalence. Pour cela, il a su tisser, au fil du temps, des liens étroits et amicaux avec les commerçants du quartier. "Le relationnel est une de nos qualités premières." Le sens de l'initiative et la débrouillardise suivent de près.


• 9h30 : Posté à l'accueil du lobby, c'est l'heure du rush. Les arrivées et les départs de clients se succèdent. À chaque fois qu'une personne passe le tourniquet, Jérémy Capmas salue d'un hochement de tête et aiguille le client. Le desk, la conciergerie, le salon de coiffure de Christophe Robin, le bar, le restaurant, les chambres : le groom indique régulièrement leur route aux clients désorientés. "Outre les voituriers, c'est à nous que les clients ont à faire en premier dans l'établissement. Nous sommes donc des ambassadeurs, et à ce titre, nous devons avoir une tenue irréprochable et donner une belle image de marque du Meurice."


• 11 h 20 : Toujours prêt à donner un coup de main, Jérémy Capmas n'hésite jamais à porter assistance au voiturier ou au bagagiste.


• 13 heures : Confirmation de réservation d'un restaurant, paquets à monter en chambre… Les moments d'accalmie permettent au jeune homme d'épauler la conciergerie en faisant passer une multitude de messages aux clients dans les chambres.


• 14 h 20 : Alors que la journée du groom touche à sa fin, Jérémy Capmas prépare à la hâte une note pour effectuer son passage de consignes dans les règles de l'art. Sur le pas de la porte, il confie que cet hiver, il devrait passer chasseur. "Groom, c'était une belle porte d'entrée pour accéder à un établissement de luxe comme Le Meurice. On y apprend les bases de l'hôtellerie et à connaître la culture clientèle. Mais cela reste un métier assez fatiguant physiquement. La station prolongée debout et la souplesse des horaires nécessitent quelques aménagements. Cela dit, avec de la volonté et surtout la passion de l'hôtellerie, cela reste un métier vraiment enrichissant." Enrichissant et porteur d'emplois : les offres ne sont pas rares, car le turnover naturel sur les métiers du hall est de deux ans en moyenne.


Mylène Sacksick
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