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L'appel de Didier Chenet pour amener du concret à Pôle Emploi

Emploi - mardi 24 mai 2011 12:56
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Le président du Synhrocat promet, la signature, avant l'été, d'une convention cadre avec Pôle Emploi sur la base d'engagements "quantitatifs, qualitatifs et opérationnels".



Christian Charpy et Didier Chenet.
Christian Charpy et Didier Chenet.

Rencontre au sommet, la semaine dernière, entre les organisations professionnelles et le Christian Charpy, directeur général de Pôle Emploi. L'an dernier, un peu plus de 214 000 offres d'emplois ont été déposées dans le secteur de la restauration. Mais près de 45% n'ont pas été pourvues. Mettre en adéquation l'offre et la demande réclame davantage de précision, d'ajustements et d'imagination. Chaque année, Pôle Emploi interroge plus de 2 millions d'entreprises sur leurs besoins et intentions de recrutement. Un tour de France métropolitain et d'outre-mer des 386 bassins d'emploi instructif. Les chiffres 2011 sont relativement stables par rapport à 2010 : 205 800 projets d'embauche déclarés (soit un recul de 1,3%), 84 000 projets d'embauches sont jugés difficiles (40,8 % contre 41,8% en 2010) et 126 6000 projets sont liés à une activité saisonnière (61,3% contre 59,5% en 2010). En tête des métiers les plus recherchés : les serveurs de cafés et de restaurants avec 57 700 projets de recrutement (les sommeliers et les maîtres d'hôtels sont classés à part avec seulement 2 300 projets), arrivent ensuite les aides, apprentis, employés polyvalents de cuisine (50 500), les employés d'hôtellerie (27 100), les cuisiniers (25 700 hors chefs), on passe ensuite aux professionnels de l'animation socioculturelles (animateurs et directeurs, 9 100) dont 90% émanent d'entreprises saisonnières. Ces besoins sont dus à un surcroît d'activité, à remplacement de départ et un peu plus loin dans les réponses à des créations de poste. Les cuisiniers, les chefs cuisiniers, les apprentis et ouvriers non qualifiés, les maître d'hôtel/sommeliers, puis les serveurs de cafés et de restaurants sont, par ordre de réponse, ceux qui génèrent le plus d'obstacles : profils inadéquats, pénuries de candidats, difficultés aux conditions de travail (distance, horaire, pénibilité, salaires…), difficultés liées à un déficit d'image (peut-on ou va-t-on se reconvertir dans ce secteur ?). Ce tableau mi-arithmétique, mi-sociétal établi, comment transposer l'enseignement qu'il apporte ? Sachant que les freins évoqués sont soulevés de longue date par les professionnels. Dans la tête de Didier Chenet, président du Synhorcat, qui est un peu à l'origine de cette réunion, la volonté de mettre en place une dynamique nouvelle, propre au secteur, avec un comité de pilotage composé "de techniciens et pas de politiques". Le détail est important à ses yeux. Et "signer avant l'été avec Pôle Emploi une convention cadre avec des engagements quantitatifs, qualitatifs et opérationnels". Didier Chenet veut amener "du concret" au débat et saisit, comme exemple, cet outil de Pôle Emploi : leur club des DRH et RH. "Pourquoi ne pas faire profiter nos petites entreprises de cette structure. Nous pourrions y participer et relayer ce qu'il en ressort sur le terrain."  Christian Charpy évoque un autre outil créé par Pôle Emploi : la méthode de recrutement par simulation largement plébiscité par les recruteurs. "Cette méthode permet à des personnes qui n'auraient jamais imaginer de travailler dans tel ou tel secteur de s'apercevoir qu'elle en possède les capacités ou les atouts." Mais attention au déficit d'image. Pour le patron de Pôle Emploi, si ce frein n'est pas le plus cité par les entreprises, il est réel dans l'esprit des clients potentiels. "D'où l'importance de notre communication de promotion de la restauration, qui rejaillit aussi sur les autres métiers" rebondit le chef de file de la rue de Gramont. "Nous avons proposé d'ailleurs de la combiner avec les campagnes effectuées par Pôle Emploi, ce qui ajouterait de la force aux dispositifs." On le sait aussi, la formation est une clé essentielle. Il existe ainsi un projet de convention cadre nationale entre le Fafih et Pôle emploi 'pour le placement, le développement des compétences et l'accompagnement des transitions professionnelles des demandeurs d'emploi'. Soulevés à ce stade, le reclassement, la captation des nouveaux entrants qui n'ont pas les qualifications requises mais à qui l'on proposera des parcours permettant de répondre à cette absence d'expérience ou de connaissances… Quelques pierres dans un édifice alourdi par le manque de mobilité des français ? "La première chose que les gens regardent, c'est de pouvoir retrouver un travail qui correspond à ce qu'ils faisaient avant et qui soit proche de leur domicile. Et même si on met en place des aides géographiques, ils préfèrent souvent changer de métiers…. Ce qui se comprend, il y la famille, les enfants scolarisés. La mobilité est un sujet compliqué" constate Christian Charpy.

Sylvie Soubes