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Le Ramadan, un effet marginal sur l'hôtellerie ?

Conjoncture - vendredi 5 août 2011 10:59
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Les palaces parisiens semblent avoir pris leurs dispositions afin de compenser la perte de clientèle de luxe musulmane pendant le mois de Ramadan.



"Il faut relativiser le phénomène", tempère Paul Roll, directeur de l'office de tourisme et des congrès de Paris, qui semble être harcelé de questions sur la perte de clientèle de luxe moyen-orientale en raison du Ramadan. Pourtant, assure-t-il, "cette clientèle ne représente que 3,4 % de l'ensemble de la clientèle étrangère des hôtels à Paris. Et de surcroît, ce marché n'intéresse qu'une poignée d'hôtels. Seuls ceux qui ont obtenu la distinction palace sont concernés, de même que quelques autres établissements très haut de gamme."

Mais si les clients moyen-orientaux ont déserté la capitale depuis le 1er août, c'est aussi parce que, cette année, ils ont anticipé leur séjour, car ils sont tout de même venus dans la Ville lumière. D'après l'observatoire du tourisme de Paris, qui a déjà analysé le marché entre les mois de janvier et d'avril 2011, "on constate une hausse de 14,5 % des arrivées pendant cette période". Et, s'il est encore trop tôt pour avoir les statistiques de mai à juillet, on peut se fier à ce qu'ont déclaré les hôtels parisiens. Ainsi, au Plaza Athénée, en juillet, "nous avons fait un mois record à 96 % de taux d'occupation, déclare Isabelle Maurin, directrice de la communication. Nous avons enregistré un prix moyen de 1 150 € la nuit. C'est un mois exceptionnel, et encore meilleur que 2010."

Anticiper la perte de clientèle

D'ailleurs, certains hôtels ont anticipé ce départ, qui tombe sur le mois le plus creux à Paris. Au Plaza Athénée, toujours, on reçoit une clientèle beaucoup plus diversifiée que les mois précédents.

Pour Paul Roll, "il est certain que le mois d'août sera moins bon que les mois précédents, mais il devrait tout de même être meilleur que l'an dernier. La moyenne de l'été restera excellente pour les hôteliers parisiens."

Entre les effets d'une commercialisation diversifiée et une gestion adaptée à la conjoncture, les hôteliers semblent donc bien préparés. Pour août, "nous avons prévu un taux d'occupation de 60 %, pour un ticket moyen de 800 €, déclare Isabelle Maurin. Nous avons donc anticipé, mis notre personnel en vacances, nous n'avons pas recruté d'extras…" Cette année, en août, l'hôtel, d'habitude fréquenté par des VIP et des hommes d'affaires devient donc plutôt familial, avec la mise en place d'une chambre Barbie et d'une chambre Hot Wheels, à destination des enfants, disponibles du 4 au 26 août.

Selon Paul Roll, "sauf problèmes géopolitiques majeurs ou liés à la crise économique, l'année 2011 devrait être meilleure que 2008, année de référence dans toutes les catégories".

Évelyne de Bast