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L’avenir de l’hébergement touristique français en question

Conjoncture - lundi 14 février 2011 11:48
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La Fédération professionnelle des métiers du tourisme s’est penché sur l’hébergement touristique et son devenir en France, à l’occasion d’un débat animé par Michel Fernet, ex-directeur du Sofitel Faubourg et actuel délégué France et Monaco de l’European Hotel Managers Association (Association européenne des directeurs d’hôtel) et en présence du secrétaire d’État au Tourisme, Frédéric Lefebvre.



Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État au Tourisme, Denis Fasquelle, vice-président voyages et hébergement de SinoTech Group, et Christian Mantéi, directeur général d’Atout France, ont répondu présent à l’invitation de la Fédération professionnelle des métiers du tourisme.
Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État au Tourisme, Denis Fasquelle, vice-président voyages et hébergement de SinoTech Group, et Christian Mantéi, directeur général d’Atout France, ont répondu présent à l’invitation de la Fédération professionnelle des métiers du tourisme.

 

La France se leurre sur l’importance de son tourisme : tel a été le constat  dressé par de nombreux orateurs lors de la table ronde organisée par la Fédération professionnelle des métiers du tourisme sur l’hébergement touristique en Frane. Si l’on analyse les flux touristiques année par année, “la France n’est plus la destination touristique n° 1 mais bien la troisième, après avoir été devancée par l’Espagne puis par la Chine, qui arrive désormais en deuxième positon”, constatait Christian Mantéi, directeur général d’Atout France, l’agence de développement touristique française. “C’est en ayant une offre de qualité que nous ferons revenir les touristes”, ajoute-t-il. Or, les investissements réalisés en France par les professionnels sont trop faibles et, pire, ils s’affaiblissent d’année en année : de 10 milliards d’euros il y a sept ans, il sont passés à 7 milliards d’euros il y a deux ans. “Nous atteindrons à nouveau les 10 milliards d’euros en 2011”, estime Christian Mantéi.

Si les hôteliers n’investissent plus, c’est parce que les hôtels n’ont plus d’argent pour se mettre aux normes. D’ici à 2015, date de l’échéance pour les mises aux normes d’accessibilité, 75 % des hôtels en milieu rural devraient fermer leurs portes, selon Yannick Fassaert, président des Gîtes de France. Une situation confirmée par Jacqueline Roux, présidente des Logis : “En raison du contexte réglementaire, la plupart des Logis vont disparaître.”

 

Rigidité des textes réglementaires

La question de l’hébergement est un problème global. Qu’il s’agisse des résidences de tourisme, dont le parc est vieillissant, ou des campings, qui ont su renouveler leur offre mais correspondent à un public très spécifique, le problème de la France n’est pas lié à un seul mode d’hébergement. “C’est une approche globale que les collectivités doivent avoir. Elles doivent mixer les formes d’hébergements”, souligne Denis Fasquelle, vice-président voyages et hébergement de SinoTech Group.

Les textes réglementaires en France, jugés trop nombreux et trop contraignants, ont également été longuement évoqués. Un problème qui n’a pas échappé au secrétaire d’État au tourisme, Frédéric Lefebvre, qui répond : “J’ai créé les assises de la simplification, tout comme j’ai nommé des monsieur PME au sein des départements.” Au-delà de la simplification, voire des dérogations, certains, comme Jacques Barré, président du Groupement national des chaînes hôtelières, estime qu’il “ne s’agit pas d’accorder des dérogations à tout va, mais il faut plutôt trouver des solutions de rechange, moins contraignantes.”
Évelyne de Bast

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