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Un bistrot équipé d'un défibrillateur, au même titre qu'une mairie

Café - Bar - Discothèque - lundi 22 février 2010 16:15
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75 - Paris Chaque année, la France compte plusieurs milliers de morts par arrêt cardiaque. Une bonne partie pourrait être sauvée si l'entourage immédiat du malade pouvait avoir accès à un défibrillateur. Les Funambules, dans le XIème arrondissement, vient de donner l'exemple en installant à l'entrée de l'établissement un défibrillateur automatique.



Sarkys Markarian nous présente le défibrillateur qui est à la disposition de toutes les personnes du quartier.
Sarkys Markarian nous présente le défibrillateur qui est à la disposition de toutes les personnes du quartier.

L’arrêt cardio-respiratoire est à l’origine de milliers de morts chaque année. Des défibrillateurs automatiques existent cependant et permettent de sauver un grand nombre de vies, sans connaissance médicale particulière. Sarkys Markarian et Géraud Tera, propriétaires du café Les Funambules, dans le XIème arrondissement, ont décidé d’installer ce type d’appareil dans leur établissement. Adhérents à l'Union patronale d'Ile de France (Umih), ils souhaitent que la profession puissent être sensibiliser. “Il ne s’agit pas d’un gadget et nous ne faisons que lancer un appel” se défend Sarkys Markarian. Son père est anesthésiste réanimateur dans le Cantal et c’est d’ailleurs auprès de lui qu’il a pris conseil pour choisir le bon matériel à acquérir (il n’y a pas de fabrication française et la liste sur le net est trop longue pour être fiable !). “C’est tout simplement une réponse à un problème de santé public réel. On trouve ces appareils dans les mairies, dans les gymnases, dans des lieux publics ayant une plage horaire moins grande que nous. Un bistrot ça ouvre souvent à 7 heures et ça ferme en moyenne à 1 heure du matin. En cas d’arrêt cardiaque, le temps est très important. La première minute, la personne perd 10% de son cerveau et encore 10% la minute suivante. En très peu de temps, elle perd définitivement toutes ses capacités. Aujourd’hui, avec un défibrillateur à portée de main, on peut sauver des gens. Pourquoi ne pas mettre ce matériel à la disposition d’un plus grand nombre par l’intermédiaire  nos établissements et le faire savoir ? Sarkys Markarian vient d’écrire un courrier à la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, dans cet esprit. Notre bistrotier, également papa, estime aussi qu’il serait bon que les collégiens passent l’épreuve de secouriste avec le BEP. “Je prends mon exemple, quand on est dans le monde du travail, il y a plein de choses qu’on ne peut plus faire… Et puis, c’est motivant pour un adolescent d’apprendre qu’on peut aider les autres.” En professionnel attentif, celui-ci écrit également sur sa carte des messages de prévention à l’égard des femmes enceintes non immunisées contre la toxoplasmose et dont la maladie peut se transmettre par certains aliments. C’est discret et bien fait. Et surtout, cela est extrêmement rassurant. Les patrons de bistrots ont d’autres idées en tête que sauvegarder des outils qui ne correspondent plus à la réalité sociale, aux attentes, aux besoins volontaires ou non, de la société actuelle et à venir.
Sylvie Soubes

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