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Covid -19 : principales aides aux CHR et mesures à respecter
la Rédaction de l'Hôtellerie-Restauration


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Les discothèques, désespérément fermées

Le point sur les discothèques avec Alain Griset

Les organisations professionnelles et le ministre en charge des PME et des TPE ont fait mi-décembre un point complet sur la situation des discothèques. Le Groupement national des indépendants (GNI) reconnaît des avancées et constate, de la part d’Alain Griset, une prise de conscience du rôle sociétal des discothèques. Ce qu’il faut retenir selon le GNI :

Réouverture

Le Ministre a malheureusement confirmé ne pas être en mesure de nous indiquer une date de réouverture ce stade.

Maintien des aides

Tant que la fermeture administrative sera existante, le Gouvernement maintiendra les aides pour notre secteur d’activité.

Frais de fluides, de comptabilité et de conseil

Nous avons très lourdement insisté sur le parcours chaotique de la parution des décrets et sur leurs contenus, les uns plus restrictifs que les autres depuis le mois d’août. Nous avons obtenu du Ministre la réintégration de la prise en compte des frais de fluides (eau, gaz, électricité, etc…) ainsi que les honoraires de comptables et d’avocats pour les mois de septembre, octobre et novembre. Un décret modificatif va donc entériner cette décision qui ne sera effective que dans la première quinzaine de janvier. Il est d’ailleurs probable que les entreprises perçoivent décembre avant le trimestre septembre, octobre et novembre.

Fonds de solidarité

A compter du 1er décembre toutes les discothèques seront désormais traitées dans le volet 1 du fonds de solidarité CHRD soit : le versement forfaitaire de 10 000€ ou l’attribution de 20% du chiffre d’affaires HT. Les 20% du CA sont soit « au mois le mois » soit « une moyenne pondérée » et sans avoir à produire de justificatifs.

Nous avons sollicité la mise en oeuvre d’un effet rétroactif au 1er juillet. Le Ministre nous a clairement dit que la rétroactivité n’existe pas dans la règlementation française.

Considérant que les discothèques sont dans une situation spécifique (seule activité du secteur marchand fermée depuis plus de 9 mois), nous avons sollicité une prise en compte supérieure à celle proposée (plus de 20% du chiffre d’affaires) afin de corriger l’absence de rémunération des dirigeants par exemple. Le Ministre a accepté d’examiner dans le détail le contenu de nos arguments notamment lorsque l’on évoque la situation de certains établissements qui, malgré l’évolution de l’indemnisation, ne verraient pas la totalité de leurs frais fixes pris en charge.

Holdings

Nous avons aussi demandé et obtenu que l’exclusion des holdings soit levée pour permettre l’accès à ces mesures.

Exploitant non bénéficiaires du volet 1 actuellement

Concernant les exploitants qui ne bénéficient pas du volet 1 jusqu’à ce jour, pour les raisons suivantes : versement d’indemnités journalières, d’indemnités retraite ou de revenus supérieurs à 1500€, nous avons demandé que ces derniers puissent évidemment conserver le bénéfice des aides comme les autres. Des modifications seront donc nécessaires pour le permettre, le ministre a donné son accord sur ces 2 sujets.

Amortissements 2020

Nous sommes revenus sur les discussions précédentes portant sur la neutralisation des amortissements sur l’exercice 2020 de manière à ne pas dégrader les valeurs de nos fonds de commerce. Les experts financiers de Bercy ont validé auprès du Ministre cette possibilité. Reste donc à en examiner l’application dans les déclarations fiscales.

Congés payés

S’agissant des congés payés et suite à l’accord intervenu sur les 10 jours pris en compte par l’État, nous avons de nouveau indiqué que les discothèques seront fermées vraisemblablement plus d’une année ce qui génèrera 5 semaines au minimum de congés à prendre en compte. Pas de réponse dans l’immédiat, ce sujet ne dépend pas uniquement de son portefeuille.

Reprise

Le Ministre semble avoir compris que les discothèques sont d’une part, atypiques, et d’autre part, souffrent depuis des années d’une ignorance générale de la part des pouvoirs publics. C’est pourquoi nous avons pris le temps d’examiner les sujets qui hors période de crise pourront durablement être l’objet d’une prise en compte. La digitalisation, la rénovation énergétique, les fonds de transformations permettant l’accès à une diversification de nos activités, sont autant de sujets auxquels la discothèque n’avait jusqu’à ce jour pas accès naturellement. Le Ministre s’est déclaré favorable à examiner nos demandes sur ces sujets dans le moyen et le long terme.

L’ensemble des sujets que nous voulions traiter ont pu être abordé avec Alain Griset. Celui-ci a rappelé qu’il n’était pas seul à décider mais qu’il avait la conviction que notre secteur d’activité devait être soutenu jusqu’à sa réouverture mais aussi après, pour assurer un redémarrage dans les meilleures conditions. A ce sujet, il semble que le Ministre a intégré les difficultés relatives à l’application d’un protocole drastique. Il a d’ailleurs indiqué qu’il faudrait réfléchir à la manière dont les aides pourraient être maintenues pour ceux qui n’atteindraient pas leur seuil de rentabilité. S’agissant toujours de l’avenir, l’exemple du rapport avec les banques le préoccupe ; il nous a indiqué vouloir examiner ce problème plus en profondeur avec nous et le secteur bancaire.

Reconnaissance du secteur

La place qu’occupent les discothèques dans la société française est aussi un sujet qu’il semble avoir mesuré. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il va initier une entrevue avec le Ministère de l’Intérieur et nos organisations syndicales professionnelles. Nous avons réussi à pérenniser une relation avec un interlocuteur politique qui accorde un suivi régulier à ses dossiers, c’est une première pour la profession, nous le mesurons depuis 5 mois. Certes, tout n’est pas parfait, mais personne ne peut nier l’évidence que le traitement social des discothèques est une première réponse de nature à survivre face à cette crise inédite.

Aucun système d’indemnisation n’atteint la perfection, mais reconnaissons qu’avec le suivi accordé à notre secteur depuis que nous avons tous unanimement définis nos priorités, nous avançons. Désormais, avec nos interlocuteurs politiques, nous devons transformer l’essai et trouver les moyens de réintroduire l’idée qu’exploiter une discothèque n’est pas une maladie honteuse mais bien une activité sérieuse avec des exploitants compétents et engagés dans tous les combats de préventions des risques de toutes sortes au quotidien. Nous n’avons pas besoin de distinction, juste de la reconnaissance de la valeur ajoutée de notre métier.

Mise à jour : 21 décembre 2020

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