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Covid -19 : principales aides aux CHR et mesures à respecter
la Rédaction de l'Hôtellerie-Restauration


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Les dernières réactions des professionnels

Par Sylvie Soubes

Le point sur l’accompagnement des professionnels avec Didier Chenet, président du GNI

Accompagnement des CHR

La date du 20 janvier annoncée par Emmanuel Macron est terrible pour nos professionnels, surtout qu’on ne sait pas si les bars pourront rouvrir. Je considère, toutefois, aujourd’hui, que nous commençons à être bien accompagnés, malgré des difficultés qui persistent, notamment dans l’accès aux aides pour certains. Reste au menu des négociations les congés payés, la réévaluation des actifs corporels, le fait de pouvoir ne pratiquer d’amortissement pendant les périodes de fermeture ou encore revenir sur le crédit d’impôts des bailleurs : aujourd’hui, si le bailleur a un lien de parenté avec le locataire, il ne peut pas bénéficier du crédit d’impôts.

Montagne

Actuellement, l’évolution de l’épidémie ne permet pas la réouverture des bars et des restaurants et on doit s’y plier. Rester fermer pour les fêtes de fin d’année est d’une très grande tristesse. Pour la montagne, l’espoir est retombé. Et pour les saisonniers, nous avons une ministre qui conseille de les embaucher pour les mettre ensuite au chômage partiel. L’entreprise est fermée, sans rentrée, mais va être « compteur de dettes au titre des congés pays ». Nous sommes dans « l’absurdie ».  Une concertation a été engagée par le Gouvernement avec les élus locaux et les professionnels à laquelle je participe. Nous avons envie de travailler mais nous sommes obligés de fermer.

Nouveau dispositif du fonds de solidarité

Le nouveau dispositif du fonds de solidarité porte sur la possibilité d’obtenir une aide équivalente à 20% du chiffre d’affaires HT 2019 sur la période concernée, avec un plafonnement à 100 000 euros par entreprise et par mois. Cette aide serait versée pour la période du 1er décembre au 20 janvier et pendant toute la durée de la fermeture, sans rétroactivité au mois de novembre ni sur la période du 1er confinement. Elle ne concerne que les établissements fermés administrativement, c’est-à-dire les cafés, les bars, les restaurants et les discothèques. Nous bataillons pour obtenir la rétroactivité au 1er novembre.

Hôtels et traiteurs

Ils sont à ce stade exclus des aides concernant le dernier confinenemnt et nous attendons des indemnisations. Si les stations de montagne n’ont pas l’autorisation d’ouvrir, les hôtels sont de fait fermés administrativement et doivent bénéficier des mêmes aides que les restaurants. Ailleurs, le peu de chambres qu’ils louent doit s’inscrire dans la même logique que la vente à emporter. Pour les traiteurs, tous les congrès, séminaires, salons qui les font vivre sont interdits, y compris les événements familiaux. On les empêche eux-aussi administrativement de travailler. J’étais hier [mercredi 25 novembre] au téléphone avec Bruno Le Maire et qui m’a confirmé les propos qu’il a tenu sur France Inter le matin, promettant un dispositif similaire avec une prise en charge du d’affaires dès le 1er décembre.

Les professionnels lourdais à cran

Le dernier Comité de pilotage de la feuille de route territoriale de Lourdes, issu de la mesure 21 du Plan Tourisme annoncée lors du Comité interministériel du 14 mai, a mis les professionnels à cran. Aucun dispositif spécifique pour les entreprises et les saisonniers, émanant de l’Etat, n’a été annoncé. Ils ont décidé de partager haut et fort leur désarroi.
 « Les ministres venus à Lourdes le 10 août s’y étaient pourtant engagés » s’énerve Christian Gélis, président de l’Umih 65. « Un puissant travail collectif a été engagé au mois de juin sous l’impulsion du préfet Blondel réunissant les Services de l’État, les Collectivités Territoriales et les Professionnels aboutissant à la présentation, le 6 juillet, d’une feuille de route territoriale qui s’articulait autour de 3 volets : un soutien transitoire à court terme (le sauvetage des entreprises), la relance (à moyen et long terme) et la promotion de la destination Lourdes ». Mais depuis lors et jusqu’à cette réunion qui a eu lieu mi-novembre, ni l’Umih, ni le GNI, n’ont été sollicités. Les deux organisations professionnelles déplorent également de ne pas avoir été reçues par le nouveau maire de Lourdes, depuis sa prise de fonctions fin juin. « Cela fait 5 mois de perdus alors que les professionnels sont à terre. Nous sommes à – 90% de chiffre d’affaires en moyenne sur l’année 2020 » rappelle Christophe Fuser, président du GNI Lourdes. Les professionnels souhaitaient un véritable tour de table, qui aurait inclus les socio-professionnels et le Sanctuaire. La cité mariale compte plus de 130 hôtels, accueille en moyenne 4 millions de visiteurs par an, pour 2,6 millions de nuitées. La situation est d’autant plus grave que les perspectives pour 2021 sont au point mort. Le tourisme lourdais est constitué de groupes qui demandent souvent une organisation longue. Les représentants des institutions présentes lors de cette dernière réunion ont également utilisé une étude qui estime que la ville doit changer son image « qui est globalement désuète, trop axée autour de sa vocation religieuse enfermante » et préconise « une réduction du parc hôtelier ». Un scandale de plus pour les professionnels : « déclasser l’attractivité touristique de Lourdes en 2ème division ne permettant plus de recevoir les grands rassemblements en lien direct avec l’activité du Sanctuaire » serait absurde. « Nous avons la chance unique d’avoir ces joyaux que sont le Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes, l’histoire extraordinaire de Bernardette,  l’unicité d’un Sanctuaire populaire dédié aux faibles et aux malades. Si la destination était en diffiulté ces dernières années, c’est principalement suite aux graves inondations de 2013 et leurs multiples conséquences. La situation touristique s’améliorait et sans la Covid-19 la saison 2020 s’annonçait des niveaux de fréquentation record, renouant ainsi avec les niveaux d’activité de la précédente décennie notamment grâce à de nouvelles clientèles. » Les dernières annoncent officielles concernent l’engagement de la Région Occitanie de débloquer 20 millions d’Euros « pour l’urbanisme, le quotidien des lourdais et des facilités d’accès à l’investissement pour les entreprises ». Aujourd’hui, les professionnels lourdais demandent, pour les entreprises, l’abandon de la totalité des charges sociales et fiscales pour 2020 et 2021, le report des échéances de prêts sans intérêts ni charges y compris les redevances de crédit-bail, la prise en charge des loyers commerciaux et des mesures dérogatoires exceptionnelles adaptées au territoire.

Réouverture des restaurants le 15 janvier : fake news ou réalité ?

La réouverture des cafés et des restaurants n’interviendrait pas avant le 15 janvier ont relayé ce soir plusieurs médias grands publics. « C’est insupportable, nous vivons au rythme des médias alors que nous sommes en contact régulier avec le Gouvernement. D’après ce qu’on m’a dit, c’est un conseiller de Bercy qui aurait laissé filtrer cette possibilité. Mais les discussions n’en sont pas là et cette annonce a déclenché un affolement général. On ne peut pas vivre au doigt mouillé » dénonce avec force Hubert Jan, président national de la branche Umih Restauration. « Je ne comprends pas qu’on laisse dire ce genre de chose puisque rien n’est arrêté. Cette personne, si elle l’a dit, fait preuve d’amateurisme et de bêtise  Nos professionnels sont à cran. Le fonds de solidarité à 10 000 euros est loin d’être suffisant pour les établissements à partir de 4 ou 5 salariés. La période de réouverture n’a pas permis de reconstituer de la trésorerie. Aujourd’hui, malgré tous les outils mis en œuvre par le Gouvernement, les établissements fermés ont encore à leur charge 30% de charges fixes à traiter en moyenne. » Le dirigeant syndical voit émerger également une nouvelle difficulté. « On nous a dit que les remboursements des prêts professionnels bénéficiaient d’un second différé de 6 mois. Or, les banques ne jouent pas le jeu. Pour étaler ce report, nous disent-elles, il faudrait que ça passe chez eux en ‘provision douteuse’ et que cela impactait des frais importants. Bref, c’est en suspens. » Pour Hubert Jan, les dirigeants du secteur sont en grande détresse. « Je viens malheureusement d’apprendre dans mon département le suicide d’un collègue qui n’en pouvait plus. Une mort tout aussi inacceptable ».

Lettre ouverte des grossistes en boissons pour sauver la filière CHR

Les grossistes en boissons viennent de publier cette lettre ouverte au Gouvernement :
« Les grossistes en boissons saluent les récentes annonces quant aux aides apportées aux entreprises durement impactées par la crise sanitaire. Elles étaient nécessaires mais sont toutefois insuffisantes. Nos premiers clients, les bars, bistrots, restaurants, organisateurs d’évènements sont sévèrement touchés depuis le printemps dernier et avec eux, nos entreprises qui sont totalement dépendantes d’eux.
Après une première fermeture généralisée du 15 mars au 2 juin, puis l'instauration d'un couvre-feu dans 54 départements au cœur de l'automne, l'ensemble de la profession se retrouve à nouveau interdit d’ouverture depuis le 30 octobre dernier.
Ce deuxième confinement aggrave l'état de santé de toute la filière CHR, déjà en grand danger : en premier lieu, nos clients, mais aussi toute la chaîne amont, nous-mêmes grossistes en boissons, ainsi que d’autres producteurs, brasseurs ou encore viticulteurs, qui commercialisent quasiment exclusivement leurs produits auprès de ces acteurs.

Selon une enquête réalisée après la mise en œuvre du 2ème confinement, la crise du coronavirus pourrait entrainer la fermeture de 2 établissements sur 3 dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration. Ce chiffre est glaçant et signerait aussi la mort de nos entreprises ! Le gouvernement, encouragé par les élus locaux, s’engage régulièrement à soutenir l'art de vivre à la française. Mais l’activité partielle, l’accès au fonds de solidarité jusqu'à 10 000 euros par mois, réservé à certains, ou encore le recours aux PGE ne suffiront pas à sauver nos entreprises d'une faillite certaine.

Nos entreprises, souvent le fruit de trois générations de travail, de sacrifices et d’investissements, font la richesse de nos territoires, sont en temps normal créatrices de valeurs et d’emplois et ne sont pas délocalisables. Dites "dépendantes", elles travaillent très souvent dans l’ombre mais sont un maillon-clé du secteur du Tourisme.
 Aujourd’hui, face à cette crise qui va s’installer jusqu’à fin 2021, notre secteur appelle à la mise en place d’un véritable plan de survie : il faut trouver un compromis juste entre les mesures nécessaires pour endiguer l’épidémie et les conditions pour protéger les emplois et nos entreprises.

Nous avons besoin :
- des mesures d’activités partielles actuelles maintenues, sans conditions, sur 2021 ;
- de l’exonération des charges sociales patronales rétroactivement sur toute l’année 2020, quel que soit les tailles d’entreprise, aussi longtemps que les contraintes et restrictions sanitaires perdureront ;
- de la possibilité d’étendre les échéances de remboursement des PGE sur 10 ans ;
- d’aucun reste à charge pour les formations mises en œuvre dans le cadre du FNE Formation, soit une prise en charge de 100% des coûts pédagogiques.

L’État doit également poursuivre le dialogue avec les banques et les acteurs de l’assurance, qui jouent un rôle essentiel dans l’irrigation financière de l’activité et la prise de risque. Or ce sont aujourd’hui les grands absents du mouvement de solidarité national.
 
Notre filière fait face à une crise inédite. Le Président de la République a appelé à la mobilisation de tous, notamment les entreprises, "quoiqu’il en coûte". L’Etat doit donc sans attendre nous venir en aide pour empêcher nos clients et nos entreprises de sombrer. »

Mise à jour : 26 novembre 2020

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