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Covid -19 : principales aides aux CHR et mesures à respecter
la Rédaction de l'Hôtellerie-Restauration


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Les actions des professionnels

Par Sylvie Soubes

La manifestation nationale du 14 décembre a permis de montrer l’union de la profession… L’essentiel à retenir

La profession est en colère mais elle veut conserver sa dignité, malgré le sentiment d’être mal traitée par le Gouvernement depuis le reconfinement. Le rassemblement national organisé par l’Umih et le GNI ce lundi 14 décembre sur l’Esplanade des Invalides à Paris était à la fois déterminé mais sans débordements. Seule la volonté de se faire entendre et comprendre a prédominé.  L’ensemble des acteurs de la filière CHR a répondu à l’invitation, y compris les entrepositaires, les distributeurs, les brasseurs, l’événementiel, les extras… Jusqu’aux torréfacteurs avec la distribution gratuite de cafés par la Maison Richard. Durant plus de deux heures, dirigeants professionnels, syndicaux et personnalités du secteur se sont succédés devant plus de 5 000 participants.

Roland Héguy, président confédéral de l’Umih, qui n’était pas présent physiquement, a toutefois enregistré un long message qui a été diffusé en début d’après-midi et dans lequel il insiste sur l’injustice de la situation. « Je ne crois pas aux arguments donnés par le Gouvernement pour nous interdire d’ouvrir, a-t-il rappelé.  Il n’y a aucune justification scientifique pour nous fermer. Personne n’a démontré qu’on attrapait plus la covid-19 chez nous qu’ailleurs ! [seule] une étude américaine faite en début d’année, dans un pays qui ne consomme pas comme nous et qui n’a aucun protocole sanitaire ! Et c’est sur un fondement aussi minable qu’on nous ferme ».

Le matin, Bruno le Maire, avait fait savoir par l’intermédiaire des médias grands publics qu’il n’était pas certain de la date de réouverture des restaurants le 20 janvier. « Le Gouvernement n’est pas capable d’avoir une stratégie à moyen et long terme pour notre secteur et c’est bien ça tout le drame » ont déploré un groupe de manifestants interrogés sur cette nouvelle épée de Damoclès.

Extrait d’interventions

Laurent Duc, président d’Umih Hôtellerie : "L’hôtellerie est la grande oubliée du système. Le room service ne marche pas. On entasse les ouvriers dans des cabanes pour déjeuner bien plus propice à la contamination. On laisse les cantines ouvertes et paradoxalement, les restaurants d’hôtels ne peuvent pas accueillir la clientèle de l’hôtel. Je demande que les restaurants ouvrent dès le 7 janvier avec les remontées mécaniques, que les vacances de février soient étalées sur 6 semaines (l’Allemagne l’a fait) et que les chefs d’entreprises indépendants puissent eux-aussi avoir droit au chômage."

Jean Terlon, vice-président d’Umih Restauration : "On nous méprise sur la forme et le fond. Nous sommes punis, sacrifiés et on affirme que nous sommes dangereux pour nos clients évidemment à tort. La VAE est un gadget. Les assureurs sont des fossoyeurs. Rendez-nous notre liberté de travailler."

Thierry Grégoire, président d’Umih saisonniers : "Nous devons montrer au Président de la République que nous sommes essentiels. Nous sommes en effet des lieux de liberté, de partage, qu’il est en train de condamner. Le virus ne circule pas plus vite dans nos établissements que dans les grandes surfaces."

Laurent Lutse, président des cafés, bars, discothèques de l’Umih : "Les discothèques et les bars n’ont aucune perspective. On se moque de nous. Nos fournisseurs coulent avec nous."

Thierry Fontaine, en charge des établissements de nuit au sein de l’Umih : "Nous aurons en 2020 275 jours sans aucune activité. La Suisse a laissé ouvert ses discothèques et ses restaurants.  Ils sont considérés seulement en en 9eme position des lieux contaminants avec un taux de contamination de 3%. En France,  les jeunes trouvent des palliatifs avec des fêtes privées, clandestines, sans gestes barrière, sans agents de sécurité, laissant libre court à tous les excès... Depuis le début de la crise, déjà 314 discothèques ont définitivement fermées."

Philippe Etchebest, MOF et chef étoilé : "Notre colère est légitime, notre profession doit être enfin reconnue comme un secteur essentiel. Il ne faut toutefois pas anticiper les ouvertures car on nous accuserait d’être à l’origine de la 3ème vague. Mais nous ne voulons pas vivre à crédit, nous voulons retrouver nos équipes, nos clients, continuer à faire vivre le tissu artisanal au travers de nos producteurs. Nous disons non aux choix arbitraires et aux décisions yoyo dont nous faisons les frais. Nous ne sommes pas seuls responsables de la pandémie. Nous ne voulons pas mourir du Covid mais nous ne voulons pas non plus mourir des conséquences économiques."

Laurent Fréchet, président de la branche restauration du GNI : "Nous avons été les premiers fermés et nous sommes les  derniers ouverts. Il faut un plan Marshall pour le tourisme à la hauteur de la catastrophe. On s’attend à une réouverture mole, sans touristes étrangers. L’Etat nous a fermé, il faut un abandon des charges que nous devons continuer d’assurer malgré tout."

Didier Chenet, président national du GNI : "Le dirigeant de l’organisation professionnelle est revenu sur les principales attentes et besoins du secteur rappelant que les entreprises sont plongées dans le brouillard absolu. Lui aussi parle désormais d’indemnisations et non plus de ces aiides qui devront être remboursés alors que les recettes sont au point mort et ne suivront pas.  Il faut une réponse à la hauteur des préjudices subis, le dispositif du chômage partiel doit rester inchangé en 2021 et les assureurs doivent assurer leurs responsabilités a-t-il un nouvelle fois martelé."

Bernard Cabiron, traiteur et membre du GNI. 'Les ateliers, les laboratoires sont à l’arrêt. Tous les événements sont annulés, qu’ils soient familiaux ou professionnels, nationaux ou internationaux. Nous sommes dans l’impossibilité totale de nous projeter l’année prochaine.'

Jérôme Guibert, à la tête de 4 établissements de nuit à Nantes (44) et membre actif du GNI : "C’est la première fois que je manifeste et nous sommes dans une amertume extrême. Les établissements que je représente sont très mal considérés alors qu’on est une force d’attractivité, y compris pour le tourisme d’affaires. Notre secteur est pourtant un métier d’experts et on nous assimile parfois même à des voyous. Autre injustice aux yeux de ce professionnel : les assureurs traditionnels refusent de nous assurer et nous sommes obligés de nous assurer auprès d’une compagnie anglaise. Nous réclamons la valorisation de nos entreprises et de nos métiers."

Jean-Virgile Crance, président du GNC : "L’hôtelier s’est félicité que toutes les organisations professionnelles et syndicales aient répondues présente pour défendre la profession. Lui aussi réclame de la visibilité et que le dispositif de chômage partiel reste inchangé, à minima durant le 1er trimestre 2021."

Bernard Marty, président d’Umih 13 : "Sans vous, a-t-il scandé, la vie n’est plus possible dans nos cités, dans nos campagnes. On doit nous rouvrir, sans oublier personne. Il n’y a pas de sud, de nord, les français ont partout besoin de moments ludiques et de vie sociale. La vente à emporter [en tant que restaurateur], je ne sais pas faire et je ne veux pas faire… Et cette manifestation n’est pas un baroud d’honneur, nous continuerons."

François Asselin, président de la CPME : "Celui-ci une nouvelle fois souligné son soutien au secteur, ajoutant : protéger le salarié, c’est fait. Demain, il va falloir protéger les chefs d’entreprises, de toutes les entreprises, y compris les plus de 50 salariés."

Patrick Martin, vice-président du Medef : "Celui-ci a choisi lui de citer des cas concrets de proches qui frappent en vain à toutes les portes pour se lancer dans le secteur. Et a également affirmer sa volonté de défendre entreprises CHR et du tourisme."

Laurent Munerot, président de l’U2P.  "Nous sommes tous essentiels. Au-delà des aides, il faut la réouverture. Fermer tue, nous l’avons affirmé dans notre campagne en faveur des commerces de proximité. Une partie a pu rouvrir, mais pas les restaurants ni les bars. Nous allons devoir vivre avec la Covid, mais c’est l’axe prévention qui doit être choisi. Une prévention dont nous sommes tous les acteurs au quotidien."

Stéphane Manigold, restaurateur et co-fondateur avec David Zenouda du Collectif Restons ouverts. « Nous ne faisons pas l’aumone, ce sont des indemnisations et non des prêts que le président de la République doit nous donner

Jean-Bernard Falco, fondateur du groupe hôtelier Paris In Group et du collectif Secteur Tourisme : "Cette manifestation montre que nous sommes bien plus unis qu’on voudrait nous le faire croire. Les hôteliers sont en nombre importants aujourd’hui parce que sans les restaurants, ils sont morts. Les mesures actuelles du chômage partiel doivent être maintenues jusqu’au 31 décembre 2021 pour notre secteur. Et puis, le Gouvernement doit cesser de naviguer à vue ou à la semaine. Nos chefs d’entreprises et nos collaborateurs ont besoin de lisibilité et d’être rassurés. Beaucoup ont emprunté mais les banques n’acceptent pas de reporter les échéances des prêts professionnels. L’Etat doit agir. Nous n’avons rien fait de mal. Nous devons obtenir des indemnisations de l’Etat et pas des petites aides largement médiatisées."

Les CHR et acteurs de la filière organisent un grand rassemblement national ce 14 décembre à Paris

Après les nombreuses manifestations qui ont lieu depuis plusieurs semaines en France, l’Umih et le GNI appellent désormais à un grand rassemblement national et statique à Paris le 14 décembre. Le rendez-vous est fixé à 13 heures sur l’Esplanade des Invalides (côté rue de l’Université) dans le 7ème arrondissement. « Seront rassemblés tous les acteurs, partenaires et professionnels de la filière du tourisme : restaurants, cafés, brasseries, traiteurs, hôtels, discothèques et établissements de nuit, bowlings et établissements de loisirs, de thalassos, tous les prestataires ainsi que l’ensemble des fournisseurs, producteurs, brasseurs, viticulteurs, spiritueux, agriculteurs, métiers de bouche, primeurs, blanchisseurs, grossistes… Et avec nos salariés » promettent les organisations professionnelles qui veulent  « montrer l’unité de toute une filière pour défendre ses emplois, la pérennité de ses entreprises, les savoir-faire et l’expertise des métiers et d’artisanat, le travail et l’investissement, de parfois toute une vie, et ce que représentent nos secteurs en tant que valeur ajoutée apportée à l’économie nationale ».

La demande de rouvrir les bars et les restaurants rejetée par le Conseil d’Etat

L’Umih a déposé une double action en référé et au fonds contre le décret du 29 octobre devant le Conseil d’Etat pour obtenir la réouverture des bars et des restaurants. La requête en référé vient d’être rejeté par le Conseil d’Etat.

Motifs du recours en référé

Déposé conjointement avec Umih Nouvelle Aquitaine et Umih Gironde, le recours en référé défendu par le mercredi 2 décembre s’appuyait sur :
- La disproportion de la mesure d’interdiction totale d’activité de nos cafés-bars-restaurants sur tout le territoire national alors que des mesures moins restrictives peuvent satisfaire le même objectif de santé publique
- La rupture d’égalité avec la situation des restaurants collectifs et routiers qui restent, sans cohérence avec l’interdiction de principe de l’activité de restauration, ouverts actuellement

Motifs du rejet

Le juge des référés au Conseil d’Etat a rejeté la demande de réouverture immédiate des restaurants et débits de boissons aux motifs que la situation sanitaire à la date du 6 novembre 2020 recensait 1.661.853 cas confirmés positifs au virus en France et que le mode de transmission se fait principalement par gouttelettes respiratoires, par contact et par voie aéroportée et qu’une distance d’un mètre ne suffit pas à elle seule à limiter la contagion en espace clos.

Maître Olivier Chambord, du cabinet DGD Avocats, a pourtant plaidé qu’aucune donnée française ne permet de démontrer un risque sanitaire spécifique dans nos restaurants et débits de boissons ni que les cas de contamination ont été plus nombreux que dans d’autres lieux clos. Notre avocat avait en particulier critiqué l’étude américaine sur laquelle s’appuie l’Etat pour justifier de leur fermeture administrative. Cette étude américaine ne peut se prévaloir de « circonstances de lieux et de temps » comparables à la situation française comme l’exige pourtant expressément l’article L 3131-15 du code de la santé publique fondant l’interdiction d’activité prise par le premier ministre. Les données de cette étude ont, ainsi, été ainsi utilisées de manière partiale et tronquée.

Et maintenant ?

L’Umih ne peut faire pas appel de cette décision. La deuxième action « au fond » se poursuit pour laquelle une audience est attendue d’ici environ 12 mois. En cas de succès, les adhérents de l’Umih pourront intenter des actions individuelles pour espérer des réparations indemnitaires pour préjudices causés par l’illégalité fautive du gouvernement en cas d’annulation du décret du 29 octobre 2020.

La réaction de Roland Héguy, président confédéral de l’Umih

« C’est une injustice de plus vécue par notre secteur à la lecture du délibéré. Le juge des référés avait demandé à l’Etat à fournir des études françaises sur la contamination en France du Covid-19, de telles données n’ont pas été produites et pourtant, le juge des référés a été convaincu de la nécessité du maintien de notre fermeture, contrairement à nos collègues suisses qui ont obtenu gain de cause dans une démarche similaire ! Avec la date du 20 janvier pour notre réouverture qui s’éloigne c’est un coup de massue supplémentaire pour notre profession qui est de plus en plus désespérée. Je tiens à rappeler que notre profession n’est en rien coupable dans cette crise sanitaire sans précéden. »

Manifestation : plus de 450 professionnels réunis à Dijon

Plus de 450 personnes se sont rassemblées ce lundi 7 décembre, place de la Libération à Dijon, à l’initiative de l’Umih 21. « Tout s’est bien déroulé, dans le calme et le respect des gestes barrières » apprécie le président départemental, Patrick Jacquier. « L’image que nous donnons est importante ». Après un rapide discours, celui-ci a laissé le micro à des apprentis qui ont listé le nom des entreprises du secteur en Côte-d’Or « des établissements en grande détresse et désarroi, et qui risquent de mourir. Au-delà de l’aspect financier, les gens perdent le moral et c’est tout aussi grave ». Un son de cloche accompagnait chaque nom et les manifestants portaient aussi un brassard noir. « Nous sommes des lieux essentiels, ajoute le dirigeant syndical. Il est aussi scandaleux d’utiliser pour nous laisser fermer une étude américaine dont les chiffres sont basés sur une restauration de masse avec des établissements qui accueillent trois cents personnes sans masque et sans protocole sanitaire ».

Manifestation : à Caen, les enseignants rejoignent les rangs des CHR

Les manifestations de CHR se poursuivent un peu partout en France. Plus de 600 personnes ont ainsi participé ce jeudi 3 décembre après-midi place Saint-Sauveur à Caen à une manifestation « statique et pacifique » organisée par l’Umih 14 et le GNI Normandie pour réclamer la réouverture des cafés, des restaurants et des discothèques. Des fournisseurs et des enseignants se sont joints au mouvement. Pour Patrick Moutafis, ancien président du GNI Normandie, « les aides ne font pas tout. Les premiers commandements d’huissier arrivent. Nous ne sommes pas en train de manifester contre le Gouvernement mais pour lui demander de nous laisser rouvrir. » Des professionnels ont pris le micro pour expliquer leur situation, leur désarroi. L’Umih 14, présidée par Yan France, déplore aussi la « disproportion des mesures adoptée. Notre fermeture totale ne maintient pas l’équilibre entre le risque sanitaire et la préservation des entreprises et des emplois. Aucune étude ne vient démontrer, en outre, que la contamination se propage davantage dans nos restaurants qu’en restauration collective.  Il n’est pas question de faire fermer la restauration collective mais au nom du principe d’égalité de rouvrir les restaurants et bars. » La plupart des dirigeants d’entreprises, qu’ils soient restaurateurs, discothèques, traiteurs,  vivent cette interdiction de travailler « comme un harcèlement psychologique car ils sont figés et privés de toutes perspectives et d'espoir. Le Gouvernement nous isole de plus en plus y compris les traiteurs. Il ne cesse de stigmatiser notre profession et pire, il nous prive de toute perspective d’ouverture. Cette incertitude est invivable » et annonce une « casse économique et sociale » sans précédent dans le secteur affirment d’une même voix les représentants de toutes les organisations professionnelles, dont Vincent Rozé, président du GNI Calvados, Bruno Lemeray, du GNI Monde de la nuit et Xavier Blanchet, président du SNDLL Calvados.

Une gerbe de au monument aux morts dans le Lot-et-Garonne

Le Président de l’Umih 47, Jean-François Blanchet, et son Conseil d’Administration, ont organisé la une marche qui s’est terminée par le dépôt d’une gerbe au monument aux morts sous les fenêtres de la Préfecture du Lot-et-Garonne. Pour l’organisation professionnelle départementale : « l’Etat a décidé de nous sacrifier. Nous ne comprenons pas pourquoi on reste stigmatisé et fermé. D’ici le 20 Janvier 2021 nos bars et nos restaurants auront fermés 6 mois et demi, idem pour les traiteurs, les discothèques (10 mois) c’est une catastrophe ! L’Etat est aussi rapide pour nous fermer qu’il tarde à nous indemniser. C’est faux de croire que tout est pris en charge. Il faut que le grand public le sache. Rien n’est réglé sur les loyers, les assurances, les factures d’énergie…. Nos frais fixes demeurent et le chômage partiel n’est pris en charge qu’à 84 %. Le zéro recette, zéro dépense promis par Emmanuel Macron lors de la première phase du confinement est une supercherie. Aussi nous attendons aujourd’hui de la part de l’Etat des mesures simples concrètes qui soient réellement à la hauteur du préjudice que nos entreprises subissent. Si les mesures que nous préconisons ne sont pas prises en compte nous pouvons malheureusement déjà annoncer la disparition d’au moins 30% de nos entreprises en Lot-et-Garonne dans les mois qui viennent avec une perte de 400 emplois. » La filière tourisme et CHR représentent dans le département 190 millions d’Euros de chiffre d’affaires, 651 Entreprises et 2 225 emplois.

L’Umih 47 réclame :
Au niveau national…
- Que l’aide promise de 20 % du Chiffre d’Affaires soit appliquée sans plafond et sur la totalité de la fermeture de nos établissements (6mois et demi) et non seulement sur les mois de décembre et janvier comme cela semble être prévu.
- Un chômage partiel à 100 % qui intègre les congés payés ainsi qu’une exonération des charges patronales sur l’ensemble de l’année,
- Une réduction de la tva sur au moins deux ans avec un passage de 10 % à 5.5 %.

Au niveau local…
- Une plus grande solidarité des élus locaux en actant le dégrèvement des 2/3 des cotisations foncières, supportés par nos établissements comme le prévoit le plan de relance tourisme. A ce jour, seulement 3 EPCI ont délibéré en ce sens, Val de Garonne Agglomération, Communes du pays de Lauzun et Communauté d’agglomération du grand Villeneuvois.

Plus de 5 000 manifestants à Marseille

14 autobus ont été affrétés dans le grand sud pour rejoindre la manifestation qui a été organisée fin novembre par l’Umih 13 à Marseille pour réclamer la réouverture des cafés et des restaurants au même titre que les autres commerces. Il y a eu 5000 personnes selon la police, bien plus selon Bernard Marty, président de l’organisation professionnelle des Bouches-du-Rhône. « Nous voulons rouvrir, c’est le seul mot d’ordre des manifestations qui ont lieu actuellement. On nous met KO debout. Les chefs d’entreprise veulent travailler et non pas vivre sous perfusion comme c’est le cas. » Bernard Marty s’énerve. « On attrape le covid-19 au restaurant mais pas dans les cantines. Ne pas avoir donné la possibilité aux hôtels qui ont des restaurants de les ouvrir pour leur clientèle est tout aussi absurde. Les gens dorment dans la même chambre mais ils ne peuvent pas manger à la même table ». L’U2P et la CPME ont participé et tous les dirigeants patronaux ont été reçus par le préfet et les responsables des institutions consulaires et locales. « En laissant fermer nos établissements, on tue toutes les entreprises du tourisme et tous les producteurs, éleveurs dont l’activité dépend de la filière. Et on fait quoi de tous les apprentis ? Et puis qu’on arrête de nous dire que les aides sont accessibles. SI vous avez le moindre retard d’Urssaf, vous n’avez droit à rien ». D’autres départements vont organiser cette semaine d’autres manifestations un peu partout en France. Une grande manifestation nationale est envisagée à Paris mi-décembre. Bernard Marty voudrait qu’elle ait lieu plus tôt.

L’Umih 27 regrette le manque de compréhension du Tribunal du Commerce

Le président de l’Eure, Michaël Schmitt, s’est rendu avec une cinquantaine de professionnels au greffe du Tribunal de Commerce d’Evreux, d’abord pour retirer symboliquement, à l’instar de l’Orne, des formulaires de demande de mise en redressement ou en liquidation. Ensuite pour tenter d’exposer la situation générale du secteur. « Cette autorité pourtant compétente, composée de magistrats qui sont des chefs d'entreprises, qui se veut à notre service et à notre écoute, a refusé de nous laisser entrer. Ils nous ont expulsés en quelques minutes. Tout ce qu’on supporte, aucun autre secteur ne pourrait le supporter. Nous sommes venus dire que nous sommes mal, que c’est plus intense et profond que ce que les services de l’Etat et les gouvernants déclarent. » Le dirigeant syndical est déçu, il aurait aimé un peu de compréhension et de compassion à l’accueil du tribunal face au désarroi des chefs d’entreprise qui l’entouraient. Si leur réouverture n’intervient pas rapidement, « c’est la mort programmée de 33 à 45% des établissements » se désole l’Umih 27 a publié une lettre ouverte au Président de la République et annonce de nouvelles actions beaucoup « plus musclées ».

La lettre ouverte du président de l’Umih Eure

« Je n'ai aucun grief contre vous mais vous pourriez peut-être sortir de l'ignorance ou du déni. C'est pour beaucoup d'entre nous le dernier voyage que celui de se rendre au Tribunal de Commerce. Je ne tiens pas à être le fossoyeur de mes confrères. Vous serez l'invité d'honneur de ce convoi mortuaire pour leur apporter des couronnes. 33 à 45 % des cafetiers, hôteliers, restaurateurs, discothécaires et traiteurs vont mettre la clé sous la porte.  Cela représente 900 000 emplois directs et indirects sur tout le territoire, souvent des emplois peu qualifiés et non délocalisables.  Avec nous, c'est la chute d'un de vos trois piliers La Formation. Nous sommes le second plus gros faiseur d'apprentis en France. Nous sommes le dernier ascenseur social et il ne s'agit pas là de quelques 900 personnes chez Airbus ou Alsthom.  C'est le plus grand plan social que la France n'ait jamais connu, ce sera à inscrire dans le récit national. Je vous épargne la casse humaine et les drames sociaux (faillite, dépression, exclusion, suicide, divorce, précarité, ...). Vous savez que nous nous engageons personnellement par des cautions solidaires, des nantissements, et emmenons femmes et enfants. Je ne répondrai plus de mes confrères le jour où ils auront tout perdu. Avec notre secteur hôtellerie-tourisme (11 % du PIB), ceux sont des secteurs entiers et des filières entières qui vont disparaître.  Les producteurs, les maraîchers, les pêcheurs, les éleveurs, les filières brassicole, cidricole. Même le secteur du luxe note une baisse de 25 % de son marché.  Demain, nous entraînerons avec nous tous les petits commerces. Les centre-ville et centre-bourg sans lumière, sans affluence ni terrasse feront place nette au retour des centres commerciaux. »

Création du collectif Secteur Tourisme pour l’indemnisation des entreprises

Jean-Bernard Falco, président-fondateur de Paris Inn Group, lance le collectif Secteur Tourisme qui veut que l’État s’engage à indemniser les entreprises du tourisme
Le collectif Secteur Tourisme a réuni près d’un millier de membres en 24 heures. Il vient d’être lancé par Jean-Bernard Falco, président-fondateur du groupe hôtelier Paris Inn Group et dont l’objectif est d’obtenir que l’Etat s’engage à indemniser les entreprises du tourisme.  « C’est une question de survie, explique Jean-Bernard Falco. Remettre en cause la légitimité des mesures sanitaires prises par l’État n’est pas de notre ressort, nous demandons juste à ce que leurs conséquences économiques ne soient pas supportées par les acteurs privés et ne mettent pas en péril des centaines de milliers d’emplois à court-terme. »

Leitmotiv du collectif

Après huit mois de bouleversements de l’activité touristique, le secteur du tourisme connait, avec ce second confinement, un nouveau choc brutal et se retrouve encore à l’arrêt. Alors que les prévisions les plus optimistes ne prévoient pas de retour à l’équilibre pour le secteur du tourisme avant mi-2022 au plus tôt, les professionnels du tourisme appellent à la mobilisation au sein d’un collectif, réunissant des salariés, des chefs d’entreprise, des partenaires et des sympathisants.

Les manifestations de professionnels se multiplient en France

La profession vit cette nouvelle période de fermeture et sans visibilité comme une « véritable injustice » déplore l’Umih qui dénonce depuis plusieurs semaines la stigmatisation du secteur. « Les cafés, restaurants, hôtels et discothèques sont la variable d’ajustement des normes sanitaires et payent le plus lourd tribut de cette crise sanitaire ». Selon l’organisation professionnelle, la crise va entrainer au moins 50 000 faillites d’entreprises dans le secteur et 250 000 licenciements.  Sur le terrain, la mobilisation des professionnels se poursuit un peu partout en France pour réclamer la réouverture des établissements. Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu à Marseille dont la dernière en date a rassemblé tous les commerces de proximité. Un calendrier des manifestations prévues ce mois-ci a été publié par l’Umih. La Rochelle, Aurillac, Biarritz, Veauche, Rodez, Douai ont manifesté ce week-end du 20 et 21 novembre, d’autres sont prévues entre le 23 et le 30 novembre à  Tarbes, Grenoble, Mende, Lyon, Brest, Quimper, Mont-de-Marsan, Rennes, Cannes, Lons-le-Saunier, Limoges, Troyes, Besançon, Rouen, Montauban, dans plusieurs villes des Côtes d’Armor, dans l’Yonne, à Bastia en Corse, Clermont-Ferrand, dans les Hautes-Alpes, Nice, Marseille à nouveau, dans le Puy-de-Dôme, Agen et Nantes. 

L'Umih Orne retire symboliquement 400 dossiers de demande sauvegarde, redressement et liquidation auprès du Tribunal de commerce

Roger Bellier, président de l’Umih Orne, s’est rendu mercredi 18 novembre au Tribunal de Commerce d’Alençon et a été reçu par le président de la chambre consulaire, Jean-Luc Adda. « Nous avons retiré symboliquement 400 dossiers de demande de sauvegarde, de redressement ou de liquidation. Ce geste vise aussi à faire comprendre aux dirigeants d’entreprise qui sont en difficulté qu’ils ont tort de ne pas demander l’aide du Tribunal du Commerce. Il faut y aller le plus tôt possible, surtout dans le contexte actuel » explique le dirigeant syndical qui a organisé un rassemblement pacifique sur l’esplanade, auquel ont participé des représentants des hôtels, des cafés, des restaurants et des discothèques du département. « Nous sommes fermés et des drames se profilent si la situation persiste » termine Roger Bellier.

Pas de réouverture annoncée : les organisations professionnelles appellent à manifester

Des appels à manifester pour la réouverture des CHR et des commerces de proximité sont lancés un peu partout en France pour la semaine prochaine, à l’instar de l’Umih 40. « Nous appelons tous les professionnels CHRD (Cafés Hôtels Restaurants Discothèques et Traiteurs) du département ainsi que les commerces non essentiels fermés administrativement  à rejoindre les manifestations de Dax et Mont de Marsan dans l’objectif de sensibiliser le Gouvernement à la casse sociale et économique vécue par tous » indique l’organisation professionnelle départementale qui précise que Nicolas Soleil, vice-président de l’Umih 40 sera le porte de drapeau de l’Umih pour la manifestation de Dax samedi matin à 10h place des 3 pigeons tandis que le président, Alain Bretelle, sera en tête de la mobilisation des commerçants Montois qui se tiendra lundi 23 novembre à 15h et dont le départ est prévu place des arènes à Mont de Marsan pour de terminer sous les fenêtres de la Préfecture. « En cas d’annonces non satisfaisantes de la part du Gouvernement dans le cadre de l’allocution du 26 novembre 2020, un rassemblement national sera organisé à Paris » promet l’Umih. Le GNI appelle également à la mobilisation sur le terrain.

Mise à jour : 15 décembre 2020

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