SOS EXPERTS
Se connecter / S'abonner Espace Abonnés Espace abonnés

SOS Experts > Juridique et Social > Accueil

Covid -19 : principales aides aux CHR et mesures à respecter
la Rédaction de l'Hôtellerie-Restauration


Accueil SOS Experts
Ajouter à mes favoris / Etre alerté Partager :   Partager sur Facebook Partager sur Twitter Envoyer par email

Les actions des professionnels

Par Sylvie Soubes

L’Umih 27 regrette le manque de compréhension du Tribunal du Commerce

Le président de l’Eure, Michaël Schmitt, s’est rendu avec une cinquantaine de professionnels au greffe du Tribunal de Commerce d’Evreux, d’abord pour retirer symboliquement, à l’instar de l’Orne, des formulaires de demande de mise en redressement ou en liquidation. Ensuite pour tenter d’exposer la situation générale du secteur. « Cette autorité pourtant compétente, composée de magistrats qui sont des chefs d'entreprises, qui se veut à notre service et à notre écoute, a refusé de nous laisser entrer. Ils nous ont expulsés en quelques minutes. Tout ce qu’on supporte, aucun autre secteur ne pourrait le supporter. Nous sommes venus dire que nous sommes mal, que c’est plus intense et profond que ce que les services de l’Etat et les gouvernants déclarent. » Le dirigeant syndical est déçu, il aurait aimé un peu de compréhension et de compassion à l’accueil du tribunal face au désarroi des chefs d’entreprise qui l’entouraient. Si leur réouverture n’intervient pas rapidement, « c’est la mort programmée de 33 à 45% des établissements » se désole l’Umih 27 a publié une lettre ouverte au Président de la République et annonce de nouvelles actions beaucoup « plus musclées ».

La lettre ouverte du président de l’Umih Eure

« Je n'ai aucun grief contre vous mais vous pourriez peut-être sortir de l'ignorance ou du déni. C'est pour beaucoup d'entre nous le dernier voyage que celui de se rendre au Tribunal de Commerce. Je ne tiens pas à être le fossoyeur de mes confrères. Vous serez l'invité d'honneur de ce convoi mortuaire pour leur apporter des couronnes. 33 à 45 % des cafetiers, hôteliers, restaurateurs, discothécaires et traiteurs vont mettre la clé sous la porte.  Cela représente 900 000 emplois directs et indirects sur tout le territoire, souvent des emplois peu qualifiés et non délocalisables.  Avec nous, c'est la chute d'un de vos trois piliers La Formation. Nous sommes le second plus gros faiseur d'apprentis en France. Nous sommes le dernier ascenseur social et il ne s'agit pas là de quelques 900 personnes chez Airbus ou Alsthom.  C'est le plus grand plan social que la France n'ait jamais connu, ce sera à inscrire dans le récit national. Je vous épargne la casse humaine et les drames sociaux (faillite, dépression, exclusion, suicide, divorce, précarité, ...). Vous savez que nous nous engageons personnellement par des cautions solidaires, des nantissements, et emmenons femmes et enfants. Je ne répondrai plus de mes confrères le jour où ils auront tout perdu. Avec notre secteur hôtellerie-tourisme (11 % du PIB), ceux sont des secteurs entiers et des filières entières qui vont disparaître.  Les producteurs, les maraîchers, les pêcheurs, les éleveurs, les filières brassicole, cidricole. Même le secteur du luxe note une baisse de 25 % de son marché.  Demain, nous entraînerons avec nous tous les petits commerces. Les centre-ville et centre-bourg sans lumière, sans affluence ni terrasse feront place nette au retour des centres commerciaux. »

Création du collectif Secteur Tourisme pour l’indemnisation des entreprises

Jean-Bernard Falco, président-fondateur de Paris Inn Group, lance le collectif Secteur Tourisme qui veut que l’État s’engage à indemniser les entreprises du tourisme
Le collectif Secteur Tourisme a réuni près d’un millier de membres en 24 heures. Il vient d’être lancé par Jean-Bernard Falco, président-fondateur du groupe hôtelier Paris Inn Group et dont l’objectif est d’obtenir que l’Etat s’engage à indemniser les entreprises du tourisme.  « C’est une question de survie, explique Jean-Bernard Falco. Remettre en cause la légitimité des mesures sanitaires prises par l’État n’est pas de notre ressort, nous demandons juste à ce que leurs conséquences économiques ne soient pas supportées par les acteurs privés et ne mettent pas en péril des centaines de milliers d’emplois à court-terme. »

Leitmotiv du collectif

Après huit mois de bouleversements de l’activité touristique, le secteur du tourisme connait, avec ce second confinement, un nouveau choc brutal et se retrouve encore à l’arrêt. Alors que les prévisions les plus optimistes ne prévoient pas de retour à l’équilibre pour le secteur du tourisme avant mi-2022 au plus tôt, les professionnels du tourisme appellent à la mobilisation au sein d’un collectif, réunissant des salariés, des chefs d’entreprise, des partenaires et des sympathisants.

Les manifestations de professionnels se multiplient en France

La profession vit cette nouvelle période de fermeture et sans visibilité comme une « véritable injustice » déplore l’Umih qui dénonce depuis plusieurs semaines la stigmatisation du secteur. « Les cafés, restaurants, hôtels et discothèques sont la variable d’ajustement des normes sanitaires et payent le plus lourd tribut de cette crise sanitaire ». Selon l’organisation professionnelle, la crise va entrainer au moins 50 000 faillites d’entreprises dans le secteur et 250 000 licenciements.  Sur le terrain, la mobilisation des professionnels se poursuit un peu partout en France pour réclamer la réouverture des établissements. Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu à Marseille dont la dernière en date a rassemblé tous les commerces de proximité. Un calendrier des manifestations prévues ce mois-ci a été publié par l’Umih. La Rochelle, Aurillac, Biarritz, Veauche, Rodez, Douai ont manifesté ce week-end du 20 et 21 novembre, d’autres sont prévues entre le 23 et le 30 novembre à  Tarbes, Grenoble, Mende, Lyon, Brest, Quimper, Mont-de-Marsan, Rennes, Cannes, Lons-le-Saunier, Limoges, Troyes, Besançon, Rouen, Montauban, dans plusieurs villes des Côtes d’Armor, dans l’Yonne, à Bastia en Corse, Clermont-Ferrand, dans les Hautes-Alpes, Nice, Marseille à nouveau, dans le Puy-de-Dôme, Agen et Nantes. 

L’Umih lance un recours contre le décret du 29 octobre.

L’Umih nationale a annoncé qu’elle entamait un recours contre le décret du 29 octobre 2020. Celui-ci a fermé les restaurants et débits de boissons de « type N » mais autorise la restauration collective à poursuivre son activité. L’action va porter notamment sur la rupture du principe d’égalité entre les établissements . « La fermeture administrative de nos restaurants et bars s’appuie sur des raisons sanitaires, or aucune donnée chiffrée ne permet de justifier que les cas de contamination ont été plus nombreux dans ces établissements de type N que dans la restauration collective » précise l’organisation professionnelle, ajoutant : « Les avocats Olivier Chambord et Fabrice Delavoye du cabinet DGD Avocats ont prévu de finaliser le recours avant le 20 novembre prochain. Ce recours est fait conjointement avec l’Umih Nouvelle Aquitaine et l’Umih Gironde ».

L'Umih Orne retire symboliquement 400 dossiers de demande sauvegarde, redressement et liquidation auprès du Tribunal de commerce

Roger Bellier, président de l’Umih Orne, s’est rendu mercredi 18 novembre au Tribunal de Commerce d’Alençon et a été reçu par le président de la chambre consulaire, Jean-Luc Adda. « Nous avons retiré symboliquement 400 dossiers de demande de sauvegarde, de redressement ou de liquidation. Ce geste vise aussi à faire comprendre aux dirigeants d’entreprise qui sont en difficulté qu’ils ont tort de ne pas demander l’aide du Tribunal du Commerce. Il faut y aller le plus tôt possible, surtout dans le contexte actuel » explique le dirigeant syndical qui a organisé un rassemblement pacifique sur l’esplanade, auquel ont participé des représentants des hôtels, des cafés, des restaurants et des discothèques du département. « Nous sommes fermés et des drames se profilent si la situation persiste » termine Roger Bellier.

Pas de réouverture annoncée : les organisations professionnelles appellent à manifester

Des appels à manifester pour la réouverture des CHR et des commerces de proximité sont lancés un peu partout en France pour la semaine prochaine, à l’instar de l’Umih 40. « Nous appelons tous les professionnels CHRD (Cafés Hôtels Restaurants Discothèques et Traiteurs) du département ainsi que les commerces non essentiels fermés administrativement  à rejoindre les manifestations de Dax et Mont de Marsan dans l’objectif de sensibiliser le Gouvernement à la casse sociale et économique vécue par tous » indique l’organisation professionnelle départementale qui précise que Nicolas Soleil, vice-président de l’Umih 40 sera le porte de drapeau de l’Umih pour la manifestation de Dax samedi matin à 10h place des 3 pigeons tandis que le président, Alain Bretelle, sera en tête de la mobilisation des commerçants Montois qui se tiendra lundi 23 novembre à 15h et dont le départ est prévu place des arènes à Mont de Marsan pour de terminer sous les fenêtres de la Préfecture. « En cas d’annonces non satisfaisantes de la part du Gouvernement dans le cadre de l’allocution du 26 novembre 2020, un rassemblement national sera organisé à Paris » promet l’Umih. Le GNI appelle également à la mobilisation sur le terrain.

Mise à jour : 24 novembre 2020

Ajouter à mes favoris / Etre alerté Partager :   Partager sur Facebook Partager sur Twitter Envoyer par email



Poser une nouvelle question

Cocher cette case pour rester anonyme
En cliquant sur publier vous acceptez les conditions générales d'utilisation
Publier

Protection de vos données  -  Signaler un contenu illicite