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Covid -19 : principales aides aux CHR et mesures à respecter
la Rédaction de l'Hôtellerie-Restauration


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Discothèques : réouverture le 9 juillet

Sylvie Soubes

6 juillet - Réouverture, les discothèques font grise mine
Les choses ne se passent pas du tout comme prévu. L’autorisation de réouverture des discothèques à partir du 9 juillet après 16 mois d’arrêt qui aurait dû être un soulagement, tourne au vinaigre. La discothèque de Sabine Ferrand, présidente de l’Umih 41 n’ouvrira pas. «Le pass sanitaire serait utilisable si la plupart des Français étaient vaccinés ce qui n’est pas le cas. Seuls les établissements sur le littoral et principalement dans le Sud vont sans doute rouvrir. En zone rural, ce n’est pas en juillet et août que l’on travaille.» Elle estime que 20 % seulement du parc français lèveront le rideau ce 9 juillet et déplore, de la part du Gouvernement «une méconnaissance totale des activités de la nuit et des clients. Ce sont des gamins fraîchement sortis de hautes écoles qui prennent les décisions, qui n’ont aucune expérience de l’entreprise et qui ont pourtant droit de vie ou de mort sur nous. Il faut cesser de nous parler d’aides. Le PGE, c’est un prêt qui va devoir être remboursé et cela fait un an et demi que les exploitants de discothèques ne touchent aucun salaire. Tout ce qui a été obtenu est passé dans les loyers, les salaires des salariés et autres frais qui ont continué de courir». Outre les difficultés à gérer le pass sanitaire, les tests pratiqués la veille ou au dernier moment seront des freins, même s’ils sont pris en charge par la sécurité sociale. Si voyager s’organise, aller en discothèque se décide au dernier moment. Et les tests ont leur limite. On vient de le voir aux Pays-Bas avec ce cluster qui s’est formé après une soirée en boîte de nuit dans un établissement qui imposait pourtant la présentation d’un test PCR négatif à l’entrée. Sur les 600 participants, 165 ont ensuite été testés positifs selon les médias néerlandais. En France, le 9 juillet ne devrait pas symboliser un vrai retour de la fête.

Nombre de discothèques vont demeurer porte close. C’est le cas à Lille, Calais ou Rennes. Les témoignages se multiplient d’ailleurs dans la presse régionale. David Dartois, gérant de l’Espace, du Delicatessen et du Gatsby, confirme dans actu.Rennes : «On ne peut pas ouvrir dans ces conditions. Ce ne serait pas viable économiquement.» D’autres établissements rennais resteront portes closes comme le Mango Club, la Suite ou le 1988 Live Club confirme l’organe de presse.  Pour le Collectif des discothèques d’Ille-et-Vilaine, les mesures imposées par le protocole sanitaire «ne sont pas techniquement applicables dans des conditions correctes de fonctionnement et compromettent fortement la fréquentation de nos établissements». «Nous, professionnels d’Ille-et-Vilaine, avons décidé après concertation et malgré les nombreuses actions effectuées par le passé visant à la réouverture de nos établissements le maintien de la fermeture des discothèques dans le respect des propositions gouvernementales. Nous sommes désormais dans l’attente d’une situation plus adaptées.» L’autre remontée du terrain concerne certaines directives locales. Consigne aurait été donnée aux services de police et de gendarmerie de veiller à la stricte application du protocole sanitaire en multipliant les contrôles, sous peine de fermeture administrative pour les contrevenants.

26 juin - La soirée test a été annulée au dernier moment. Les organisateurs ont indiqué qu’il n’y avait pas suffisamment d’inscrits.

24 juin - Une soirée test en discothèque va avoir lieu dans deux établissements parisiens
Le Cabaret Sauvage et la Machine du Moulin Rouge vont participer à une soirée test avant la réouverture prévue le 9 juillet. L’idée a été émise par la Mairie de Paris et chagrine les représentants des discothèques. « Je suis très surpris par cette initiative car nous n’avons pas été consultés ni associés à cette démarche alors que c’est nous qui avons travaillé à l’élaboration du protocole sanitaire avec le Gouvernement » déclare Thierry Fontaine, président d’Umih Nuit. Le dirigeant syndical note aussi que les résultats de cette soirée interviendront dans un délai d’un mois à priori, donc après la date de réouverture et rappelle que les syndicats demandaient depuis décembre l’instauration d’une soirée test « qui nous aurait peut-être permis de rouvrir plus tôt ». Cette soirée est prévue samedi 26 juin de 23h à 6h sur inscription. Les personnes retenues devront être vaccinées.

21 juin, 17 heures - Discothèques : réouverture le 9 juillet
Au terme de la réunion de ce lundi 21 juin avec le président de la République, Emmanuel Macron et le secteur des discothèques et des festivals, à laquelle participaient Didier Chenet, Président du GNI, Thierry Fontaine, Président d’Umih Nuit ainsi que des professionnels comme Jean-Roch Pedry ou Tommy Vaudecrane, le GNI et l’Umih, ont publié un communiqué commun. L’essentiel à retenir.

Pour les 2 principales organisations représentant les discothèques en France : « le plus important est de donner la liberté de rouvrir aux discothèques en phase avec ces modalités et de continuer d’accompagner financièrement toutes les discothèques y compris celles qui ne pourront pas rouvrir, soit pour des raisons de rentabilité, soit pour des raisons d’organisation en l’absence de programmation ou de recrutements en temps utile ou de ventilation efficace. »
• Le Président de la République a en effet confirmé que toutes les discothèques continueront d’être indemnisées avec l’aide dite « coûts fixes » qui permet de prendre en charge jusqu’à 90% des charges non couvertes (70% pour les entreprises d’au moins 50 salariés). Une aide dont seules les discothèques bénéficient sans condition de chiffre d’affaires minimum (avec les acteurs de la montagne et les bowlings) au moins jusqu’à la fin aout.
• Le Ministre délégué aux PME s’est en effet engagé à recevoir les organisations professionnelles pendant l’été afin de faire un état des lieux de la réouverture des discothèques et prendre les aménagements nécessaires.
Les 2 organisations saluent la qualité des échanges : « le Président a décidé de faire confiance aux professionnels et il a raison. C’est le meilleur moyen d’éviter que se multiplient les fêtes sauvages sans aucun encadrement COVID mais aussi sans aucune prévention de l’alcool, des drogues ou du harcèlement. Certes le passe sanitaire imposé par le Ministère de la Santé pourra s’avérer dissuasif pour certains clients potentiels mais il permet non seulement l’ouverture mais également l’allégement des mesures à l’intérieur des discothèques ».

Le passe sanitaire concerne les personnes vaccinées ainsi que toutes les personnes…
• Qui justifient ne pas être contaminées à la covid-19 grâce à la preuve d’un test (RT-PCR ou antigénique) négatif de moins de 48h (réalisable dans les pharmacies avec un résultat en 15 Min ou devant l’établissement).
• Ou qui justifient avoir été contaminées par la covid-19 et n’être pas contagieuses (en disposant au contraire d’anticorps) grâce à une preuve datant d'au moins 15 jours et de moins de 6 mois.
Il est à noter également que les clients pourront justifier de leur passe sanitaire soit au moyen de l’impression papier de leur preuve soit au moyen de l’application TousAntiCovid qui permet de stocker ces documents et de les avoir sous la main.

Leur analyse sur le passe sanitaire

• Pour Thierry Fontaine : « Compte tenu de la propension de la jeunesse française à se faire vacciner, le passe sanitaire ne devrait pas être un frein à la réouverture des discothèques. Surtout si les maires décident de mettre en place des opérations de dépistage cet été afin que nos concitoyens puissent se préparer à faire la fête le soir venu. »
• Pour Didier Chenet : « Le passe sanitaire pourrait même s’avérer être un vrai moyen d’inciter les français à revenir en boite de nuit.  Il n’y a que dans les discothèques où le port du masque ne sera pas obligatoire. C’est la vraie contrepartie au passe sanitaire. Ce gage de sécurité nous permet de sortir un vrai atout au moment de choisir son lieu de danse et de fête. »

Concernant les masques

• Le Gouvernement a accepté d’en recommander le port au sein des discothèques sans pour autant choisir de l’imposer sur la piste de danse comme au moment de consommer. C’était une demande forte des professionnels.
• Les règles du port du masque et la consommation assise sont maintenues dans les bars et restaurants qu’ils soient festifs ou non
• Les discothèques seront soumises au passe sanitaire sans seuil d’effectifs alors que pour tous les autres ERP le passe sanitaire ne s’impose qu’au-delà de 1000 personnes accueillies simultanément

En conclusion : « Le protocole sanitaire des discothèques est à la hauteur des attentes du plus grand nombre et permettra de garantir la responsabilité des chefs d’entreprise tant au regard de leurs employés que de leurs clients. Il appartient maintenant à chaque exploitant de discothèques d’apprécier sa capacité à ouvrir son établissement dans le respect du protocole sanitaire et de son équilibre économique et financier. Nous pensons qu’il y aura au moins 1 discothèque sur 5 qui fera le choix d’ouvrir dans un premier temps et qu’il fallait enclencher la dynamique. Nos concitoyens nous attendent, à nous de ne pas les décevoir. »

21 juin - Le ministre chargé des TPE et des PME, Alain Griset, et la ministre de la culture, Roselyne Bachelot, se sont exprimés au terme de la réunion qui a eu lieu ce lundi 21 juin avec le président de la République, Emmanuel Macron et les représentants des organisations professionnelles des secteurs concernés. Les discothèques sont fermées depuis 15 mois.

Alain Griset : « Ça a été une période difficile, je veux leur rendre hommage, ils ont fait preuve de courage et de résilience. Mais aussi une longue attente pour les jeunes et tous ceux qui veulent s’amuser. Nous avons fait un gros travail d’accompagnement. Entre juillet et décembre, c’est le secteur qui a été le plus soutenu (fonds de solidarité). L’idée est de permettre aux jeunes et moins jeunes de faire la fête en sécurité, des mesures vont être prises par les discothèques. Nous avons prévu de faire un point avec le président de la République et Roselyne Bachelot en septembre ».

Les annonces

• Les discothèques continueront d’être accompagnées tant qu’il y aura des mesures sanitaires de contraintes
• Les discothèques vont pouvoir rouvrir le 9 juillet, avec un accès réservé à ceux qui pourront produire un pass sanitaire.
• Les discothèques pourront accueillir 100 % de leur capacité en extérieur, 75 % en intérieur.
• Le port du masque ne sera pas obligatoire en intérieur.
• Rappel : le pass sanitaire n’est pas un passeport vaccinal (vaccination complète, test antigénique ou avoir des réponses immunitaires qui protègent).
• Des barnums de tests sont envisagés à l’entrée des discothèques
• Téléchargement et activation obligatoire de TousAntiCovid Signal, le cahier de rappel numérique

« Nous sommes enfin sortis de 15 mois de souffrance, avec une jauge moins dégradée que ce qui avait été arrêté » lâche, soulagé, le président d’Umih Nuit, Thierry Fontaine, au terme de la réunion à l’Elysée. Pour Thierry Fontaine, au-delà d’avoir enfin une date « la grande victoire, c’est l’absence de masque à l’intérieur ». Il sera recommandé mais pas obligatoire. « Un pass sanitaire sera nécessaire pour entrer dans les établissements ». Comme l’a rappelé Roselyne Bachelot, le pass sanitaire n’est pas un passeport de vaccination mais un justificatif permettant de savoir si on est vacciné, si on est porteur des anticorps ou que l’on n’est pas porteur du virus. « Grâce à ce pass sanitaire, les principales contraintes tombent » affirme le responsable syndical qui estime que 50% des établissements vont pouvoir reprendre leur activité dès le 9 juillet et que les autres attendront septembre. Des problèmes de personnels ou de ventilation vont intervenir mais c’est surtout l’absence de clientèles en été dans les grandes villes qui devrait expliquer ce pourcentage. « Ces exploitants ne vont pas rouvrir juste pour trois semaines, sachant les discothèques dans les zones urbaines sont pour la plupart fermées au mois d’août. C’est la période creuse. Heureusement, les aides sont maintenues jusqu’à la fin août ce qui va permettre à l’ensemble des établissements de repartir sur de bonnes bases à la rentrée. » Alain Griset a également précisé que des « mesures vont être prises par les discothèques » pour la clientèle puisse faire la fête en « sécurité ». Thierry Fontaine l’affirme, « il n’est pas question que nous soyons pointés du doigt ou représentions un cluster. Nos salariés auront, par exemple, toujours l’obligation de porter le masque ». Le protocole sanitaire définitif devrait être publié rapidement.

Mise à jour : 6 juillet 2021

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