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André PICCA    Mercredi 24 juin 2020 09:47
Masques pendant le service en terrasse : quels sont les retours d'expérience ?

Quels sont les retours d'expérience ?
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André PICCA    Mercredi 24 juin 2020 09:49

Visiblement, en terrasse et ailleurs, il s'agit de zigzaguer entre les embûches.
Je vous propose de vivre la 1ère heure de la journée de l'Homo Covidus, directeur de restaurant.
Avant de quitter son domicile, l’Homo Covidus lorgne sur la charte sanitaire à appliquer dans les transports en commun. Puis, il rejoint sa ligne habituelle. L’air y est redevenu irrespirable, cette fois-ci, c’est le masque qui est en cause, incompatible avec la chaleur. D’ailleurs, à la matinale tv du jour, le sujet portait sur les consignes à suivre en cas de forte chaleur, et par catégorie de population. C’est sûr, bientôt, vont fleurir les cryptogrammes.
Sur son trajet, Homo Covidus consulte ses mails, dont celui présentant les consignes à respecter par les organisateurs de rassemblements sportifs. Son club de randonnée est concerné par cette affiche aux cryptogrammes bien connus. Homo Covidus engage sa responsabilité en cas d’incident dû à la chaleur.
En avance sur son trajet, Homo Covidus arpente le boulevard où ses confrères cafetiers et restaurateurs s’affairent de bonne heure. Par acquit de conscience, il revisite la charte sanitaire de sa profession, restaurateur.
Arrivé devant la 1ère terrasse bien occupée par des clients, l’ensemble des personnes, patron, serveurs, clients se sentent en confiance : personne n’est masqué. Homo Covidus s’interroge sur cette quiétude.
2e terrasse : le personnel de service descend avec prudence les 4 marches qui le séparent des clients, parfois en trébuchant le plateau à la main. Renseignements pris, soit on regarde où l’on met ses pieds, soit on anticipe le trajet en regardant à 3 m devant soi. En effet, il est impossible de faire les 2 à la fois quand la vue est gênée par le masque.
3e terrasse : toute l’équipe porte des visières, mais, selon les scientifiques, cette protection n’est pas conforme.
4e terrasse : ici, on anticipe le soleil : casquette, lunettes de soleil et masque. C’est là que Homo Covidus décide de prendre un café. Le fond sonore de la circulation empêche les serveurs d’être entendus par le client. L’un baisse son masque pour parler, un autre hurle.
5e rassemblement : quelques personnes discutent, à bonne distance. Là, il s’agit de ceux qui appliquent à la lettre les gestes de protection, il ne leur viendra pas l’idée d’entrer dans un café.
6e rassemblement : c’est la file d’attente pour entrer dans la salle de concours des écoles d’infirmières, et il repense aux alertes, aux suppliques du milieu médical.
7e rassemblement : 3 de ses collaborateurs sont devant la porte de son restaurant et attendent l’ouverture des portes, ils trouvent leur boss bien pensif ! « Bonjour ! Bienvenus en Covidie, dans un monde à inventer, en toute sécurité ! »
NB : Étymologiquement, le mot « restaurant » vient du mot « restaurer », qui au 12e siècle, signifiait « remettre en état », « remettre debout ».

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Rita    Mercredi 01 juillet 2020 19:31

Bonjour monsieur Picca, et félicitations pour ce vivant reportage, illustrant bien comment chacun choisit de s'arranger avec la complexité de la situation... et d'en assumer les conséquences ?

Voici ma contribution.

Dans notre petit Glacier-Restaurant saisonnier, de moins de 50 places, employant de 2 à 7 salariés en été
- le DUERP a bien entendu été mis à jour et les Plans de Nettoyage renforcés ;
- le personnel a reçu/reçoit au fur et à mesure de son intégration, une formation, sur place et par mails, renforcée par des panneaux contextuels aux différents postes ;
- des distributeurs de gel hydroalcoolique et/ou de savon et d’essuyage jetable sont disposés aux 2 entrées de l’établissement et aux sanitaires ;
- un affichage simplifié, repris sur notre page Facebook, informe les clients sur les gestes-barrières, l’importance de réserver pour gérer l’affluence, l’encaissement à la table ;
- les tables ont été espacées y compris sur la terrasse, et des repères de distanciation posés au sol dans les espaces de circulation ;
- l’offre commerciale a été réduite pour tenir sur un set de table plastifié, désinfecté comme la table et les chaises à chaque changement de client.

Pour ce qui est des MASQUES, nous en avons bien sûr fourni à tous les personnels (le modèle « grand public » agréé pour 20 lavages, celui qu’il fallait retirer « en avant-première » à La Poste), entretien à notre charge évidemment.
- l’une le trouve trop chaud, elle préfère le masque chirurgical jetable : dans une toute petite cuisine où les sources de chaleurs rajoutent à la température ambiante, on la comprend
- l’autre le trouve « pas beau », elle vient chaque jour avec le sien propre, assorti à sa tenue : pourquoi pas, mais comment vérifier qu’elle l’entretient correctement ?
- Personnellement, j’ai développé une telle réaction cutanée que tout le bas de mon visage rappelait les fesses de mon bébé quand elle faisait ses dents. J’ai essayé plusieurs matières, de le changer toutes les 2 heures, d’utiliser du liniment pour isoler ma peau : rien à faire, et mon médecin lui-même ne trouve aucun remède efficace : ce serait dû à la chaleur humide – que cette météo orageuse n’arrange pas.

Mais j’ai trouvé, chez notre fournisseur d'hygiène Sanipousse, des visières Ecran Anti-Projections, couvrant à la fois le nez la bouche et le menton, que cette société propose comme alternative au masque "grand public" ou chirurgical.
En conjuguant respect des distances PLUS visière nez-bouche, je pense contribuer à la protection de mes vis-à-vis.
Et, porteuse de verres correcteurs, je compte sur ceux-ci pour me protéger d’une éventuelle contamination par gouttelettes d’autrui.

Autre avantage de la visière sur le masque, au regard des obligations d’ACCESSIBILITE : les clients atteints comme moi de presbyacousie, voire de surdité, ne sont plus privés de la lecture labiale, indispensable à une bonne compréhension. Et que dire du sourire !

Je suis bien consciente que certains trouveront à redire à cette substitution, mais si toutes les autres mesures, notamment la distanciation et l’hygiène manuelle, sont appliquées strictement, c’est toujours mieux qu’un Arrêt de Travail ou une inaptitude, et nos clients nous manifestent plus d’intérêt que de doutes devant cet aménagement des mesures COVID.

Si d'autres ont des idées, pourquoi ne pas les partager ?



André PICCA    Vendredi 03 juillet 2020 18:24

Bonsoirr Rita, votre expérience est riche, souhaitons que ce retour d'expériences sera utile à d'autres professionnels.

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Michel AMSELLEM    Lundi 31 août 2020 11:05

une majorité des restaurateurs utilisent le masque transparent qui se pose sur le menton accroché aux oreilles et qui couvre la bouche et le nez en ayant l'avantage de voir le sourire des serveurs et de mieux respirer
Je n'arrive pas a trouver sur internet si l'on peut porter ces masques bien qu'ils soient distribués par des magasins spécialisés professionels tel que RETIF et d'autres ...
Merci de me donner votre avis
Michel Amsellem ILE DU GUA SUITES

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André PICCA    Lundi 31 août 2020 16:01

Bonjour Michel, vous avez raison, moi aussi j'ai observé et questionné le personnel de service. j'ai aussi fait l'acquisition d'une visière frontale, encombrante lorsque l'on est en mouvement, et une visière inversée de menton. C'est l'objet dont vous parler, et personnellement, je me déplace avec cet outil, sauf dans mes rendez-vous médicaux où je privilégie le masque.
Le métier de serveur est un métier sportif (jusqu'à 14 kms par jour), se priver d'oxygène augmente le niveau de fatigue, et ne correspond pas aux besoins dans l'effort. C'est un terrain favorable aux soucis cardiaques. Il suffit d'écouter les récents arguments des cyclistes, ces derniers jours. je suis atterré par les préoccupations partagées par les serveurs, dans les formations que je réalise en visio-conférence actuellement. Pratiquant le cyclisme, je me suis insurgé aussi. Pour répondre à votre question, j'ai eu une livraison rapide de la visière inversée, de la part de Ouestélio à Brest.

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