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Evaluer, acheter et vendre un fonds de commerce en CHR (avec tableur d’estimation)
Jean Castell


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Pierre Bleuzen    Jeudi 26 mars 2020 20:13
Coronovirus - signature fonds de commerce après confinement : la valeur ne sera plus la même, qu'en penser ?

Bonjour
J?ai fait une offre sur un Resto acceptée par le vendeur.
Le compromis devait être signé après la date de confinement.
Vu la situation, j?estime que la valeur du commerce n?est plus la même !
Qu?elle est votre approche ?
Cdt
Merci pour votre réponse

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jean CASTELL    Vendredi 27 mars 2020 12:53

Bonjour Pierre,

Commençons par l'aspect juridique: une offre d'achat n'a pas la même valeur juridique qu'un compromis de vente et il semble après consultation de ma documentation que l'offre d'achat n'ait qu'une valeur morale mais pas pénale. Vous pourriez donc refuser d'aller plus avant d'autant plus que nous sommes dans un cas de force majeur. Naturellement n'étant pas avocat je vous recommande de vérifier.

Passons à l'aspect transaction: Suivant l'adage: on évalue une affaire sur son passé et on l'achète pour son avenir. Il est clair que le passé de ce restaurant est immuable et que plusieurs des éléments importants continuent d'exister comme tous les éléments corporels et un grand nombre d'éléments incorporels (enseigne, notoriété etc…..). En fait la question que vous vous posez et à laquelle personne ne peut apporter une réponse est: en combien de temps vais-je retrouver au minimum l'activité qui était celle avant la fermeture décidée par les ordonnances?

Dans ce contexte il n'y a pas vraiment de raison de faire supporter au vendeur une pénalisation quelconque qui se traduirait par une baisse du prix de vente et pour un motif qui s'est imposé à lui et dont il n'est pas responsable. L'argument de mon point de vue n'est pas recevable d'autant plus que l'on sait que tout changement de direction dans une affaire entraîne durant quelques mois une chute de chiffre d'affaires avec le départ des clients qui pensent que c'était mieux avant et l'arrivée de ceux qui trouvent que c'est mieux maintenant. De plus il est à remarquer que les clients ne peuvent tester un autre restaurant et prendre de nouvelles habitudes puisque tout le monde est fermé!

Bon et maintenant? Il faut vous interroger voulez-vous toujours acheter cette affaire? La stratégie que vous vouliez mettre en œuvre est- elle remise en cause par la fermeture? Y-a- t-il une raison objectives qui empêcherait l'affaire de redémarrer? Si la première réponse est oui et les autres non, vous connaissez un petit coup d'angoisse bien connu de ceux qui se lance dans une nouvelle expérience. Alors allez en parler avec le vendeur autour d'un verre et vous trouverez certainement un compromis raisonnable et acceptable pour les deux.

Bon courage!

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Pierre    Mardi 12 mai 2020 16:57

Bonjour
comment déterminer la valeur d'une brasserie suite à cette crise sanitaire. Garde-t-on les mêmes ratios x fois l'EBE, % du CA ...ETC..
Avec le risque de revoir des périodes de confinement revenir ?
Avec une exploitation plus compliquée sanitairement parlant.
Avec les mesures de distanciation qui réduisent le nombre de clients que l'on peut recevoir.
tout ces points influent sur la rentabilité et sur le futur investissement.
sans oublié des banques plus frileuses pour délivrer les financement .
cdt
Pierrick



PIERRE ARNAUD    Mardi 12 mai 2020 19:49

JE DOIT FAIRE UNE DONATION DE MES PARTS A MA FILLE ONT LES AS ESTIMÉE 280000 EUROS
AVANT LE COVID 19
DOIT ON REVOIR LE MONTANT OU RESTER SUR LE MEME BASE CAR NOUS AVONS EMPRUNTER 180000 EUROS GARANTIE PAR L ETAT CAR CELA PROUVE QUE NOTRE AFFAIRE EST TRES VIABLE
MERCI DE VOTRE REPONSE

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jean CASTELL    Mercredi 19 août 2020 18:42

@Pierre
Je vous réponds un peu tard et vous prie de bien vouloir m'en excuser. Avec la Covid19 et ses conséquences nous vivons pour notre secteur professionnel une situation inédite, singulière, déstabilisante mais pas une révolution. En effet nous sommes davantage préoccupés par l'incertitude d'un retour à la normale plutôt que par une disparition de nos activités. Que je sache les brasseries ne sont pas appelées à disparaitre dans les années à venir pour être remplacées par un moyen encore inconnu à ce jour. Quelles aient à évoluer est une autre discussion. D'autres secteurs, métiers, sont beaucoup plus impactés par les évolutions numériques qui mettraient en cause leur existence même : Expert-comptable, Assistant juridique, Trader, Représentant de commerce, Agent immobilier, Courtier en assurances sont considérés dans une étude récente comme des professions appelées à disparaitre.
Ce préambule étant posé je ne crois donc pas qu’il faille modifier, encore moins abandonner, les ratios dont vous faites allusion (EBE, % CA etc…) qui empiriquement pour la plupart et économiquement pour les autres ont montré leur efficacité.
Ecartons le risque inhérent à tout achat qui ne peut être gommé. Dans notre situation et du fait de décisions gouvernementales pour lutter contre l’extension de la pandémie le risque est plus important de ne pouvoir travailler normalement (application des gestes barrières, confinement…). Encore faut-il prendre en compte, les mesures d’accompagnement du gouvernement qui tendent à diminuer l’impact des conséquences économiques et financières de la pandémie sur les résultats des entreprises (Chômage partiel, Aides diverses, PGE, …). Mais le risque existe toujours et il est manifestement plus grand en cette période. Il doit inciter chaque partie à analyser plus finement leur intérêt à acheter et à vendre.
A ce stade que reste-il en présence ? L’envie d’acheter d’un côté avec un prévisionnel revu et corrigé et l’envie de vendre d’autre part pour atteindre plus ou moins rapidement la nouvelle vie imaginée. Nous en revenons à une négociation classique autour d’un prix d’équilibre chacun ayant déterminé sa marge de manœuvre !

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jean CASTELL    Mercredi 19 août 2020 18:48

@Pierre Arnaud

Mes excuses également pour la réponse tardive. Votre question dépasse largement le cadre de mon blog. Aussi, mais sans doute l'avez vous déjà fait, je vous conseille d'en parler avec votre notaire et votre expert comptable car modifier l’évaluation des parts peut avoir des répercussions fiscales et juridiques importantes pour vous et votre fille et qu’il faut appréhender avec des conseils spécialisés.


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jean CASTELL    Mercredi 19 août 2020 18:48

@Pierre
Je vous réponds un peu tard et vous prie de bien vouloir m'en excuser. Avec la Covid19 et ses conséquences nous vivons pour notre secteur professionnel une situation inédite, singulière, déstabilisante mais pas une révolution. En effet nous sommes davantage préoccupés par l'incertitude d'un retour à la normale plutôt que par une disparition de nos activités. Que je sache les brasseries ne sont pas appelées à disparaitre dans les années à venir pour être remplacées par un moyen encore inconnu à ce jour. Quelles aient à évoluer est une autre discussion. D'autres secteurs, métiers, sont beaucoup plus impactés par les évolutions numériques qui mettraient en cause leur existence même : Expert-comptable, Assistant juridique, Trader, Représentant de commerce, Agent immobilier, Courtier en assurances sont considérés dans une étude récente comme des professions appelées à disparaitre.
Ce préambule étant posé je ne crois donc pas qu’il faille modifier, encore moins abandonner, les ratios dont vous faites allusion (EBE, % CA etc…) qui empiriquement pour la plupart et économiquement pour les autres ont montré leur efficacité.
Ecartons le risque inhérent à tout achat qui ne peut être gommé. Dans notre situation et du fait de décisions gouvernementales pour lutter contre l’extension de la pandémie le risque est plus important de ne pouvoir travailler normalement (application des gestes barrières, confinement…). Encore faut-il prendre en compte, les mesures d’accompagnement du gouvernement qui tendent à diminuer l’impact des conséquences économiques et financières de la pandémie sur les résultats des entreprises (Chômage partiel, Aides diverses, PGE, …). Mais le risque existe toujours et il est manifestement plus grand en cette période. Il doit inciter chaque partie à analyser plus finement leur intérêt à acheter et à vendre.
A ce stade que reste-il en présence ? L’envie d’acheter d’un côté avec un prévisionnel revu et corrigé et l’envie de vendre d’autre part pour atteindre plus ou moins rapidement la nouvelle vie imaginée. Nous en revenons à une négociation classique autour d’un prix d’équilibre chacun ayant déterminé sa marge de manœuvre !

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