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La Villa Royale à Paris
Un style néo baroque
Récemment rénovée, La Villa Royale offre un décor
riche et flamboyant, inspiré de l'époque du Moulin Rouge et du french cancan. Visite du
nouvel hôtel 4 étoiles de la place Pigalle. zzz46b
Cécile Junod
Photos Grégoire Gardette

Détail déco du salon.
Créé en 1879, ce magnifique
établissement a accueilli dès le XIXe siècle d'illustres hôtes tels que
Toulouse-Lautrec, Degas ou Renoir, voisins du lieu. Aujourd'hui, le groupe Les Hôtels de
Paris l'a totalement restauré. La Villa Royale surplombe désormais fièrement la place
Pigalle.
Imaginées par les décorateurs, Christine Derory et Raymond Morel (Groupe LRD Interior
Design, implanté à Villefranche-sur-Saône), les 34 chambres sont toutes inspirées de
la surprenante et extravagante époque du Moulin Rouge, lorsque les danseuses de french
cancan animaient les soirées parisiennes.
Dès l'entrée, trois salons très cosy permettent aux visiteurs de se détendre dans de
confortables fauteuils crapaud. Lustres à pampilles multicolores, meubles chinés chez
les antiquaires, têtes de lit ornées de précieux drapés, tissus pourpres tendus aux
murs, moquettes épaisses, poignées de porte en cristal, restituent l'ambiance à la fois
baroque et fastueuse de cette époque. Eclairage tamisé, ambiance feutrée, portes
épaisses, tout est conçu pour offrir un agréable confort. A découvrir absolument la
chambre 'Michou', seule chambre de couleur bleue, nichée dans la tourelle de l'hôtel,
sous les toits. Dès que l'on s'allonge, on peut contempler le plafond en forme de dôme
sur lequel a été peint le ciel d'une nuit étoilée. Dans chaque chambre, un tableau
orné d'un cadre aux moulures dorées abrite un écran plasma permettant de regarder plus
de 100 chaînes de télévision française, et internationale, via le câble et le
satellite. Séparée de la chambre par une cloison en verre sablé, chaque salle de bains
est décorée de marbre gris, vert ou rouge. De la grande baignoire équipée d'un
système de jacuzzi, on peut apercevoir par la fenêtre la célèbre butte Montmartre.
Comble du charme, certaines chambres bénéficient d'une cheminée à gaz
télécommandée, pour se prélasser au coin du feu. Posé sur la table de chevet, un
téléphone sans fil, designé par B.O., permet de téléphoner et de circuler sans
contrainte dans la chambre. n
La Villa Royale
2, rue Duperré
angle 13, place Pigalle
75009 Paris
Tél. : 01 55 31 78 78
Web : www.leshotelsdeparis.com |

Déclinaison de rouges pour les chambres.
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Séparée de la chambre par une cloison en verre sablé, chaque salle de bains est
décorée de marbre gris, vert ou rouge.
Le néobaroque :
La contre-valeur absolue du modernisme
Caractérisé par la liberté des formes et la profusion des
ornements, le baroque laisse libre cours à la sensibilité et la fantaisie. Aujourd'hui,
il s'oppose à la modernité, et réapparaît sous des formes ludiques et éclectiques. Un
style à vivre avec humour.
Mal jugé au cours de ces dernières décennies, l'ornement était tenu pour synonyme
de vieilleries, fioritures et tarabiscotages insensés. Nous étions dans une époque où
l'on croyait fermement en l'imaginaire d'un futur utopique, avec progrès continu vers le
meilleur des mondes. On avait aveuglément confiance en l'invention technologique et l'on
ne pouvait que professer le goût de l'innovation, en le perfectionnement des matériaux,
l'intégration des fonctions, le tout dans des espaces épurés où régnaient en maître
absolu, lignes droites et angles saillants.
Mais le temps est venu où le futur ne rassure plus. L'avenir est insensiblement devenu
synonyme de menace, de déperdition et de dépression. Aussi est né un autre rapport au
passé, à l'héritage et
à la tradition. Plus qu'un mouvement de réaction, il s'agit là de la réparation
légitime d'oublis.
Né au XVIe siècle, puis développé au XVIIe et XVIIIe siècles, d'abord en Italie,
puis dans de nombreux pays catholiques, le style baroque se caractérise par la liberté
des formes et la profusion des ornements. Coquilles, anges, palmes et autres colonnes
torses, ont été travaillés et retravaillés au cours du temps. On les a compliqués,
puis affinés sous le rococo, pour les alourdir à la fin du XIXe siècle et enfin, les
laisser proliférer dans l'éclectisme.
En opposition au culte de l'angle droit, le baroque, c'est aussi le règne de la
courbe, le goût de l'effet théâtral, la sensualité des textures, l'usage dramatique de
la lumière, un mélange fantaisiste de tout et surtout une définition ludique de la
réalité.
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Des styles différents pour
raconter Paris
Amoureux de la capitale, le groupe Les Hôtels de Paris a pris le parti de raconter
l'histoire de la Ville lumière au travers de ses hôtels 3 et 4 étoiles.
w La Villa Eugénie conte les secrets de l'impératrice dans
un décor au pur style Napoléon III. La Villa Panthéon invite à découvrir le Paris
haussmanien.
w La Villa Opéra Drouot séduit par son charme fin de
siècle.
w La Villa Beaumarchais au décor de pavillon de chasse
royale tire son inspiration d'éléments forts du quartier comme la Maison de la Chasse.
w La Villa Lutèce Port Royal n'est rien d'autre qu'un
hommage au Paris littéraire.
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L'Hôtellerie Restauration n° 2838 Magazine 11 Septembre
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