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Jérôme Durand au DefenderChef barman à 30 ans !
m Sylvie Soubes
Non, Jérôme n'est pas issu du sérail. Son cursus scolaire l'a en outre conduit à un bac pro vente. Rien en vérité ne le prédestinait au métier de barman jusqu'au jour où celui-ci s'est frotté au secteur en travaillant, "par hasard", le week-end derrière un bar. Le voici qui décide alors de retourner sur les bancs de l'école et obtient un CAP café-bar-brasserie. "J'ai mis du temps à savoir ce que je voulais professionnellement, mais lorsque je me suis décidé, j'y suis allé à fond." En 1993, Jérôme fait ses débuts au Grand Casino de La Baule. En 1995, il débarque dans la capitale. Il commence son aventure parisienne au Jazz Club du Méridien Etoile, avant d'entrer dans l'équipe de Christian Simon au Concorde Lafayette. "Je lui dois énormément, confie-t-il. C'est à ses côtés que j'ai tout appris et que j'ai découvert l'art du cocktail." Après 6 ans au Panoramique, notre barman, devenu entre-temps chef barman, se voit proposer la tête du bar Le Defender à l'Hôtel du Louvre. Autre établissement du groupe Concorde. Autres responsabilités. "Ce bar ouvre dès 7 heures et ferme à 1 heure du matin. Une plage horaire assez large qui nécessite plusieurs types d'activités. Nous avons en matinée une clientèle pour le petit-déjeuner, qui se compose principalement de personnes qui travaillent dans le quartier, et qui restent rarement plus de 20 minutes. Cette clientèle revient de plus en plus à midi pour nos clubs sandwiches, et en fin d'après-midi, autour d'un cocktail." Jérôme Durand est un homme du soir qui aime se retrouver en présence d'habitués. "C'est important de voir les gens revenir souvent, cela veut dire qu'ils se sentent bien, et que nous savons leur apporter suffisamment de dépaysement pour qu'ils ne s'ennuient pas." Un lundi sur deux, Jérôme Durand met en place des soirées ayant pour thème la bossa-nova. Les alcools blancs coulent alors à flots. "Nous avons en fait une clientèle assez jeune, assez contemporaine, et tout ce qui touche à l'univers cubain, à l'Amérique latine, lui plaît énormément. Nous passons ici beaucoup de cachaça, de rhum de La Havane..." Il sourit. "Notre objectif n'est pas d'être uniquement un bar de grand hôtel. Nous voulons capter la clientèle parisienne et réaffirmer haut et fort la personnalité du lieu." Déclencher la découverte
Article précédent - Article suivant Vos commentaires : cliquez sur le Forum des Blogs des Experts L'Hôtellerie n° 2742 Magazine 1er Novembre 2001 | ||||||||||||||||