|
|
|
 |
 |
 |
 |
 |

du 25 decembre 2003 |
COURRIER DES
LECTEURS |
Ouvrages imputables sur la
participation à la formation professionnelle
Etant restaurateur, je souhaiterais
savoir si je peux imputer sur le montant de la participation à la formation
professionnelle le coût de mon abonnement à L'Hôtellerie. Dans l'affirmative,
est-il possible d'imputer également des ouvrages que j'achète dans le cadre de mon
activité ? (L.M. de Nantes)
Il est vrai que tous les employeurs ont l'obligation de participer au financement de la
formation professionnelle continue. Le montant de cette participation est égal à 0,15 %
de la masse salariale pour les entreprises de moins de 10 salariés et de 1,15 % pour
celles qui ont plus de 10 salariés. Certaines dépenses de formation peuvent s'imputer
sur cette participation, et par conséquent, réduire d'autant les sommes dues.
Une circulaire n° 471 du 17 août 1989 a défini les conditions dans lesquelles le coût
des abonnements à des publications scientifiques, techniques, financières et
économiques de la presse spécialisée pouvait être pris en charge, au titre de la
participation à la formation professionnelle.
Ce texte prévoit qu'il est possible d'imputer ces dépenses sur la participation à la
formation professionnelle dès lors que ces publications sont en relation avec l'activité
de l'entreprise et que leur choix s'inscrit dans le cadre de la concertation sociale de
l'entreprise.
L'Hôtellerie étant une revue professionnelle, il est donc parfaitement possible
d'imputer sur le montant de la participation à la formation professionnelle le coût de
votre abonnement à L'Hôtellerie ainsi que celui de vos collaborateurs d'ailleurs.
Quant aux ouvrages professionnels, une réponse ministérielle à Godfrain, publiée dans
le JO Assemblée nationale du 30 mai 1994 p. 2 758, est venue préciser la position
de l'administration.
En effet, cette dernière admet que l'on puisse étendre ces règles particulières
d'imputabilité à la prise en charge du coût des ouvrages répondant aux mêmes
caractéristiques, c'est-à-dire lorsqu'ils relèvent des domaines scientifiques,
techniques, financiers ou économiques. La distinction fondée sur le caractère
périodique ou non de la publication du support de l'information n'apparaît pas comme un
critère déterminant au regard de l'objectif recherché. zzz66e
Où se procurer des huîtres
de Bouzigues ?
J'ai lu dans L'Hôtellerie
magazine n° 2850 du 4 décembre 2003 un article sur les huîtres de Bouzigues.
Pourriez-vous me communiquer les coordonnées des deux fournisseurs que vous citez ? Merci
par avance. (D.M. de Montpellier)
Les huîtres de Bouzigues sont produites dans la lagune de Thau selon une méthode
unique en France. Ces huîtres, charnues, croquantes et fondantes à la fois, présentent
une délicate saveur de noisette. Gaec Le Rocher et la SCA Josi-Mar (médaille d'argent du
concours Agricole en 1999) sont en mesure de vous approvisionner dans ce produit de haute
qualité.
Gaec Le Rocher
Port de Loupian
BP 66
34140 Meze
Tél. : 04 67 43 08 50 - Fax : 04 67 18 73 39 |
SCA Josi-Mar
5, rue le Chevaleret
34140 Meze
Tél. : 04 67 43 92 03 zzz44h |
Où se procurer Le Grand Livre El Bulli
?
Dans votre hebdomadaire n° 2843 du
16 octobre 2003, vous nous informez que Le Grand Livre El Bulli 1998-2003 en
français sera disponible dans les librairies spécialisées notamment. Auriez-vous une
adresse où je pourrais l'acheter ? (T.L. de Paris)
Ce livre est désormais disponible à la Librairie Gourmande à Paris, librairie
spécialisée en gastronomie et nologie, que vous pouvez contacter aux coordonnées
suivantes :
Librairie Gourmande
4, rue Dante
75005 Paris
Tél. : 01 43 54 37 27 - Fax : 01 43 54 31 16
NB : Si vous n'habitez pas à Paris, vous pouvez tout de même commander ce livre
auprès de cette librairie sur son site Internet www.librairie-gourmande.fr zzz82 |
Comment sont fixés les honoraires d'avocats ?
J'ai
fait appel à un avocat pour me défendre devant le conseil de prud'hommes contre mon
employeur qui m'a licencié. Dans sa convention d'honoraires, celui-ci me propose un
honoraire principal à 912 e TTC, et des honoraires de résultat fixés à 10 % des
dommages-intérêts perçus. Il ajoute à cela 19,6 % de TVA. L'honoraire principal me
paraît raisonnable... Mais que penser des honoraires de résultat : 10 % + la TVA ?
N'est-ce pas excessif ? Existe-t-il un barème pour les honoraires d'avocats ? (Lilian
sur le Forum de L'Hôtellerie)
Il n'existe pas de barème réglementaire pour les honoraires d'avocats. C'est la loi
du 31 décembre 1971, portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques,
qui fixe les règles relatives à la tarification des honoraires d'avocats. Dans son
article 10, cette loi prévoit que "les honoraires de consultation, d'assistance,
de conseil, de rédaction d'actes juridiques sous seing privé et de plaidoirie sont
fixés en accord avec le client". Les honoraires d'avocats sont donc libres et
négociables. En pratique, ils sont fixés en accord avec le client dans une convention
d'honoraires.
L'avocat doit néanmoins respecter certaines limites. Il faut savoir qu'il lui est
notamment interdit de proposer des honoraires basés uniquement sur un pourcentage des
sommes gagnées au procès.
Par contre, une convention d'honoraires peut parfaitement prévoir un honoraire principal
fixe, et un honoraire complémentaire en fonction du résultat obtenu, c'est-à-dire basé
sur un pourcentage des sommes gagnées au procès (art. 10 de la loi du 31 décembre
1971). Dans votre cas, la convention d'honoraires se compose d'un honoraire fixe et d'un
honoraire de résultat. Cela est conforme à la loi.
Quant au montant des honoraires, il est fixé en fonction de la notoriété et de
l'expérience de l'avocat, de la complexité du dossier, du montant du litige, des
ressources du client. Dans votre cas, l'honoraire de résultat est fixé à 10 % des
dommages et intérêts obtenus. Sachez que cela est à votre avantage, car il arrive
souvent que les conventions d'honoraires appliquent ce pourcentage à toutes les sommes
gagnées (et notamment sur les salaires obtenus), et pas seulement aux dommages et
intérêts. Ce tarif semble raisonnable. Toutefois, si vous estimez qu'un taux de 10 % est
trop élevé, rien ne vous empêche de vous adresser à un ou plusieurs autres avocats
pour comparer les tarifs. Quant à la TVA, c'est toujours le client final qui la supporte.
C'est donc à vous de la payer. zzz60 zzz60u zzz60r
Noël et jour de l'An
Depuis la convention collective des CHR du 30 avril 1997, les salariés des CHR
bénéficient de 3 jours fériés en plus du 1er mai, qui leur est accordé par le Code du
travail.
Pour pouvoir bénéficier de ces 3 jours, le salarié doit avoir un an d'ancienneté
dans l'entreprise.
C'est l'employeur qui choisit les 3 jours fériés qu'il va accorder parmi les 10
prévus par le Code du travail (1er janvier, lundi de Pâques, 8 mai, Ascension, lundi de
Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre et Noël). La convention
accordant une grande liberté à l'employeur quant à la mise en place des jours fériés,
cela ne doit pas conduire à la suppression de ces jours. Dans la mesure du possible, les
salariés doivent donc être de repos ces jours fériés et seront payés.
En effet, la convention prévoit que c'est seulement dans l'hypothèse où l'activité
de l'établissement nécessiterait la présence des salariés pendant les jours fériés
retenus que le salarié devra bénéficier d'une journée de compensation.
Quant aux travailleurs saisonniers, ils bénéficient aussi de jours fériés, mais ils
doivent eux aussi remplir des conditions d'ancienneté qui s'apprécient différemment, et
le nombre de jours fériés ordinaires auxquels ils ont droit va dépendre de la durée
d'ouverture de l'établissement.
Pour pouvoir bénéficier de jours fériés supplémentaires, les salariés saisonniers
doivent avoir effectué 2 saisons consécutives chez un même employeur. Si
l'établissement saisonnier est ouvert moins de 4 mois, le salarié n'a droit qu'à 1 jour
férié ordinaire (en plus du 1er mai) ; si la période d'ouverture est comprise entre 4
et 9 mois, il a droit à 2 jours fériés en plus du 1er mai.
Nous rappelons à nos lecteurs que les principes institués par la convention
collective des CHR constituent des minima.
Il est évident que si les salariés bénéficiaient déjà des 10 jours fériés avant la
mise en place de la convention collective, cela constitue des avantages acquis qu'ils
doivent conserver. zzz60o |
Rubrique animée par Pascale Carbillet et Tiphaine Beausseron. Exclusivement
réservée aux établissements abonnés.
E-mail : pcarbillet@lhotellerie-restauration.fr
Article précédent - Article suivant
Vos commentaires : cliquez sur le Forum de L'Hôtellerie
Rechercher un article : Cliquez ici
L'Hôtellerie n° 2853 Hebdo 25 décembre 2003 Copyright © - REPRODUCTION
INTERDITE

|