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COURRIER DES LECTEURS
Un salarié absent pour accident du
travail est protégé contre le licenciement
Mon responsable de salle est absent
pour accident du travail depuis le 8 août 2002. Il me donne des prolongations de 15 jours
à chaque fois, ce qui désorganise mon entreprise. A quelle date ou à quel moment
puis-je le licencier et reprendre un autre salarié à son poste pour un contrat à durée
indéterminée ? (Romuald sur le Forum)
Attention ! Un salarié en arrêt maladie suite à un accident du travail bénéficie
d'une protection particulière pendant toute la durée de son absence. Sachez notamment
qu'il ne peut pas être licencié sauf pour faute grave, ou pour un motif complètement
étranger à l'accident du travail et qui rend impossible le maintien du contrat, comme,
par exemple, l'interruption complète de l'activité de l'entreprise (art. L. 122-32-2 du
Code du travail).
Dans votre cas, vous souhaitez licencier votre salarié au motif que ses absences
successivement renouvelées désorganisent votre entreprise. Cela est impossible car ce
motif de licenciement est lié à l'accident du travail.
Si vous le faites,
le licenciement est nul, et vous risquez d'être condamné par le conseil de prud'hommes
à réintégrer le salarié dans l'entreprise et à lui verser des dommages-intérêts.
Pour pallier cette situation, la loi vous permet d'utiliser le CDD pour remplacer ce
salarié absent. zzz60u
Droit à une indemnité
de congés payés pour le salarié en CDD ayant travaillé moins d'un mois
Un de mes salariés en CDD vient de mettre fin à sa période
d'essai qui a duré 15 jours. Je croyais que le salarié devait avoir travaillé au moins
1 mois pour avoir droit à une indemnité de congés payés, mais on m'a dit que cela
était différent pour les CDD. Est-ce vrai ? (L.E. de Paris)
Vous devez verser une indemnité compensatrice de congés payés à votre salarié. En
effet, les salariés en CDD ont droit à une indemnité compensatrice de congés payés
même s'ils ont travaillé moins d'un mois. Le montant de cette indemnité est au minimum
égal à 1/10e
de la rémunération brute totale due au salarié (art. L. 122-3-3 du Code du travail).
Autrement dit, dans votre cas, vous devez donc lui verser une indemnité compensatrice de
congés payés égale à 1/10e de la totalité du salaire dû pour ses 15 jours de
travail.
NB : Il est vrai qu'en cas de CDI, le salarié doit avoir travaillé au moins un mois
entre le 1er juin et le 31 mai pour avoir droit à une indemnité de congés payés. zzz60c zzz60u zzz60o
Noël et jour de l'an
Depuis la convention collective des CHR du 30 avril 1997, les salariés des CHR
bénéficient de 3 jours fériés en plus du 1er mai qui leur est accordé par le Code du
travail.
Pour pouvoir bénéficier de ces 3 jours, le salarié doit avoir un an d'ancienneté dans
l'entreprise. C'est l'employeur qui choisit les 3 jours fériés qu'il va accorder parmi
les 10 prévus par le Code du travail (1er janvier, lundi de Pâques, 8 mai, Ascension,
lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre et Noël). La
convention accordant une grande liberté à l'employeur quant à la mise en place des
jours fériés, cela ne doit pas conduire à la suppression de ces jours. Dans la mesure
du possible, les salariés doivent donc être de repos ces jours fériés et être payés.
En outre, la convention prévoit que c'est seulement dans l'hypothèse où l'activité de
l'établissement nécessiterait la présence des salariés pendant les jours fériés
retenus que le salarié devra bénéficier d'une journée de compensation. Quant aux
travailleurs saisonniers, ils bénéficient également de jours fériés, mais ils doivent
eux aussi remplir des conditions d'ancienneté qui s'apprécient différemment, et le
nombre de jours fériés ordinaires auxquels ils ont droit va dépendre de la durée
d'ouverture de l'établissement.
Pour pouvoir bénéficier de jours fériés supplémentaires, les salariés saisonniers
doivent avoir effectué 2 saisons consécutives chez un même employeur. Si
l'établissement saisonnier est ouvert moins de 4 mois, le salarié n'a droit qu'à 1 jour
férié ordinaire (en plus du 1er mai) ; si la période d'ouverture est comprise entre 4
et 9 mois, il a droit à 2 jours fériés en plus du 1er mai.
Nous rappelons à nos lecteurs que les principes institués par la convention collective
des CHR constituent des minima. Il est évident que si les salariés bénéficiaient
déjà des 10 jours fériés avant la mise en place de la convention collective, cela
constitue des avantages acquis qu'ils doivent conserver. zzz60o
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Le droit de rétention de
l'hôtelier
Un hôtelier peut-il appliquer le droit de rétention et dans
quelle mesure ? (D.M. de Nantes)
Le droit de rétention est un droit qui permet à un créancier de refuser de rendre un
bien qu'il détient tant qu'il n'a pas été payé par son débiteur. Le créancier
conserve le bien de son débiteur comme moyen de pression pour se faire payer. Tous les
créanciers ne bénéficient pas de cette possibilité.
Le droit de rétention est accordé à l'hôtelier par l'alinéa 5 de l'article 2102 du
Code civil. L'hôtelier a un droit de rétention sur les bagages et effets du client qui
ne l'a pas payé. Il peut ainsi empêcher que le client sorte ses affaires tant que
celui-ci n'a pas payé le prix de la chambre.
La loi qui parle des effets du voyageur ne vise pas uniquement les vêtements, mais
englobe tout ce qui a été apporté par lui : bagages, bijoux, objets de valeur,
véhicules (automobile, bicyclette, motocyclette...).
Ce qui accorde à l'hôtelier le droit de conserver et éventuellement de faire vendre les
bagages ou effets du client qui ne l'a pas payé. Ces affaires peuvent être ensuite
vendues aux enchères publiques en vertu d'une procédure spéciale prévue par une loi du
31 mars 1896 relative à la vente des objets abandonnés ou laissés en gage par les
voyageurs aux aubergistes ou hôteliers. Mais ce type de procédure ne sera engagé par
l'hôtelier qu'à la condition que les affaires laissées aient une valeur suffisante, car
cette procédure entraîne des frais. Ce droit est en pratique peu utilisé par les
professionnels. zzz66h
Où se procurer les
couteaux Misono ?
Dans votre supplément magazine n° 2794 du 7 novembre
2002, vous présentez une gamme de couteaux dénommée Misono, distribuée par Clément.
Pouvez-vous me communiquer les coordonnées de cette société ? (F.T. de Tours)
Les
couteaux Misono sont des couteaux professionnels haut de gamme japonais dotés d'une lame
en acier inoxydable, ultradense et facile à aiguiser sans usure. Cette gamme de couteaux
est distribuée par Clément, société que vous pouvez joindre aux coordonnées suivantes
:
Clément
30, rue de Turbigo
75003 Paris
Tél. : 01 48 04 04 14
Fax : 01 48 04 04 35
E-mail : clemenchef@aol.com zzz48l
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Rubrique animée par Pascale Carbillet et Tiphaine Beausseron. Exclusivement
réservée aux établissements abonnés.
E-mail : pcarbillet@lhotellerie-restauration.fr
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L'Hôtellerie n° 2801 Hebdo 26 Decembre 2002 Copyright © - REPRODUCTION
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