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jeudi 28 avril 2011 14:59 75 - Paris Alors que l'avenant au Contrat d'avenir vient d'être signé à Bercy, Roland Héguy, président confédéral de l'Umih, commente, en exclusivité pour L'Hôtellerie-Restauration, l'essentiel des mesures.
Roland Héguy : Je n’ai pas de sentiment, j’ai une certitude : l’avenant que l’UMIH signe aujourd’hui avec l’Etat prévoit le renforcement des engagements pris par les professionnels en contrepartie du maintien de l’application du taux de TVA harmonisé. Le contrat d’avenir est prolongé de trois ans. Vous réclamiez une visibilité d’au moins cinq ans. Le délai qui vous est accordé est-il suffisant pour donner confiance aux entreprises dans l’investissement ? Les engagements pris par la profession en matière de modernisation des entreprises tiennent une place importante dans cet avenant. Sur le terrain, les indépendants vont-ils pouvoir suivre ? R. H. : Vous avez prononcé le bon terme : ‘confiance’. La signature de cet avenant est un gage de confiance réciproque entre les pouvoirs publics et les professionnels. Il est né d’un constat partagé : les engagements ont été tenus mais il faut réviser le système de financement qui avait été mis en place. C’était le point faible de ce contrat. Nous le savons, les professionnels vont devoir faire face à de très lourds investissements pour la modernisation et la mise aux normes des établissements. Il est donc nécessaire que les outils mis en place soient à la hauteur de ces derniers et, surtout, accessibles aux TPE. Dotés de ces nouveaux outils et assurés de la confiance des pouvoirs publics, nous sommes convaincus que nous pourrons créer une vraie dynamique de l’investissement, qui aura un impact nécessairement positif dans toute l’économie française. Je rappelle que notre secteur ne représente pas moins de 7% du PIB français. Le chiffre de 20 000 nouveaux emplois chaque année vous paraît-il réalisable ? R. H. : Absolument. Nous en avons déjà créé plus de 25 000 en 2010. Il faut maintenant pouvoir transformer l’essai en créant un véritable cercle vertueux de l’emploi. Cela implique de valoriser notre secteur et nos métiers. Nous faisons de beaux métiers et nous voulons le faire savoir. Il est également nécessaire de pouvoir favoriser et renforcer les liens entre employeurs et demandeurs d’emploi. Nous devons notamment pour cela, nous rapprocher davantage de Pôle emploi. Et enfin, il convient de développer l’alternance et l’apprentissage. Voyez, l’emploi est notre priorité et nous voulons la profession mobilisée pour cette priorité. C’est pour cela que nous nous réengageons à créer 20 000 emplois et 5 000 contrats d’apprentissage supplémentaires par an. L’alternance est un objectif prioritaire. Où en êtes-vous de la Mission Marcon ? Quels sont les freins à lever aujourd’hui selon vous ? R. H. : Les hommes et les femmes du secteur HCR de demain se forment aujourd’hui. L’alternance est en effet un objectif prioritaire pour l’avenir de notre secteur. L’avenant au contrat d’avenir prévoit de renforcer la dynamique de l’alternance et de l’apprentissage. Améliorer l’orientation des jeunes, valoriser le principe de l’apprentissage, participer à la réflexion pour améliorer les systèmes de formation dans notre secteur : voici ce que nous nous engageons à faire dans les prochains mois. Le nombre de maîtres restaurateurs reste en recul par rapport aux objectifs précédents. Vous prévoyez une évolution du cahier des charges. Dans quel sens ? R. H. : Dans le sens de toujours plus de qualité. C’est une exigence dans nos métiers, c’est l’ambition de tous les professionnels. Le cahier des charges du titre de maître restaurateurs va être modernisé et davantage valorisé de façon à pouvoir développer ce titre. En matière de prix, les chiffres indiqués en préambule de l’avenant montrent un recul des prix en restauration. Or, ce matin, à la télévision, les médias évoquaient des prix en hausse… Comment expliquez-vous ces allégations qui perdurent à l'encontre de la profession ? R. H. : Les prix ont baissé, tout le monde le reconnaît, mais sans doute pas suffisamment, nous en sommes conscients. Mais il y a une raison à cela : les professionnels ont privilégié la création d’emplois. C’est ce qui préoccupe les français aujourd’hui. Les hôteliers, les cafetiers, les restaurateurs, sont aux côtés des français. Votre position concernant Oséo et les nouvelles modalités du fonds de modernisation de la restauration (FMR) qui ont été arrêtées ? R. H. : L’Umih a obtenu des améliorations importantes du fonctionnement du FMR, notamment grâce à la création d’un prêt à taux zéro et d’une révision du système de financement. Le FMR est un outil essentiel, il était nécessaire qu’il soit efficace. Désormais cela semble possible.
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