‘Garçon la note !’ : la musique en partage
vendredi 6 août 2010 12:33
Dijon (21) Animer le cœur de ville en même temps que ses terrasses, tout en attirant la clientèle dans son établissement : tel est l’objectif de ‘Garçon la Note !’. Un festival musical 100 % bourguignon qui se tient tout l’été et que soutient l’Umih Côte-d’Or.
 | | Après dix ans d'existence sur Auxerre, le festival musical 'Garçon la Note !' se tient tout l'été dans la cité des ducs. |
Il y a dix ans, Auxerre innovait avec un festival baptisé ‘Garçon la note !’. L’idée : animer les terrasses des cafés et restaurants du lundi au vendredi de 21h à 23h30 avec des groupe de musique au style éclectique (jazz, blues, rock, variété...), durant toute la période estivale. Un succès au vu de la longévité de l’opération mais aussi du nombre d’établissements participants (près de 40 cette année). Afin de “renforcer l’attractivité de Dijon”, la municipalité, séduite par le concept, a décidé via son office de tourisme de le transposer au sein de la Cité des ducs. L’Umih Côte-d’Or s’est jointe au projet, celui-ci “ne pouvant qu’apporter une notoriété à notre ville, et être bénéfique à nos établissements”, expliquait le bureau départemental en janvier dernier. Contribuant à hauteur de 1 000 €, le syndicat professionnel a réuni pour cette première édition 28 établissements dijonnais - tous adhérents - parmi lesquels des brasseries, pubs, cafés et restaurants.
150 € pour l’exploitant
Les critères de sélection ? “Être doté d’une terrasse de plein air mise sur le domaine public et être situé dans le cœur historique de la capitale bourguignonne, explique Isabelle Grandin, secrétaire de l’Umih 21. Avec Éléonore Bonnard, de l’office de tourisme, nous avons délimité un périmètre au centre ville englobant les rues de l’hypercentre.” L’animation est gratuite pour les clients. Le choix des groupes et la prise de contact avec les cafetiers et restaurateurs sont revenus à une programmatrice, elle-même musicienne. Coût de l’opération pour l’exploitant : “150€ avec le repas et boissons à offrir aux musiciens”, note l’Umih 21. Bien moindre que si celle-ci avait été menée individuellement comme le note un exploitant de bar, “puisqu’il faut compter le démarchage, l’accueil du groupe, la déclaration à la Sacem, la publicité…” Pour l’heure, les clients répondent présent et les professionnels semblent “satisfaits dans l’ensemble”, note Isabelle Grandin, qui précise : “Nous ferons une enquête avec questionnaire à la rentrée pour connaître leur avis.” Reste maintenant à demander au temps un peu de clémence afin que le succès soit total !
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