Édito du journal du 11-03-2010 : "Longue marche"
mercredi 10 mars 2010 09:20
Hasard du calendrier, ce sont trois des organisations professionnelles jugées ‘représentatives’ qui sont conduites, au cours des prochaines semaines, à renouveler leurs équipes dirigeantes sans renier l’acquis du passé.
Il a déjà été suffisamment question de l’Umih et des suites du calamiteux congrès de Nantes pour qu’il soit inutile d’y revenir longuement. Les adhérents de l’institution de la rue d’Anjou sont appelés à se prononcer sur un nouveau binôme qui aura la charge, en principe pour quatre ans, de représenter les intérêts de la plus forte organisation professionnelle, en assurant à la fois les perspectives d’avenir sur des dossiers qui ne sauraient souffrir l’attentisme auquel les observateurs assistent depuis plusieurs mois, et en essayant, autant que faire se peu, de calmer les antagonismes issus des évènements récents.
Proche de l’Umih, le GNC, groupement national des chaînes, vient de se donner un successeur à Jacques Belin, après dix ans de bons et loyaux et services, en la personne de Jacques Barré, directeur financier pour l’hôtellerie France du groupe Accor.
La tâche est loin d’être aisée pour les futurs élus qui devront allier une détermination sans faille et un sens aigu de la diplomatie.
Même problématique pour la CPIH où le président sortant, Jean-François Giraud, a décidé de ne pas solliciter un nouveau mandat, ouvrant l’élection à deux candidats dont l’un d’entre eux, Gérard Guy ou Claude Izard, devra démontrer sa capacité à diriger au niveau national en assurant la défense d’une majorité des petites, voire très petites, entreprises.
Enfin, la période électorale devrait s’achever avant l’été avec le renouvellement de la direction de la Fagiht après le décès du président Jacques Jond.
En moins d’une année, pratiquement toutes les organisations professionnelles ‘historiques’ auront conforté - c’est le cas du Synhorcat après la réélection du président Didier Chenet en octobre dernier- ou changé les titulaires des plus hautes fonctions.
Ces mouvements, difficiles à suivre pour le non-initié, ne sauraient occulter l’émergence de forces nouvelles désireuses d’affirmer la représentativité de leur métier : on songe au SNRTC (en bref, les chaînes de restauration commerciale) dont le président Philippe Labbé entend bien faire valoir ses positions dans les débats qui engagent l’avenir de la profession.
Mais l’essentiel n’est pas résolu par des changements de têtes : que faire ? L’avenir s’écrit modernisation des relations sociales, formation, attractivité du métier, financement des entreprises, défis des nouvelles technologies, maîtrises de la gestion, du marketing et des investissements, adaptation aux exigences de la compétition internationale, relations avec les pouvoirs publics, les investisseurs, les franchiseurs, sans oublier les impératifs toujours plus rigides de sécurité, d’accessibilité, d’hygiène et de confort.
Et la liste est loin d’être close.
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