Contrat d'avenir : une enquête du Synhorcat confirme la volonté des professionnels à jouer le jeu
lundi 4 mai 2009
75 - Paris Satisfaction pour le Synhorcat qui se "réjouit de la concertation exemplaire qui a permis, sous l’impulsion du Président de la République, la signature du contrat d'avenir". ‘Grande’ est, selon Didier Chenet, président du Synhorcat, désormais “la responsabilité des professionnels de la restauration vis-à-vis du gouvernement et des Français pour que les engagements soient tenus et contribuent à la relance de l’économie et du pouvoir d’achat dès la pleine saison. Dans le respect du mandat et de la confiance de nos adhérents, nous continuerons à mobiliser les entreprises pour que le contrat d’avenir se réalise concrètement en termes d’emplois, de salaires et de conditions de travail, de baisse de prix ciblés et d’investissement” insiste le chef de file du Synhorcat. Fin avril, peu avant les Etats Généraux, le syndicat a réalisé une enquête auprès de 10 000 entreprises pour mieux connaître les capacités de réaction du secteur. A la question : êtes-vous prêts à baisser vos prix ? 58,24 % des interrogés ont répondu par l’affirmative (par type d’établissement : 63,23% des restaurateurs, 53,85% des hôtels avec restaurant). Deuxième question : sur quels produits êtes-vous prêts à mettre œuvre cette baisse ? Tous types d’activité confondues : 8,73% sur l’entrée, 14,97% sur le plat du jour, 9,01 % sur le dessert, 23,01% sur le menu ou la formule, 7,68% sur le menu enfant, 13,62% sur l’eau et 22,98% sur les cafés, thé et infusions. A propos de l’investissement, 72,45% se disent prêts à investir. Côté salaires, 72,66% sont favorables à une augmentation. En ce qui concerne l’embauche, 46,15% des restaurateurs et 50% des hôteliers-restaurateurs annoncent vouloir embaucher. Dans ce segment, 67,53% des restaurateurs sont prêts à embaucher sous contrat d’apprentissage et 43,59% sous contrats de professionnalisation. Toutes branches confondues, 59,95% des interrogés sont favorables au principe du contrat d’apprentissage et 47,57% à celui de professionnalisation. Didier Chenet met également l’accent sur les cafés bars qui bénéficient dans le cadre du contrat, et “à notre demande" , d’une baisse portant uniquement sur trois produits : café, thé et une eau minérale. L’étude de la rue de Gramont laisse entrevoir pour ce secteur une bouffée d’oxygène encore plus importante puisque 71,43 % des cafés bars se disent prêts à baisser leurs prix, 75% à investir et 85,71% à augmenter les salaires de leurs salariés. Intéressant.
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