Saint-Flour (15) Tant attendue et enfin annoncée, la baisse de la TVA ne réjouit pas tous les professionnels. Thierry Perbet, président de l’Umih du Cantal, déclare : “De plus en plus de restaurateurs se montrent inquiets.” Et de citer, en vrac, comment baisser des prix qui, dans le département, sont déjà inférieurs de 30 % à la moyenne nationale ? Comment faire comprendre que beaucoup de hausses n’ont pas été répercutées ? Comment expliquer qu’avec la disparition des aides existantes actuelles, dites ‘Fillon’ ou ‘Sarkozy’, la marge restante sera plutôt maigre ? Comment faire passer l’idée que la situation à la campagne est bien différente de celle des villes ? Malgré tout, cette baisse permettra d’avoir un peu d’air pour investir. Car avec les nouvelles normes incendie ou accès handicapés, il va falloir aménager des établissements qui auront, en plus, bien besoin de subventions.
La crise, Jean-Michel Chavarochette, président de l’Umih Auvergne et Allier, la stigmatise en ironisant : “Le matin, je n’écoute plus les informations à la radio.” L’avocat du syndicat, Kominé Bocoum, a surtout évoqué les questions de licenciements. Tandis que les représentants du Pôle emploi donnaient des informations sur le chômage partiel et les possibilités d’embauche via des contrats aidés.