Ils la voulaient tellement qu’ils ont attendu patiemment. Cette adresse juste derrière la cathédrale, au cœur du vieux Strasbourg leur a échappé de peu en 2002. Finalement, la patience a payé et ils ont pu racheter le fonds en 2004. Depuis, la simplicité et le raffinement dominent la Table de Christophe avec Angèle Ischia en salle pour s’occuper des 28 convives qui peuvent y prendre place. En cuisine, Christophe Ischia illustre sa perception toute personnelle de la cuisine qui fait plaisir, lui qui a été formé dans les cuisines étoilées de la Table gourmande d’Alain Reix et du Hilton (1 étoile Michelin chacun à l’époque).
Cela se caractérise par un immense respect pour le produit et un goût prononcé pour les produits de la mer et la pâtisserie. Dans ce restaurant boisé et à la décoration sobre, on goûte une cuisine qui oscille entre le marché, le bistro et le gastronomique. “Lors de notre installation, nous partions de zéro et, contrairement à beaucoup de restaurants dans notre voisinage, celui-ci n’avait pas d’histoire, donc pas de vraie clientèle. La variété, sans pour autant se disperser, était primordiale”, commente le couple.
Atmosphère cossue
Pas de menu dans ce restaurant (“on y réfléchit”) mais une carte qui change avec les saisons et des suggestions sur l’ardoise différentes à chaque service, au gré du marché, le tout à des prix abordables. Et ça fonctionne, avec une grosse clientèle de notables de la ville, élus ou députés européens, qui apprécient également l’atmosphère cossue et la discrétion de l’adresse.
Prudent, le couple réalise petit à petit les investissements pour l’entretien du restaurant. Dernier en date : la réfection des toilettes. On lorgne aussi du côté des guides, une deuxième fourchette dans le guide rouge suffirait au bonheur de la table. Pour l’instant.