Les apiculteurs Frédérique et Philippe Maure - anciens restaurateurs grassois reconvertis au début des années 2000 - approvisionnent en miel plusieurs établissements de la région, du restauraant Lou San Fariou à Saint-Cézaire-sur-Siagne au le village du Club Méditerranée d’Opio, en passant par le restaurant de Jacques Chibois, et quelques établissements des environs. Pour l’instant, la restauration ne représente qu’une faible part (3 %) des débouchés pour la production du rucher en regard des ventes réalisées avec les clients individuels en direct, ou via les épiceries fines et les légumiers de la région. “Nous faisons de la proximité un argument de qualité”, explique Philippe Maure. À ses clients chefs de cuisine, l’ex-cuisinier sait qu’il peut proposer des “produits exceptionnels” et donc s’en donne à cœur joie : “Je recherche le petit plus dans ma production”, poursuit Philippe Maure. Ses ruches en bois brut de pin et de sapin abritent des abeilles noires de Provence, espèce endémique de la région, très réactives à la météo et aux conditions atmosphériques.
Transhumance
Les récoltes de miel sont réalisées à partir du printemps et la fin des floraisons y met un terme. “Nous suivons les fleurs et effectuons la transhumance, explique le couple. Au printemps, les ruches sont placées au bord de la mer, sur des terres acides où poussent la bruyère blanche et le ciste. Puis nous remontons, de l’Esterel vers Saint-Cézaire et le Mercantour. Nous louons des terrains pour y installer les ruches. Nous pouvons aller jusque dans la vallée du Rhône pour avoir le maximum de parfums et de fleurs.” Le rucher produit environ 6 à 8 tonnes de miel par an. Le miel de Provence a décroché une Indication géographique protégée (IGP) et le miel de Lavande devrait passer en Label rouge l’année prochaine. Acacia, châtaignier, romarin, bruyère, arbousier et miel de montagne complètent l’offre de ces producteurs passionnés.