Déjà associés dans la création d’une maison d’hôte, Benoît Hérault et Pierre Béghin envisageaient de créer un restaurant. Un coup de foudre pour un mas dans la campagne d’Uzès leur en a donné la possibilité. Et pour trouver leur chef, ces deux clients réguliers de l’Astrance à Paris avaient sollicité l’aide de Pascal Barbot : “En novembre dernier, nous avons rencontré Guillaume Foucault qui travaillait depuis quatre ans à l’Astrance. Nous avions la même vision des choses et nous avons donc poussé plus avant notre projet.”
Le mas de la Lauze a été élevé par étapes entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Les deux associés en ont imaginé l’aménagement alors que le futur chef dessinait sa cuisine. En attendant la création de quelques chambres d’hôte l’été prochain, “dans un bâtiment aussi vieux, on ne peut pas imaginer un hôtel tant il serait difficile de se mettre aux normes”, le restaurant L’Artémise a ouvert ses portes le 10 juillet dernier.
Du haut de gamme décontracté
“Je suis arrivé le 1er avril et j’ai fait le tour des marchés pour trouver des producteurs capables de répondre à mes attentes, car ma cuisine est la plus naturelle possible”, souligne Guillaume Foucault. Très inspiré par son passage à l’Astrance où il a appris à travailler en fonction des produits, le cuisinier mise prioritairement sur un menu surprise (50 €) avec entrée, plat, fromage et dessert.
“Ici, conclut Pierre Béghin, nous voulons nous appuyer sur le talent et l’expérience de Guillaume pour faire du haut de gamme, mais décontracté. À mi-chemin entre la grande table et le bistrot…” Les dîners d’été, avec une forte clientèle étrangère, ont prouvé que l’Artémise avait visé juste. Mais c’est sur la durée que l’établissement, qui compte cinq salariés, devra trouver son équilibre.