“À mon arrivée à Toulouse, début 2006, j’avais instauré une carte tout poissons. J’ai dû la modifier, car nous perdions des clients. Les gens ne comprenaient pas. Nous avons mis deux plats de viande”, affirme-t-il.
Même à Londres, en 1989, pour sa première expérience à l’étranger, Bruno Galy a travaillé dans un restaurant de poissons. Il y a eu ensuite Paris, Chez Marius et Jeannette pendant deux ans, puis son premier poste de chef au Bistrot de Marius, durant sept ans.
Pêcheur, plongeur, ramasseur de coquillages, Bruno Galy, toujours attiré par la mer, est parti pour Saint-Barthélémy en tant que chef du Eddy’s restaurant. “Nous aurait pu nous y installer mais les prix des fonds de commerce sont dix fois plus élevés qu’ici. Au bout de sept ans, nous avons préféré rentrer”, souligne-t-il.
“Notre maison”
Bruno Galy fait une cuisine marine matinée d’épices. Il s’approvisionne auprès d’un mareyeur de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (85). “Je n’achète que du poisson de ligne, jamais d’élevage. Compte tenu des prix, je ne peux pas les répercuter sur ceux des plats que je sers. C’est la baisse de la TVA qui a sauvé Casanou”, constate-t-il.
Casanou signifie “notre maison” en créole. Toujours cette nostalgie des embruns et des îles lointaines. Et une envie encore plus vive d’être chez soi avec l’ouverture prochaine, en parallèle du restaurant, d’une table d’hôte au domicile de Bruno Galy.