Journal L'Hôtellerie Restauration
Le journal des Restaurants Hôtels Cafés : actualité, emploi, fonds de commerce
 
 
Journal
Archives
S'abonner
 
 
 
Emploi
Fonds de commerce
Petites annonces
 
 
 
Newsletter quotidienne
 
 
 
Juridique et social
Gestion et marketing
Formation - écoles
 
 
 
Equipements
Produits et boissons
Recettes
 
 
 
Hygiène
Annuaires
Salons - Agenda
 
 
 
     

Le journal L'Hôtellerie Restauration








 
 
 Restauration
Agrandir taille de caractères Réduire taille de caractères Imprimer cet article
Éric Briffard : “Un professeur m’avait dit que je n’avais aucune aptitude pour être cuisinier”
mercredi 8 septembre 2010 12:35

Paris (75) Meilleur ouvrier de France, à la tête des cuisines du Four Seasons George V à Paris avec 2 étoiles Michelin, le Bourguignon est discret et travailleur. Ses postes de second auprès de Joël Robuchon ou de chef au Japon sont quelques-unes des clefs qui permettent de mieux cerner ce chef ultra talentueux.


© Shin Shin
'Mon premier repas au Jamin, chez Joël Robuchon, qui m’a permis de comprendre l’importance du soi-disant ‘détail’ qui fait toute la différence', dit Eric Briffard.

© Shin Shin
' La remise en question permanente me fait progresser dans mon travail ', confie le chef.

Une déco signée Pierre-Yves Rochon pour le restaurant ouvert fin 1999.

Le Cinq, le restaurant gastronomique du George V, détient 2 étoiles Michelin.

L'Hôtellerie Restauration : S’il ne fallait retenir qu’un plat parmi vos créations ?

Éric Briffard : Cela serait sans doute mon écume ! Marinière de Coquillages et langoustines, fettuccines à l’écume iodée - une de mes premières réalisations en 1989. Ce plat connaît depuis un grand succès auprès des journalistes et de la clientèle. L’idée m’en est venue lors d’un pique-nique en Bretagne face à l’océan, les vagues qui claquaient sur les rochers formaient une écume. J’ai beaucoup travaillé pour réaliser cette écume étonnante, avant l’heure des siphons et de la lécithine de soja. Sans parler du Pithivier de poule faisane, perdreaux gris et grouse au miel de châtaigner qui a fait son entrée dans le dictionnaire gastronomique Larousse.

 

Le plat que vous auriez aimé inventer ?

Le sushi est l’un de mes plats préférés quand je séjourne au Japon. Il représente l’esprit zen ou plutôt shintoïste contrairement à l’esprit Renaissance ou riche de la cuisine française. Il symbolise l’extrême simplicité en apparence mais requiert une grande technicité, sensibilité et une gestuelle précise. C’est la simplicité qui est l’exercice le plus difficile à réaliser, car rien ne peut être masqué.

 

Le repas le plus éblouissant ?

Mon premier repas au Jamin, chez Joël Robuchon, qui m’a permis de comprendre l’importance du soi-disant ‘détail’ qui fait toute la différence. Agneau Pastoral, pomme purée, rien de plus simple et pourtant la découverte à l’époque d’une cuisson parfaite, d’un jus étant la quintessence du produit, de la purée que le monde entier connaît, ainsi que cet équilibre des salades et des herbes en puissance. Ce fut une vraie révélation.

 

À l’étranger ?

Chez un certain Martin B en Espagne, une cuisine de beaux produits ouverte sur de nouvelles techniques culinaires, reposant sur des bases françaises, j’y ai trouvé beaucoup d’originalité maîtrisée et des saveurs exceptionnelles.

 

Ce qui vous agace le plus ?

Cette ‘guéguerre’ médiatique sur le meilleur restaurant du monde. C’est tellement subjectif. Cela donne l’impression de vouloir discréditer la cuisine française. Chacun d’entre nous fait son métier avec ses origines, son talent, sa passion, ses moyens et sa sensibilité. Je m’interroge sur la pertinence de ces donneurs de leçons et colleurs d’étiquettes.

Pour ma part, je suis un cuisinier français ni classique ni ‘déjanté’ à l’écoute des nouvelles techniques et du terroir français. Et d’ailleurs, pourvu qu’il y ait de l’authenticité et que la cuisine soit bonne ! J’aime une cuisine gourmande évolutive, au rythme des saisons.

 

Le plus beau compliment ?

Je passe un regard furtif plusieurs fois par service dans la salle à manger pour y ressentir la température gourmande, l’attention d’un regard ou d’une émotion à l’arrivée d’un plat sur la table, puis mesure l’enchantement qu’il peut procurer. C’est là le plus beau compliment ! Pas les éloges convenus et excessifs.

 

La critique qui vous a le plus marquée ?

Au collège, lorsque j’avais 14 ans, un professeur m’avait dit que je n’avais aucune aptitude pour être cuisinier. Preuve que dans la vie, il faut suivre son étoile avec détermination.

 

Le secret de la réussite ?

Je cours encore après, mais je pense que, pour ma part, c’est le travail, bien sûr. Le génie à l’état pur existe-t-il ? La remise en question permanente me fait progresser dans mon travail avec l’équipe qui m’entoure.

 

Votre plus grand rêve ?

D’avoir encore un peu de temps pour découvrir toujours plus le monde fascinant qui nous entoure.

Propos recueillis par Nadine Lemoine

Éric Briffard en dates

 1961 : naissance à Auxerre (89)

1976 : apprentissage au Relais Saint-Fiacre à Appoigny (89)

1981 : lauréat du Meilleur commis rôtisseur de France 1986 : admission au sein de l’Union compagnonnique des devoirs unis

1988 : première place de chef à Tokyo (Japon) au restaurant Palazzo Royal Park Hôtel

1990 : second auprès de Joël Robuchon au Jamin à Paris

1994 : remise de médaille MOF par François Mitterrand à l’Élysée

2000 : obtention de la 2e étoile Michelin au Plaza Athénée à Paris ; espoir de la cuisine Française décerné par un jury de critiques gastronomiques

2008 : chef exécutif de l’hôtel Four Seasons George V Paris 


Four Seasons Hotel George V Paris
31 avenue George V
75008 Paris
www.fourseasons.com/paris
Tél. : 01 49 52 70 00



A lire aussi :
 
Une recette d'Éric Briffard : Saint-pierre à la citronnelle cuit sur l’arête, au melon vert
Une recette d'Éric Briffard : Pithiviers de perdreau gris, canard colvert et grouse au miel de châtaignier, fruits d’automne, jus pressé à l’armagnac
Une recette d'Éric Briffard : Foie gras de canard des Landes rôti au poivre noir sarawak, rhubarbe étuvée, fraises au jus de sureau
Une recette d'Éric Briffard : Ormeaux bretons et Saint-Jacques, kabotcha au gingembre, meunière au cresson, tartare aux algues de rivière

Partager cet article : Envoyer par email Partager sur Facebook Partager sur Twitter
S'abonner à la newsletter quotidienne


 RestaurationAutres articles...
  Le bison de retour chez Buffalo Grill  jeudi 9 février 2012 15:10
L'opération King Bison est de retour chez Buffalo Grill jusqu'au 26 février. Les plats concernent : le pavé de bison, l'assiette...  Lire la suite
  Autogrill réinvente l'offre de restauration de Marseille Provence  jeudi 9 février 2012 14:56
Le numéro 1 mondial de la restauration et des services aux voyageurs remporte à nouveau l'appel d'offre de l'aéroport provençal. Installé depuis 2004, ...  Lire la suite
  La passion du feu de bois brûle toujours chez Doudou  jeudi 9 février 2012 14:14
De moins en moins pratiquée au sein des foyers réunionnais, cette tradition culinaire se perpétue grâce à quelques restaurateurs attachés aux...  Lire la suite
  Echange de miams contre des dons pour alloresto.fr  jeudi 9 février 2012 14:12
Alloresto.fr, site de restauration livrée à domicile avec commande en ligne, s'associe pour la première fois à Action contre la faim pour...  Lire la suite
  Tommy's diner en plein développement  jeudi 9 février 2012 11:13
La chaîne de restauration à thème,Tommy's diner, souhaite accélérer son développement en nom propore pour 2012 et décide de...  Lire la suite
 
 Blogs des experts
Garnitures : qu'est-ce qui peut sortir de l'ordinaire ?  fred
Tous les blogs des experts (45)  
 
Sandwich & Snack Show, les 15 et 16 février à Paris Porte de Versailles
 
TVA de 7 % au 1er janvier 2012
Pdf Téléchargez l'instruction fiscale dans son intégralité
 
Smic à jour au 1er janvier 2012  
 kifaikoi.com
 
 Rechercher un fournisseur

 
 VIDÉO

 
 Autres vidéos  

 
Écoles-formations hôtelières

 
lhotellerie-restauration.com


Infos par pays, fiches pratiques,
offres d'emploi internationales

 
 

 L'Hôtellerie Restauration - Copyright Accueil L'Hôtellerie Restauration