Grande plante vivace très odorante, l’impératoire ou peucedanum ostruthium, a pendant longtemps joui d’une belle réputation et, en raison de ses multiples vertus, entrait dans la composition de nombreux remèdes. Ce n’est donc pas un hasard si Michaël Toledo a choisi de donner ce nom à son premier restaurant. Il y propose une cuisine traditionnelle “revisitée” et goûteuse, à base d’huiles artisanales et de plantes. Désireux de “voir un maximum de choses en un minimum de temps”, à trente trois ans à peine, le jeune chef lyonnais a accompli un parcours sans faute : La mère Vittet à Perrache et une belle étape aux côtés de Carlo Crisci à Lausanne en Suisse.
La Saint-Jacques dans tous ses états, les déclinaisons de foie gras et le filet de bœuf composent une savoureuse base pour une cuisine qui privilégie les cuissons lentes à basse température. Pour un ticket moyen situé à 25 € le midi et 45 € le soir.
Michaël Toledo a bien conscience de l’exiguïté du lieu, 40 places, qui ne permet pas de recevoir de séminaires, entre autres. S’agrandir fait sans doute partie des projets du chef, en attendant, avec l’été qui s’installe, la terrasse offre une extension agréable.