Le temple niçois de la cuisine techno-émotionnelle, le restaurant Aphrodite de David Faure, a rouvert ses portes après plusieurs mois de travaux. “Il était impossible de remettre aux normes l’outil de travail et nous avions atteint notre capacité maximale de production. Nous avons profité de la récupération de deux commerces voisins pour tout repenser, cuisine et salle de restaurant” explique le chef, qui a fait appel à la société ECHR, créatrice des cuisines du Grand Hôtel du Cap Ferrat, du Château Saint Martin... “Il y avait un gros travail d’études préalables à faire, et ils sont réputés pour cela”.
Au final : distribution optimale de l’espace, amélioration des éclairages, équipements de pointe, cave avec contrôle de la température et du taux d’humidité, pièce basse température (- 12°) pour travailler le poisson ou le chocolat et système de caméras en cuisine et en salle “pour suivre de près ou de loin le travail et le client”. La salle de restaurant a gagné en élégance : sol sans joints, chaux grise au mur, drapé froissé gris et noir pour les tables, véranda ceinte d’un mur végétal, mur d’eau... Depuis l’étoile, obtenue cette année, l’établissement refuse davantage de monde, le ticket moyen est en hausse, la clientèle plus exigeante. “En cuisine, cela va nous conduire à être plus performants sur les assaisonnements, les cuissons, mais la trame reste la même, au cœur du produit et au service d’une cuisine contemporaine, improbable parfois.”