“Je suis un homme comblé. Les Airelles, c’est un rêve de cuisinier. Imaginez : 20 couverts dans ce somptueux écrin ou aucun équipement ne m’a été refusé. Mes équipes vivent pendant les quatre mois de saison une magnifique aventure.” Le rêve de Pierre Gagnaire a pris naissance, il y a longtemps, lors de sa rencontre avec le propriétaire de ce palace de Couchevel, Stéphane Courbit. Celui-ci voulait créer, un lieu exclusif dédié à la bonne cuisine, ouvert uniquement le soir. Dans ce décor de relais de chasse, réplique exacte de Schönbrunn, Pierre Gagnaire a accroché les toiles contemporaines de la Galerie Lelong.
“Aux Airelles, on cultive l’exclusivité, seul le bon goût compte. La clientèle, majoritairement européenne, a une vraie culture gastronomique. Ici, je reprends les incontournables de ma carte parisienne et quelques produits phare de la région Rhône-Alpes, comme la poularde de Bresse, le vin jaune, les fromages, etc.” Autre caractéristique d’un restaurant gastronomique en station : les clients, fatigués par le ski et le bon air, ne veulent pas rester trop longtemps à table. Le rythme doit donc être concentré.
Pierre Gagnaire parle des Airelles avec enthousiasme. “Avec Bessem Ben Abdallah, mon chef exécutif, nous avons les moyens de nous exprimer, de transmettre aux jeunes notre passion. Ces deux étoiles me donnent beaucoup d’émotion, c’est la conséquence d’un travail réalisé dans des circonstances exceptionnelles. Je veux ancrer durablement ces 2 étoiles discrètes, nichées dans un coin de l’hôtel. Je ne remercierai jamais assez le Michelin, il nous aide à perpétuer le savoir-faire. Quand, j’ai récupéré mes 3 étoiles, en 1997, j’ai retrouvé ma dignité d’homme et de cuisinier. Quand le Michelin note notre travail, c’est à l’aune de la qualité.”