Monique Valette a appris la cuisine “par gourmandise” en aidant sa grand-mère dès 14 ans. “L'auberge était la ferme de mes grands-parents. Peu à peu, elle a été transformée en épicerie, dépôt de pain et de journaux. Puis ma grand-mère est devenue cuisinière en préparant, une fois par mois, le jour du marché, quelques plats sur une cuisinière en fonte devant l'âtre de la cheminée. On ne faisait pas de différence entre cuisine familiale et de restaurant. On proposait de la soupe, du chou, de la poule farcie, des pieds de cochon. C'était une cuisine de produits frais”, souligne-t-elle.
Petites quantités
Tout s'est arrêté en 1983 quand Monique Valette n'a pas pu prendre la succession de sa grand-mère en raison d'un problème familial. Elle devient chef à domicile, confectionne des plats à emporter pour des touristes l'été venu, des repas de communions et de mariages. En 2000, elle hérite de la maison de ses grands-parents et relance le restaurant. Aujourd'hui encore, la clientèle est familiale.
Au menu à 15 euros : une soupe du jour, le choix entre une galantine de poule, un pot-au-feu en terrine, un chou farci, un poulet sauce aux champignons, sans oublier, de décembre à mars, l'omelette aux truffes. La commune n'est située qu'à dix kilomètres de Lalbenque, capitale de la truffe noire. “J'achète en petites quantités. Je suis loin de tout centre d'approvisionnement. Mes produits sont fermiers, tout cela a un coût. Le menu à 15 euros, je le facture 13 euros pour les ouvriers. La rentabilité n'est pas assurée", conclut-elle. Et, pourtant, les plats ont un goût d'antan qui n'a pas de prix.