C’est en s’inspirant du Relais de l’entrecôte (à Paris) et d’une sauce aux herbes héritée de sa tante qu’Olivier Anquier a eu l’idée de créer L’Entrecôte de ma tante. Ce bistro, ouvert en juillet à São Paulo avec l’appui de trois associés, propose un menu unique à 18 € (salade verte, entrecôte et frites à volonté), ainsi que le choix entre cinq desserts (4 €) : mousse au chocolat à volonté, profiteroles, crème brûlée, tarte aux pommes ou glace. L’enseigne repose sur un double concept novateur : “La coupe du bœuf n’est pas la même au Brésil qu’en France, et l’entrecôte n’y existait pas jusqu’à présent. Le concept de plat unique non plus”, déclare le Français, convaincu que l’on commande toujours le même plat quand on fréquente un restaurant.
Gare aux contrefaçons d’entrecôtes
Son objectif ? “Choquer pour créer la curiosité, puis transformer la curiosité en vice.” Cela semble fonctionner. Avec ses 108 places assises, le restaurant assure 750 couverts par jour le week-end. Dans la rue, à l’heure du dîner, la queue est telle que l’on peut attendre jusqu’à une heure et demie. “Certains clients sont déjà venus une quinzaine de fois !” se réjouit-il. Trois ou quatre autres enseignes devraient ouvrir en ‘joint venture' au Brésil, et peut-être aussi en Argentine et au Chili. “Il faut aller vite, précise-t-il. Au Brésil, la concurrence est rapide : un restaurant nommé L’Entrecôte de Paris a déjà ouvert dans notre quartier.”