“Avant, on ne me sollicitait pas. Aujourd'hui, je réalise les plateaux repas qui seront servis en mars et avril 2010 sur les vols première classe et classe affaires de la Lufthansa, je fais du consulting, j'ai un projet de livre. C'est sûr, tout cela est la conséquence de la deuxième étoile”, affirme Bernard Bach.
Ses cours de cuisine sont pris d'assaut. Ils ont lieu deux fois par mois, le lundi et le mardi, jours de fermeture du restaurant. “Je propose une entrée, un plat et un dessert assez élaborés en quatre heures. Ensuite on passe à table, ce qui permet de commenter, décortiquer les plats. Il y a entre 12 et 14 personnes par cours. Au départ, c'était une fois par mois mais face à la demande, j'ai accepté de raccourcir mes jours de repos”, souligne le chef du Puits Saint-Jacques.
Le restaurant, qui avait du mal à remplir à l'heure du déjeuner, refuse désormais du monde. Il est vrai qu'en plus de la deuxième étoile Michelin, la construction d'une rocade à quatre voies met désormais Toulouse (31) à moins de 20 minutes en voiture de Pujaudran (32).
Pour faire face à ce regain d'affluence, Bernard Bach a renforcé son équipe qui compte aujourd'hui dix-huit salariés. Son neveu, à ses côtés depuis sept ans, a été promu chef de cuisine.