Marc de Passorio se serait-il assagi en se posant à Saint-Rémy, à l’Hostellerie du Vallon de Valrugues, et en devenant gérant du restaurant gastronomique, du bar et du bistrot gourmand qu’il a créé sur les lieux ? C’est ce qu’il dit, heureux de retrouver une Provence où, enfant, il passait ses vacances, et où ses fournisseurs l’appellent “le petit” en lui vendant leurs meilleurs produits. Il insiste : “J’ai hésité. Soit je partais, avec Tatiana, pour diriger L’Atelier de Joël Robuchon à Hong Kong, soit je m’installais ici, dans le cadre rénové de l’Hostellerie du Vallon de Valrugues. J’ai choisi la Provence.” Une décision qu’il ne regrette pas puisqu’il reçoit une première étoile pour une “cuisine de passion, qui n’appartient qu’à moi”. Et d’ajouter : “Je suis un autodidacte. J’ai multiplié les expériences sans passer par les plus grands afin de ne pas subir leur influence. Mes plats sont axés sur le produit et toujours teintés de mes voyages.” Reconnaissant, il dédie cette récompense à son équipe, à son épouse “à qui je dois tout”, et à son maître Lucien Montgelli, son professeur de cuisine au lycée de La Réunion. “Il a allumé la flamme que je porte et m’a toujours accompagné.” Quatre ans après ses débuts en 1987 au Méridien de La Réunion, il est chef à 23 ans à Toulouse, avant d’exercer au Punta Lara à Noirmoutier. Il y apprend le management. En 1994, il se lance comme chef d’entreprise au Petit Pigeonnier à Chinon, puis au Clocher Saint-Médard à Thoars. En 2001, lassé de “gagner 1 000 € par mois”, il jette l’éponge et devient chef de cuisine au Château Marcay de Chinon. Trois ans après, cap sur Moscou, puis retour en France pour exercer comme consultant. Fin de son errance. À Saint-Rémy-de-Provence, il souhaite s’investir dans la durée et pense déjà ouvrir un bistrot gourmand dans le centre-ville.
| En chiffres, bio express et recette |
En chiffres CA 2008 : 1,7 M€ (du 1er mars au 31 décembre) Ticket moyen/jour : de 70 à 110 € Nbre de couverts/jour : 60 à midi (bistrot), 60 à 80 le soir (été) Places assises : 60 + 60 pour le bistrot Effectif : 30 en saison haute Repos hebdomadaire : ouvert 7 j/7 en saison. Fermeture dimanche soir et lundi hors saison
Bio express 23 mars 1968 : naissance au Cameroun 1985 : CAP/BEP cuisine au LH de Saint-Louis de La Réunion 1987-1991 : commis saucier, puis premier chef de partie au Méridien de Nice 1991-1992 : chef de cuisine au “célèbre restaurant de la publicité” à Toulouse 1993-1994 : chef à l’Hôtel Le Punta Lara (Châteaux & Hôtels Particuliers) sur l’île de Noirmoutier 1994-2001 : gérant du Petit Pigeonnier (Chinon) puis du Clocher Saint-Médard (Thoars) 2001-2004 : chef du Château de Marcay (Relais & Châteaux) 2004-2006 : exécutive chef au Nostalgie et la Marée (Moscou) 2006-2007 : consultant exécutive chef pour un groupe de 3 restaurants à Arcachon et Anglet Février 2008 : s’installe à l’Hostellerie du Vallon de Valrugues
La recette
Black Cod
Portionner à environ 140 g/150 g
Marinade 150 g de saké • 150 g de mirin • 450 g de pâte à miso • 225 g de sucre Flamber le saké et le mirin. Ajouter la pâte à miso, le sucre et laisser cuire 10 min.
Wok de légumes Poivron vert/jaune/rouge, courgette, aubergine, carotte, poireaux, céleri, chou-fleur en somite, oignon, pousse de soja, coriandre. Blanchir à cru pour démarrer le wok + kikomon.
Polenta 800 g de lait, 200 g de crème, huile d’olive, sel et poivre. 200 g de polenta. Cuire 10 min et coucher en plaque pour détailler et poêler. |