Comme beaucoup, Alexandre Ongaro aime la cuisine depuis toujours. À 8 ans, calé dans le canapé familial, il ne ratait aucune émission de Michel Oliver. Le vrai déclic, qui lui fera choisir son métier, se produit à 13 ans, lors d’une émission sur le Louis XV, restaurant monégasque d’Alain Ducasse. Le jeune garçon est fasciné par le chef et sa brigade en veste blanche, la rigueur militaire, les cuivres qui brillent. Un passage chez Jean-Michel Bouvier à l’Essentiel (Chambéry) et chez Georges Blanc, une rencontre avec Alain Soliveres, (Élysées du Vernet) marquent un tournant dans sa méthode de travail et dans sa cuisine elle-même. De 1999 à 2004, il participera à l’étoile Michelin chez Jean-Michel Bouvier. En 2005, la proposition de Jean-Alain Baccon, directeur de la restauration et sommelier du Kilimandjaro, hôtel de luxe à Courchevel, et de Philippe Capezzone, propriétaire, arrive avec beaucoup d’à propos. “Faites ce que vous aimez faire, donnez juste un souffle nouveau à la carte”. Le jeune chef s’installe avec sa brigade : Francis Théraulaz, second de cuisine, Renaud Gouttenoire, chef pâtissier, Nicholas Crawford, en salle.
Alexandre Ongaro aime citer ses maîtres : Ducasse, mais aussi Piège, “parce qu’un plat doit être réfléchi et pensé, avec un beau graphisme” ; Nicolas Le Bec “parce que les goûts ne doivent pas être faussés”. “J’aime donner du plaisir, je conçois ce métier comme un art de vivre. L’étoile a été pour moi une joie intense, une émotion qu’il faut gérer. C’est un rêve d’adolescent qui se concrétise. Julie, ma femme, œnologue de métier, y a été pour quelque chose. Elle m’a laissé vivre ma passion, je lui dois un peu cette étoile.” “À tous ceux qui dénigrent le Michelin, je dirais que cette institution centenaire est et restera le guide de référence de la gastronomie. On peut être un excellent cuisinier, mais on est dans le Michelin ou on ne l’est pas.”