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Quel est votre rôle auprès de Philippe Mille dans ce Bocuse d’or ?
« Le premier, ça a été de goûter, de trouver les garnitures avec lui, de l’aider dans ses choix à retrouver chaque garniture avec son goût particulier, que ça s’harmonise bien avec le plat de viande ou le plat de poisson. Mais c’est surtout soutenir la personne dans cette épreuve, qui est quand même lourde. L’aider dans ses choix, dans ses décors, dans tout ça. C’est l’encourager. Il faut savoir remonter le moral, donner confiance, les booster. Je crois que le rôle de coach, c’est déjà de ne pas douter".
Pendant les 5h30 du concours, vous allez être autorisé à leur donner des consignes. Comment l’appréhendez-vous ?
« Je pense que je vais oublier un peu le monde extérieur et vraiment faire corps avec Philippe. L’aider à ne pas oublier, par exemple, une sauce qui est en fin de cuisson, ou quelque chose qui est dans un four en train de cuire. Et je pense que pour tous les candidats avec leur coach, ils se sentent ainsi en sécurité".
Et vous avez fait appel à des gens discrets, qui sont venus goûter...
"Ce sont des gens de la profession ou des gens qui aiment bien manger, qui savent apprécier, et dire « hier, cette garniture, je trouvais que la cuisson était mieux, elle était mieux assaisonnée ». Et ça c’est important, parce que ça nous guide. On a un repère. On n’est pas tout seuls en fin de compte".
A quelques jours de l’entrée dans la grande salle du Bocuse d’or, comment va Philippe Mille et son commis ?
"Un peu comme tous les gens qui font des concours. Il y a quand même au fond de la personne une petite anxiété, et c’est normal. D’ailleurs, si on n'était pas anxieux, ça serait pas normal ! Mais ils s’y sont bien préparés. Moi je les sens bien !"
Et vous, vous vous sentez comment ? "Très bien".