En quinze ans, le Français Jean-Philippe Duhard est devenu un expert des vins de Porto. Pour partager son expérience, il a ouvert en 2000 un bar à... portos dans la ville du même nom. Il y propose une approche pédagogique lors de dégustations de différents millésimes. Il limite sa sélection de 200 portos aux petits producteurs, “ceux qui parlent de vins et non pas de chiffres”.
Avant son arrivée au Portugal pour représenter une société de vente par correspondance, Jean-Philippe Duhard ignorait tout de la vallée du Douro où naissent ces vins. “Je me suis pris au jeu de la découverte en visitant les caves. Une fois ma mission de trois ans achevée, j’ai décidé de rester ici et de ne vivre que pour le porto.”
Éduquer les cavistes français
“Je veux tuer l’image ‘apéritif de belle-mère’, pour défendre l’idée d’un vin capable d’accompagner tout un repas. Car, il n’y a pas un porto mais des portos. Pour qu’il soit bon, il faut la longueur en bouche du fruit, une pénétration de l’alcool maîtrisée”, souligne-t-il.
C’est dans son établissement, La Maison des Porto, que les sommeliers français s’entraînent avant le Master of Port. “Ils connaissent le porto. Ce sont les cavistes qu’il faut éduquer pour que les Français soient à même d’en découvrir toutes les facettes”, affirme-t-il.