Bonduelle, au coeur du programme-pilote de culture durable du Nord Picardie
mardi 31 août 2010 09:30
80 - Somme Le leader mondial du légume transformé est, aujourd'hui, un des principaux acteurs du programme-pilote de production intégrée de légumes en plein champ, lancé en région picarde.

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|  Lors de la campagne, les petits pois sont récoltés, triés et écossés par la machine. Ils sont immédiatement transférés ensuite jusqu'à l'usine de traitement. |
“L’ambition et les objectifs constants de Bonduelle sont de produire un légume sain, de qualité, sans défaut, accessible, non OGM et cultivé dans le respect de l’environnement” ont rappelé les dirigeants du groupe lors de la présentation, cet été, du programme-pilote de production intégrée de légumes de plein champ, porté par les Chambres d’agriculture de Picardie et mené avec les organisations de producteurs qui approvisionnent Estrées, la plus importante usine du leader mondial du légume transformé. Huit fermes-pilotes, réparties sur les trois départements picards, ont accepté de relever le défi. Dans la visée : la réduction ‘significative’ de l’usage des produits phytosanitaires utilisés pour la protection des légumes. Ainsi, depuis l’an dernier, celles-ci testent, grandeur nature et en conditions réelles, des méthodes alternatives de désherbage, notamment mécaniques par type de légumes. Des moyens qui pourraient, à terme, permettre de diminuer jusqu’à 50% l’apport d’intrants, estiment certains. Pour l’entreprise, il s’agit aussi de “préserver la production légumière régionale, de maintenir la productivité et la qualité tout en cultivant autrement. Se préparer aujourd’hui pour produire demain” résume Christophe Bonduelle, pdg du groupe Bonduelle. Les contraintes environnementales liées à la future réglementation européenne inquiètent. Des mesures doivent être prises en amont. “En pratiquant l’agriculture intégrée, mode de production basé sur une logique de prévention des risques d’accidents de culture par l’emploi prioritaire de méthodes agronomiques et l’utilisation de traitement en dernier recours, l’agriculteur deviendra davantage agronome” estime un responsable du service agronomique de Bonduelle. Outre l’introduction de méthodes innovantes dans la gestion des mauvaises herbes, des maladies de la plante et des insectes ravageurs, le dispositif a pour objectif la création d’une dynamique commune. L’un ne va pas sans l’autre aux yeux des responsables du groupe qui souhaitent que les résultats de ces travaux soient pérennes et partagés au-delà des frontières régionales. L’INRA participe aux recherches. Le programme a démarré l'an dernier et s'étend sur cinq ans.
100 000 hectares cultivés dans le monde
Les méthodes culturales ont toujours "occupé une place prépondérante" chez Bonduelle, qui travaille contractuellement avec les producteurs, qu'ils soient réunis en organisation ou coopérative. Une exception toutefois en Russie où Bonduelle cultive en direct. Aux côtés des producteurs, quelque 210 techniciens et ingénieurs agronomes et à toutes les étapes de la culture. C’est “l’entreprise qui choisit d’ailleurs les semences, les terroirs, les dates de semis et de récoltes. Le service agro de chaque site doit assurer une approvisionnement régulier et fluide de l’usine, conforme à ses programmes de fabrication, en respectant la qualité du légume ainsi que les différents cahiers des charges, le tout dans une cohérence économique” précise les responsables communication du groupe. Bonduelle représente aujourd’hui 100 000 hectares de culture dans le monde, dont, pour la France, 24 223 en Nord Picardie et 12 757 dans le Sud-ouest. En 1996, Bonduelle a souhaité établir une charte d'approvisionnement. Un principe toujours en vigueur et qui reflète l’esprit Bonduelle : le choix de la semence ou du plant privilégie, par exemple, la qualité gustative des légumes et exclue tout organisme génétiquement modifié. Le temps de traitement d’un légume après cueillette fait aussi partie des contingences. Les petits pois utilisés à Estrées le sont trois heures après récolte. Mâturité et fraîcheur.
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