Une étude menée par l'Observatoire départemental du tourisme révèle que 23 % des 126 hôteliers corréziens envisagent purement et simplement de fermer leur porte ou de vendre leur établissement d'ici à 2015, date de la mise en application de la loi sur l'accessibilité. Beaucoup d'entre eux estiment les travaux à mettre en oeuvre hors de leurs possibilités financières, notamment en regard de la conjoncture économique mais aussi en regard de l'amortissement de l'opération.
Pour le président de l'Umih 19, Michel Solignac, la situation de ses adhérents est préoccupante : "On nous demande des investissements trop lourds par rapport au prix de revient. (…) Nous allons aboutir à des fermetures d'hôtels, surtout en milieu rural. De plus, pour l'instant, aucun chiffre sur les montants des aides pouvant être accordées par l'État ou les collectivités n'a été donné."
Les dépenses sont effectivement lourdes : 150 000 € pour un ascenseur, 10 000 € pour l'aménagement d'une chambre, etc. Une réunion sur le sujet s'est tenue le 6 octobre dernier au conseil général de la Corrèze, à Tulle. Elle a confirmé l'ampleur du problème face aux réalités du terrain, rassemblant les professionnels et les organisations impliquées dans cette démarche. Elle a souligné l'évidente nécessité de rendre accessible la plupart des établissements aux personnes handicapées, mais qu'il faudra à très court terme s'intéresser aux moyens nécessaires à cette belle ambition.