Les hôtels haut de gamme ont été les grands bénéficiaires de cet été 2010 d’après les statistiques émises par le Ministère du tourisme, ayant largement profité du retour des étrangers. Les palaces ont enregistré des taux d’occupation record pendant l’été associés à des prix moyens chambres « frôlant les 1000 euros par jour pour certains.
L’activité soutenue des palaces parisiens pendant l’été se trouve doublement à l’ordre du jour. En effet, qui, parmi les nouveaux hôtels attendus dans la capitale - du Raffles Le Royal Monceau, qui ouvrira à la mi-octobre, ou le Shangri-La dont l’ouverture est prévu en décembre, en attendant les inaugurations successives en 2011 du Mandarin Oriental et du Peninsula en 2012 - intégrera le club très fermé des palaces parisiens ? Cette catégorie, en effet, ne figure pas dans la récente classification hôtelière qui n’inclut pour l’instant que la mention 5 étoiles (avec 93 établissements classés depuis un an). Dès la présentation des travaux autour de cette thématique, Hervé Novelli, secrétaire d’État au tourisme, avait fait allusion à une classe ‘premium’ pour les palaces, jusque-là restée lettre morte.
Certains critères admis par les professionnels, notamment financiers, permettent de justifier de la position de palace. Des recettes moyennes par chambre s’élevant au minimum à 800 € par jour (année 2008) en sont un des éléments. Le ratio personnel par nombre de chambres en est un autre. Mais rien qui ne puisse justifier une labellisation.
Afin d’y voir plus clair, ce dernier a confié à deux directeurs reconnus, François Delahaye, directeur du Plaza Athénée et président de la Dorchester Collection, ainsi que Pierre Ferchaud, ex-directeur du Bristol et nouveau directeur général du Fouquet’s Barrière, la mission de réfléchir à l’identité ‘palaces’ et de proposer des éléments concrets qui serviront à mettre en place un label palaces. Ceux-ci doivent remettre un rapport le 15 octobre prochain