Jones Lang LaSalle : les transactions hôtelières repartent en 2010
mercredi 11 août 2010 11:01
Le volume des transactions a déjà atteint 1,6 milliards d'euros dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique. Premier gagnant de cette ébauche de reprise : le Royaume-Uni.
L’année 2010 devrait voir le redémarrage des transactions hôtelières, d’après un rapport du cabinet de conseil en immobilier Jones Lang LaSalle, et ce, malgré un début d’année encore timide en la matière. En effet, le volume des transactions a déjà atteint 1,6 milliards d’euros au cours des six premiers mois, ce qui représente une augmentation de 6 % par rapport à l’année précédente. D’après Jones Lang LaSalle, le volume des transactions pourrait même doubler d’ici la fin de l’année.
En 2010, le Royaume-Uni devrait être le grand bénéficiaire de la reprise des investissements. Sur les six premiers mois, le pays a enregistré plus de 300 millions d’euros d’investissements, ce qui représente 19 % de parts de marché pour la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), à comparer aux 14 % de l’année 2009. La France, leader l’année précédente, n’est d’ailleurs pas très loin derrière (270 M €). 65 % des investissements ont été réalisés par des organismes financiers ou publics : investisseurs institutionnels, fonds d’investissements, fonds de capital-investissement. Par ailleurs les transactions restent locales : 47 % des montants investis l’ont été au cours d’opérations nationales.
Climat proche de 2002
Le Moyen-Orient semble repartir, avec une part de marché qui passe de 8 % en 2009 à 14 %. Pourtant, il n’attire pas encore les investisseurs asiatiques qui, en dépit de leur intérêt pour la région, réalisent de gros investissements à Londres et à Paris où ils recherchent des actifs à des prix bradés.
Interrogé dans la revue Hotels, Mark Wynne Smith, responsable de JLL pour la zone EMEA, en conclut que “la dynamique du marché a changé et les affaires mettent nettement plus de temps à se conclure qu’avant. Cependant, poursuit-il, on commence à voir des vendeurs se ranger au prix des acheteurs, étant donné le climat économique actuel.” “Les conditions du marché rappellent celles de l’année 2002. Au cours de la seconde moitié de l’année, les transactions avaient plus que doublé, ce que nous espérons également pour l’année 2010”, conclut Mark Wynne Smith.
www.joneslanglasalle.fr
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