“En tant que président, il faut avoir des objectifs et faire face aux réalités. Pour moi, le développement durable est une priorité”, explique Michel Chevignon, président du syndicat des hôteliers de Cannes, qui compte 140 adhérents. Sur le terrain, Angélique Caranta, étudiante du master ‘gestion de l’environnement et développement durable’, œuvre depuis près d’un an. Une enquête réalisée par courriel et axée autour de 7 thématiques lui a permis de faire un état des lieux et de choisir des partenaires pour aller plus loin dans la démarche. “Les professionnels sont un peu perdus. Le développement durable pour eux, c’est flou.”
Traitement des déchets
Afin de les aider à s’y retrouver, Angélique Caranta a créé un guide de gestion environnementale en collaboration avec la chambre de commerce, la mairie, l’Umih et d’autres partenaires. Le guide comprend 4 niveaux d’engagement, 10 critères par niveaux, qui permettent de se situer. “Le dernier niveau est basé sur les critères de Clef verte, label dont l’obtention est encouragée et facilitée financièrement par l’Umih”, poursuit-elle. Une deuxième enquête est lancée, cette fois sur la gestion des déchets chez les hôteliers cannois, accompagnée d’un pré-diagnostic pour 17 hôtels volontaires.
“Les nouvelles normes hôtelières ont des critères environnementaux obligatoires. Les hôteliers peuvent prendre de l’avance”, estime Angélique. Pour Michel Chevillon, “10 à 15 % [des adhérents] se sont montrés très intéressés. Au final on gagnera du temps quand la municipalité mettra en place le volet environnemental de sa charte de qualité ‘Only Cannes’”.